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Facebook : ménage de printemps ou chute d’un empire annoncée?
Bruno Caillé, le 30 mai 2008 à 4:45 dans Facebook, Média sociaux, OpenSocial, Programmation, Web 2.0Une bonne façon de mesurer la solidité d’une communauté, c’est en comptabilisant l’activité des gens qui y travaillent. Or Facebook serait en grave difficultée à ce chapitre.
Nombreux sont les gens qui développent des applications Facebook. Ces gens prendront tôt ou tard le chemin du forum des développeur de la dite plateforme. Ils échangeront, poseront des questions, aideront d’autres développeurs, lanceront des débats, communiqueront avec les gens de Facebook afin d’assurer la pérénité de la plateforme, son bon fonctionnement continu, etc… K3Média fait parti de ces développeurs. Or Jesse Farmer, un blogueur États-Uniens, à collecté les données provenant du forum de Facebook et a analysé son activité des derniers mois. Les résultats sont sans équivoques. La plateforme est délaissée par un grand nombre de créateurs. Un trop grand nombre? Le géant serait-il menacé?

Si les données sont très précise, l’analyse que l’on peut en tirer peut varier. Je crois que l’on peut dire sans se tromper qu’il s’agit d’un début de défection envers la plateforme. 27% des gens qui envoyaient au moins un article sur le forum par mois en début d’année en sont maintenant réduit au mutisme le plus complet. Facebook aurait-il perdu plus du quart de ses développeurs en quelques mois? Aurait-il aussi perdu plus de la moitié des interventions sur la plateforme?
Jesse Farmer amène une piste de solution en rappelant que Facebook a imposé une limite sur le nombre d’invitations pouvant être envoyées via votre application durant cette période. Cela serait devenu trop difficile d’avoir du succès sur Facebook avec ces nouvelles règles et les développeurs se seraient découragés.
J’apporterais la nuance suivante : oui, les limitations imposées par Facebook ont probablement abbaissé l’activité des développeurs, mais tel était l’objectif. Facebook désirait "nettoyer" sa plateforme d’applications qui forcaient l’envoi de 250 invitations avant d’avoir une simple réponse à un questionnaires… Ces développeurs vont évidemment abandonner la plateforme. Est-ce réellement une mauvaise chose? Je crois qu’il y a encore une place pour du bon développement sous Facebook. Ce que Jesse Farmer oublie de mentionner est que Facebook redéfini la limite d’invitations possibles pour chaque application sur une base régulière selon un algorithme complexe. Si le comportement de l’application est "propre", la limite montera en conséquence. Facebook pourra ainsi délimiter facilement les applications "sales" et les fermer au cas échéant. Tel est le prix à payer pour améliorer l’expérience client.
Je vais donc baser mon explication sur notre propre expérience. Facebook est une plateforme propriétaire nous offrant un canvas sur lequel travailler. Lorsque quelque chose cloche avec la plateforme (je n’ai pas a chercher très loin, il y a quelques semaines de cela, après une de leur mise à jour hebdomadaire), il faut répertorier le cas problématique sur leur Bugzilla, attendre que suffisamment de gens aient votés pour ce bogue afin que Facebook décide de s’en occuper.
Le fardeau de "prouver" qu’il y a un problème du côté de Facebook incombe donc au développeur. C’est à lui de "promulguer" le bogue qu’il vient de répertorier et de faire en sorte que le maximum de gens votent pour lui afin que Facebook daigne se salir les mains. Pendant ce va-et-vient électoral, vous aurez droit au fameux message d’erreur spécifiant que le développeur est en train de corriger un bogue quelconque avec son application. Alors que Facebook est la cause du disfonctionnement! Cela rajoute l’insulte à l’injure!
Les usagers n’ont donc plus accès à l’application, le client non plus et demandera a juste titre quand le tout redeviendra opérationnel et le développeur rage de se trouver dépendant d’une communauté si peu respectueuse de son travail. Voilà pour moi le cercle vicieux dans lequel Facebook s’est sciemment coincé.
Dans le cas cité plus haut, Facebook a pris 8 heures à corriger un problème qu’une de leur mise à jour de la veille avait créée… Je leur ai même offert mon aide à un certain point voyant que cela traînait en longueur et affectait terriblement le fonctionnement d’une de nos applications. Certains diront qu’ils ont reconnu et corrigé le problème. Vrai. Mais 8 heures de "downtime" est innacceptable venant d’une si grosse compagnie. Non contents de ne pas tester suffisamment leur mises à jour hebdomadaire, ils ajoutent au fardeau des développeurs en ayant une vitesse de réaction terriblement lente.
Tout n’est pas noir cependant et Facebook a fini par écouter ses développeurs en nous accordant une plateforme beta qui comprendra les derniers changements à la plateforme avant que ceux-ci ne soient publics. Ceci donnera au moins une chance aux développeurs de vérifier leur installation avant qu’un désastre ne survienne.
Toutefois, Facebook demeure une bête difficile a suivre et a prévoir. Par exemple, nous savons qu’une refonte en profondeur de vos pages de profils est en cours. Elle a été reportée a deux reprises, les changements que l’on nous décrit sont flous ou inconsistants a chaque envois, cette mise a jour ne figure toujours pas sur la beta de Facebook non plus, bref, il est très difficile pour une équipe de développeur d’être efficace dans de pareilles dispositions. Il a d’ailleurs fallu que la communauté de développeurs se mobilisent pour demander davantage de sérieux de la part de Facebook qui a fini par nous donner un accès a la version a venir de Facebook a des fins de tests. Guillaume Brunet a qui je mentionnais justement l’existence de cette
plateforme cette semaine livre ses commentaires sur la prochaine mouture de votre profil Facebook sur son blogue.
Facebook peine donc a demeurer un endroit plaisant où développer. Et personne n’aime se créer des problèmes. Surtout avec la montée de concurrents tels Hi5, OpenSocial et cie…
Car Facebook ajoute de nouvelles langues? Génial! Mais ils l’ont fait sans bien tester leur truc et les problèmes d’encodages pullulent sur la plateforme… Selon la langue de votre profil, leur FBML n’est quelque fois plus interpreté du tout ou le javascript nécessaire au visionnement de la page mal initialisé! Le réel problème de Facebook vient de son manque de rigueur et de son horrible lenteur à répondre. La machine est devenu un monstre, le monstre n’avance plus. Facebook détient l’avantage du nombre, mais technologiquement, son retard se fait de plus en plus sentir de jour en jour. Et le temps passe…
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Départ de Geoffroi Garon
Geoffroi Garon, le 29 mai 2008 à 10:44 dans Blogue, ÉvénementBonjour à tous,
Suite à une restructuration de poste à l’agence et, au même moment, à mon désir de poursuivre mon développement de carrière dans la communication d’entreprise et le développement organisationnel (Entreprise 2.0), je vous annonce que je ne suis plus membre de l’équipe de K3 media. J’ai grandement apprécié travailler en compagnie de Mathieu et Alain et aussi avec l’ensemble des membres de l’équipe de production. Beaucoup de talents et d’efficacité ! Nous séparons nos chemins sur une très bonne note avec un intérêt partagé de poursuivre notre collaboration à travers de possible mandats de consultation.
Ainsi, ceci est mon dernier billet sur le blogue de K3 Media.
À la prochain sur un autre canal Web!
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Conférence AMM-PCM : Facebook dans un contexte d’affaires
Geoffroi Garon, le 2 avril 2008 à 8:05 dans Commerce électronique, Communication, Facebook, Marketing Internet, Relations publiques, Stratégie, Technologie, Tendances, Web 2.0
L’Association de marketing de Montréal organise avec LesAffaires.com et HEC Montréal, cette conférence sur l’usage de Facebook dans un contexte d’affaire. C’est Guillaume Brunet (Transcontinental) et Guillaume Bouchard (NVI) qui font la présentation :
Guillaume Bouchard - Les groupes et pages Facebook
Groupes Facebook - pour tous et relations publiques
- Outils pour des discussions
- Thématiques très variées (Humour, Cause, social)
- Peu d’outils sociaux
- Pas de suivi statistiques
- Peu flexible
Comment promouvoir les groupes
- Utiliser les influenceurs de votre industrie
- évelopper autour d’une idée rassembleuse
- Engagez vos employés pour diffuser l’information
- Faire de la veille et être transparent
- Viraliser vos amis
- Être à l’écoute VS le contrôle
Pages (fans) Facebook - pour l’entreprise
- Personnalisation plus grande (applications)
- Plus d\’interaction avec les membres et effet de Buzz (mini-feed)
- Accès à des données statistiques
- Plus grande crédibilité aux yeux des utilisateurs
- Visibilité dans les moteurs de recherche (!)
- Sentiment d\’appartenance
- Achat de publicité vers la page
—
Guillaume Brunet - Les applications Facebook
Les applications étaient à la base créé par des individus (geeks), mais maintenant il est possible pour l\’entreprise de créer des applications lier à leur modèle d\’affaire.
Étude de cas : DuProprio.com
Objectifs : Appuyer le positionnement de leader innovant dans la vente de maison au Québec et générer du traffic sur le site Web.
Stratégies : Créer une affiche virtuelle, permettre de faire savoir à son réseau que nous vendons notre maison.
Résultat : Pour deux jours de travail,bon retour sur investissement
Étude de cas : Recettes.qc.ca
Objectifs : Générer de nouveaux revenus, Accroître le nombre de visiteur sur le site de www.recettes.qc.ca
Stratégies : Créer des titres de plongueur à grand chef pour ceux qui participent le plus.
Recettes du succès pour une applications Facebook
- Il n\’est pas trop tard pour créer un succès
- La clarté et la simplicité
- Sortez votre application le plus tôt possible
- Améliorez-le le plus souvent possible (rapidité et flexibilité)
- La coopération et le partage mène au succès (fan page)
- Copier les applications à succès dans d\’autres domaines
- Les mesures statistiques sont importantes
- Succès vient du cycle de chaos à ordre
- l\’influence de masse est importante à considérer
Publicités sociales sur Facebook
Publicité ciblée avec MSN Adcenter (bannières) avec des CPM de 1$. Les gens cliquent moins dans Facebook mais pas cher.
Facebook Ads - FLyers ou annonce sociale avec soit des CPM (affichage) ou CPC (résultats). Ciblages avancés, Taux de conversion plus efficace, intégration de contenu.
Des environnements commandités (ex. Apple 300,000$ pour 3 mois), très personnalisé, beaucoup de membre, design de la marque, et incluent de la promotion. Ici au Canada, la Banque TD là utilisé. Ils ont développé l\’application “Split it”. Depuis août 2007, 11,000 membres! Est utile pour parler au marché, de faire savoir que l\’entreprise est actives.
Enjeux légaux
3 avenues possibles :
- Droit sur la marque (protection de la confusion)
- Diffamation (atteinte à la réputation, responsabilité civile)
- Vie privé
Actuellement, les entreprises utilisent la peur…
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K3Média de retour de PHP Québec 2008
Bruno Caillé, le 19 mars 2008 à 11:25 dans Logiciel libre, Programmation, Service Web, Technologie, Web 2.0, ÉvénementTrois membres de l’équipe de développement de K3Média représentaient l’entreprise à la dernière conférence PHP Québec ayant eue lieu à Montréal. Jérôme Bascoul, Mathieu Ducharme et moi-même. Ce fut une belle réussite, l’événement faisant salle comble pour la première fois, ce qui démontre encore une fois l’implantation croissante de PHP dans la province.
Dans ce billet, je livrerai une petite synthèse de ma visite au Sofitel. Évidemment, sachez qu’il y a une énorme quantité d’information à notre disposition dans ce type d’événement. Chaque personne vient donc y chercher ce qui lui semble pertinent. En ce qui me concerne, je voulais rencontrer les vrais "pros". Ceux qui travaillent chez MySQL, qui ont les deux mains dans le noyau de PHP, qui produisent les innovations techniques nous permettant de demeurer créatifs et de livrer des applications de qualités. À ce chapitre, je n’ai pas été déçu.
Voici donc, chronologiquement, les détails :
JOUR 1 :
Performance-minded MySQL for PHP Developpers
Jay Pipes
Si la modélisation de base de données vous intéresse, sautez sur le dvd de cette conférence aussitôt qu’il sera disponible. Ou encore, cliquez ici pour en avoir un résumé de l’auteur. Jay Pipes travaille chez MySQL et il ne se contente pas de livrer les astuces éculées sur la bête. Il connaît visiblement le fonctionnement des différents engins (MyIsam, InnoDB…) et décrit en détail le fonctionnement interne d’une requête dans chaque cas. En plus de citer de multiples cas d’optimisation concrets de requêtes SQL ou de structure de données. Par exemple, les avantages à utiliser de multiples engins selon les tables et leur contenu, le partitionnement de données, la détection d’index inutiles, etc… Très intéressant et très pertinent.
Databases and SQL (un)patterns
Lukas Smith
Cela doit être difficile de voir la majorité de ses points se faire couvrir dans la présentation précédente. M. Smith s’est rapidement rendu compte que sa conférence était redondante avec la première et que plusieurs personnes assistaient aux deux, donc il a légèrement modifié sa présentation pour ajouter des éléments comparatifs entre MSQL, PostgreSQL et Oracle. Bien qu’intéressante, cette présentation n’avait pas la même profondeur que la première.
Rich desktop Applications
Raphaël Rougeron
Je ne savais que penser en lisant le résumé de ce séminaire car il semblait concerner des technologies propriétaires, mais il m’a grandement surpris. En fait, il s’agissait plutôt d’un comparatif entre Adobe Air et XulRunner. Clairement, le formateur penchait pour ce dernier, mais a joué le jeu de la description des deux, exemples à l’appui.
Bien que friand des solutions ouvertes, je dois avouer qu’Adobe air, était assez convaincant. Quelqu’un qui a des connaissances en HTML, Javascript, CSS, Actionscript peut recycler un projet, lui ajouter 2 lignes de codes et en faire une application desktop… impressionnant. L’intégration des différents outils d’Adobe n’est rien pour nuire.
XulRunner m’a semblé essouflé par rapport à la solution d’Adobe. Une syntaxe beaucoup plus aride (trop) pour le résultat escompté, lente à l’exécution, une pénétration du runtime très faible, bref alors qu’Adobe nous offre une solution clé en main, nous avons de l’autre côté une solution qui nous procurera de multiples migraines.
Maintenant XulRunner possède de belle qualités. En plus d’être une technologie ouverte, il y est plus simple de créer des composantes réutilisables (XBL) et de mieux moduler notre application. De plus, avec l’arrivée prochaine de Firefox 3.0, le runtime XulRunner sera inclu avec le fureteur. Ainsi, le tiers des internautes l’auront sur leur station et pourraient potentiellement installer des applications l’utilisant. Le rendu du Javascript sera aussi grandement accéléré donc le problème de vitesse devrait se résorber. Il y a donc un avenir pour cette technologie, qui sert déjà de base aux extensions de Firefox de toute manière.
Je crois que M. Rougeron frappe dans le mille en nous conseillant d’ailleurs de débuter par le développement d’une simple extension Firefox avant d’y aller avec la totale application si l’on veut suivre la voie Xul.
Une partie de cette conférence était consacré aux API REST et RESTFull. Très intéressant.
PECL : The PHP Language Workbench
Sebastian Bergmann
Quelquefois, un séminaire nous parle d’un truc et bien que nous savons que nous ne nous en servirons pas, cela nous fait aboutir sur d’autres choses. C’est un peu ce qui c’est passé avec celui-ci.
De toutes les extensions PECL que nous avons vues, je retiens parse_tree qui permet d’aller chercher toutes les informations possibles et inimaginables en format XML sur unr page PHP. Seulement, sans l’intervention d’un fichier XSLT, ces informations sont inutilisables pour un être humain normalement constitué!
Je trouvais l’idée d’aller chercher les informations sur les pages PHP géniale, mais l’utilisation de parse_tree me semble trop complexe pour le gain d’optimisation que nous pourrions en tirer. J’ai donc trouvé une extension PEAR PHP_CodeSniffer qui me permettra d’aller chercher les optimisations possibles aux pages PHP sur nos serveurs. Belle trouvaille.
Breaking the rules
Morgan Tocker
Je suis toujours impatient d’assister à un séminaire de quelqu’un de chez MySQL. Mais, je dois avouer que j’ai été déçu par celui-ci. Je m’attendais à des notions avançées de dénormalisations par un spécialiste, mais il ne s’agissait que de trucs génériques sur comment épargner son serveur mySQL. En résumé, la plupart des astuces pointaient vers un motto : “Enlever des trucs de votre MySQL, il roulera plus vite.” Ne pas utiliser de constraints, de checks, de foreign keys, épargne bien sûr du travail côté base de donnée, mais il en donnera davantage côté PHP… S’agit-il d’un gain réel tant au développement qu’à l’utilisation? Il n’avait aucun chiffre, benchmark test à l’appui. Bref, je ne suis pas convaincu.
JOUR 2
API Design in PHP
David Sklar
Passionnant, cette conférence. Le développement d’API fait appel à de nouvelles problématiques et cet architecte logiciel de chez Ning nous a livré de judicieuses astuces sur la maintenance de leur propre API.
Alors que dans le commun des développement, il est plus simple d’effacer que d’ajouter, la réalité s’inverse dans le développement d’API. Impossible de supprimmer une méthode sans subir des plaintes des usagers qui l’utilisent toujours. Si vous voulez déprécier un truc, vous le laisser actif combien de temps? Cela peut rapidement devenir un casse-tête.
La mentalité de Ning est de prévilégier l’expérience client au-dessus même du développement. Donc, si une façon de faire peut rendre un client plus heureux, malgré une perte d’optimisation, ce choix sera fait. L’idée est que l’usager ne devrait jamais être frustré par l’utilisation de l’API. Je crois qu’il s’agit d’une bonne ligne de conduite puisqu’un API pourrait être ultra-fonctionnel, mais très difficile à utiliser pour l’usager. Son succès en serait donc affecté davantage qu’avec un léger compromis sur les performances.
Aussi, les méthodes aux longues listes de paramètres sont proscrites car cela perd en clarté et en facilité de maintenance. L’utilisation d’un array est recommandée.
De plus, il est recommandé de débuter les noms de méthodes, de propriétés et de namespaces avec un préfixe identifiant clairement l’API (XN est celui de Ning). Ceci fait en sorte que les gens instinctivement n’altéreront pas ces items.
Comme Ning est un API RESTFull, il leur est facile d’inclure le numéro de la version de l’API demandée dans l’URL et de conserver plusieurs branches de l’API. Ainsi, les usagers utilisant des méthodes dépréciées pourront continuer d’utiliser la version voulue sans qu’elle ne soit "traînée" dans les branches futures.
Comme par exemple :
XN/ATOM/1.0/CONTENT…
Aussi, encore plus qu’ailleurs, l’importance est à la documentation détaillée de l’application. PHPDocumentor est une solution largement utilisée. Les tests unitaires sont aussi primordiaux dans ce type d’entreprise. Ning est récemment passé de Simpletest à PHPUnit pour les capacité accrues de ce dernier. Le fait de pouvoir automatiser des séquences de tests et de déclencher une notification à la moindre défaillance permet de déceler plus facilement une coquille qui s’est glissée dans quelque chose qui fonctionnait très bien autrefois, précisément le genre de bogue qui frustre les usagers d’un API. PHPUnit s’est d’ailleurs avéré être un outil fort prisé par plusieurs conférenciers.
Graph-Oriented Programming with PHP
Sebastian Bergmann
Ce séminaire présentait le "workflow engine" d’eZ Systems. Il s’agissait d’une présentation très "high level" et théorique sur le projet de thèse de doctorat de M. Bergmann. Je dois avouer que j’aimes voir des cas concrets et du code me démontrant les bénéfices d’une innovation. Je suis resté sur ma faim.
PHP and memcached – Giving your database server a break
Marc Wandschneider
La mise en cache… Le genre de truc que l’on connait tous sans jamais être parfaitement à l’aise avec tous les dillemmes que cela soulève. Cette formation réponds à plusieurs interrogations concernant une des façon les plus populaires d’accélérer l’accès à vos données, memcached.
À la base étonnemment simple, son concept est de réduire les allers-retours au disque dur, le maillon faible de la chaîne en terme de rapidité pour la lecture d’informations provenant de votre base de donnée. Memcached va utiliser votre mémoire vive qui est immensément plus rapide. Il s’agit tout simplement d’un gigantesque array contenant les informations que vous y déposez. Lors d’une requête, memcached va d’abord vérifier si votre valeur est dans l’array, sinon exécute la requête à la base. Tout simple.
Toutefois, memcached est bourré de trous. Par exemple, comme il ne s’agit que d’un giga-array, zéro sécurité. Aucune authentification possible. Ou si vous voulez barrer une entrée temporairement le temps qu’une transaction se termine, impossible de le faire via ce système. Faites très attention à ce que vous mettez dans votre cache.
L’autre faille est que pour être rapide, memcached doit être installé localement, grugeant des ressources précieuses de votre serveur. Bien sûr, il est paramétrable. Mais, pour être pleinement efficace, plusieurs serveurs doivent être greffé à votre memcached. Facebook a agi de la sorte. Ils ont des dizaines de serveurs dédiés à un memcached. Malheureusement, tous n’ont pas les moyens de Facebook.
Malgré tout, pour stocker de petites données bien choisies ne nécessitant pas de sécurité, memcached peut s’avérer un bon choix. À cela j’ajouterais toutefois le MySQL Query Cache. De cette manière, si jamais la donnée n’est pas trouvée dans l’array de memcached, un second niveau de caching se trouverait plus loin lors de la requête si cette entrée n’a pas subi de modification depuis.
Help! I found a bug in my code!
Derick Rethans
Toujours en version beta, xdebug est une extension PEAR permettant au développeur d’aller quérir davantage d’informations sur une erreur survenue en cours d’exécution ou encore d’optimiser son code.
Vous pouvez personaliser les indications d’erreurs fatales vous parvenant en paramétrant xdebug. Je vous invite à aller chercher le PDF de la conférence pour visualiser les différentes possibilités. Notez bien que le message d’erreur n’est pas nécessairement celui que vous auriez normalement, mais bien celui issu du compilateur PHP, souvent plus complet aux yeux du développeur.
Aussi, parmi les choses intéressantes, avec xdebug, vous serez en mesure d’identifier des écarts de temps, par exemple, combien de temps une fonction PHP a mis de temps à s’exécuter. Vous serez aussi en mesure de retracer les pointes de l’usage de la mémoire.
Comme je suis un visuel de nature, j’ai vraiment adoré l’idée d’activer le "profiling" et d’utiliser KCacheGrind pour visualiser les goulots d’étranglement de la page en un clin d’oeil. Idéal lorsqu’une page semble ramer sans raison.
Who am I? - The age of digital identity
Rob Richards
Ce spécialiste de la sécurité informatique, maniaque du respect de la vie privée sur le web a livré une conférence très intéressante sur OpenId versus les Information Cards (openinfocards pas celles de Microsoft!), Bien que l’on sentait son penchant pour l’une des deux solutions, il a livré une bonne description et une bonne analyse des deux plateforme. Je dois avouer que je ne connaissais aucune de ces technologies avant ce séminaire et j’en ai appris énormément. Bien qu’instructif, il reste encore beaucoup de travail pour que ce genre de techno devienne un standard sur le web. Premièrement, l’accessibilité de la chose. Ce n’est pas demain la veille que la personne plus ou moins “computer literate” va utiliser les information cards. Même le formateur s’y est repris à 5 fois pour que cela finisse par fonctionner! Bref, cela demeure pour l’instant une techno de “geeks”.
Côté sécurité aussi cela pose de nombreuse questions. OpenID est à mes yeux un danger public. Il faut vous procurer un ID auprès d’un fournisseur et vous authentifier chez lui à chacune de vos authentification, transaction sur le web… Je ne tiens pas à ce que Verisign ou quiconque possède de telles informations sur moi. Cela serait cent fois pires qu’un espiogiciels planté sur ma station. Et même si je fais confiance à Verisign, à qui sera-t-elle vendue dans le futur? Où irons mes infos? Un non-sens en terme de sécurité. OpenId a fait exactement ce contre quoi elle lutte. Bref, ils se sont plantés.
Concernant les information cards, cette techno a du potentiel si l’on peut traîner ses cartes avec soi, ce qui n’est pas encore le cas. Cela revient donc à dire que cette techno s’adresse pour le moment à ceux qui sauront héberger leurs identités chez eux afin d’en profiter partout. Un truc de “geeks” vous dis-je! Fort prometteur toutefois. Je retournerai voir où ils en sont l’an prochain.
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Salon des TIC 2008 à Québec
Geoffroi Garon, le 26 février 2008 à 9:25 dans Logiciel libre, Technologie, Économie Web, ÉvénementNous participons, Alain et moi, au Salon des TIC édition 2008 à Québec. Le thème de cette année est l’avenir des PME dans le secteur. Slogan : Allons-y pour des solutions d’affaires québécoises.
Nous avons déjà assisté à la conférence d’ouverture présentée par Patrice-Guy Martin, éditeur en chef du magazine Direction informatique. Sa question : « Y a-t-il un avenir pour l’industrie québécoise des TI » ?. Sa réponse : un oui mais avec quelques inquiétudes, surtout au niveau de la croissance de l’industrie et au niveaux de la relève des travailleurs dans le secteur. Par contre, il nous présente plusieurs tendances à suivre pour mieux performer. Les services Web (logiciel-service), le Web 2.0 et le communautarisme, plus de transparence, des courtiers en services Web.
D’ailleurs, M. Martin en a profité pour lancer son blogue attaché au site de Direction Informatique. Plus d’information sur sa conférence dans son blogue.
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Vidéo éducatif : L’histoire et le cycle de vie de nos produits de consommation
Geoffroi Garon, le 8 février 2008 à 1:59 dans Communication, Consommation, Intelligence économique, Stratégie, Tendances, Web social, e-Learning, Écologie, Économie WebCe vidéo, je l’avais vu auparavant, mais ce matin, j’ai rencontré Yves Lusignan, de Ciblexpert, un expert en prospectives et stratégies d’affaires. Je vous recommande de le voir en conférence, vraiment pertinent et concret. Voici un extrait de leur site qui présente bien la situation.
“Si certaines organisations se complaisent dans les références d’hier, d’autres tendent de se positionner et de construire en fonction de demain: où l’économie devra etre cohérente avec l’écologie (écohérente) et où seront mis de l’avant de nouveaux modèles d’affaires, des produits durables dans un contexte de valorisation des déchets et de décarbonisation de l’énergie.”
J’ai donc pensé à ce vidéo de Annie Leonard.
Story of Stuff est un excellent vidéo (20 minutes) qui présente les processus de création, de transformation et de rejet des produits que nous utilisons tous les jours. C’est une question d’actualité que de savoir quel est le cycle de vie des produits que nous créons. Dans une économie de consommation où les consommateurs travailleur deviennent des citoyens consomm’acteur, nous devons regarder vers le développement d’une économie durable. Ce vidéo est excellent pour comprendre et nous faire réfléchir à nos impacts sur les ressources naturelles de cette planète.
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Web 2.0 et Médias sociaux (social media) : deux concepts “buzz marketing” ayant des impacts technologiques, économiques et sociaux
Geoffroi Garon, le 31 janvier 2008 à 11:38 dans Blogue, Commerce électronique, Communauté virtuelle, Communication, Marketing Internet, Média, Média sociaux, Stratégie, Technologie, Tendances, Web 2.0, Web social, Économie WebCes deux concepts, que je considère des paradigmes, englobent une série de modèles et d’applications technologiques, économiques et sociaux dans une période de temps aux contours interconnectés et perméables.Le Web 2.0Le Web 2.0 est un concept phare de l’après éclatement de la bulle technologique de 2001. Sa période forte est de 2002 à 2009. Il a permis de créer un buzz, de redonner confiance aux investisseurs et de faire renaître une industrie du multimédia (1995-2001) sous une autre marque de commerce. Même objectif de développement d’affaires, mais transformation de points de vue et de pratiques.Web 2.0 et technologies
- Les logiciels libres grands publics ont persés le marché commercial (Firefox, Thunderbird)
- Généralisation de l’utilisation de CMS (content management system) utilisé pour la publication de contenu comme les blogues (Wordpress)
- Langages de programmation dynamique plus adaptées au Web (PHP, CSS, Ajax, RubyOnRail)
- Développement de la haute-vitesse (bande passante) permettant la vidéo et une expérience utilisateur améliorée.
- Le Peer-to-Peer (P2P) permettant de transférer des fichiers très lourd (musique, film)
- Syndication de contenu (RSS) et interopérabilité entre les plates-formes
- Etc.
Web 2.0 et modèles économiques
- Cluetrain manifesto (vision)
- Le Long Tail (Amazon, eBay)
- Des services Web (SaaS) à la tonne (Flickr, Youtube, MySpace, Facebook, etc.)
- De plus en plus de transaction en ligne (banque, voyage, livre)
- Etc.
Web 2.0 et pratiques sociales
- Explosion des blogues qui permet à tous de devenir producteur de contenu
- Indexation du contenu par les usagers (par mot-clé, tag)
- Création de nouveaux canaux d’information (Digg)
- Culture du commentaire et prise de position en croissance
- Usage d’outil de communication en temps réel de chat (Instant messaging) (GoogleTalk, MSN, Yahoo !)
- Etc.
Ainsi, je considère que le Web 2.0 regroupe l’ensemble des modèles et des applications technologiques, économiques et sociaux permettant de communiquer et de partager des contenus, des opinions, des nouvelles, des expériences et des perspectives.
Mais, avec le succès du buzz autour du Web 2.0, plusieurs tentent d’identifier et de prédire qu’elle sera le prochain buzz word. Selon moi et les dires de plusieurs dans la blogosphère, il est exclut de penser à Web 3.0 (trop facile), à Web sémantique (trop académique), à Web social (pas assez économique), à Web 3.d (trop orienté monde virtuel), à Web symbiotique (trop tôt). Il nous faut une appellation “contrôlée” (!) qui puisse plaire autant à ceux qui sont dans le Web depuis longtemps et à ceux qui y arrivent.D’ailleurs, qui n’a pas encore complètement endosser le Web comme façon de penser ?Et bien, selon moi, se sont les plus grands joueurs, soit les médias et les agences de publicité et les firmes de production. C’est pourquoi je crois que le concept de médias sociaux se démarque et deviendra le prochain buzz marketing en 2008.Médias sociauxLes médias sociaux (social media) est un concept qui représentera la 3e phase de développement du Web, soit de 2008 à 2012. Il permettra d’intégrer les gros joueurs et de finalement valider les profondent transformations qui sont survenues un peu partout dans l’économie et les pratiques sociales. C’est le parfait exemple d’un changement majeur généré par les utilisateurs (de type Bottom-up) et non plus seulement initié par les structures en place (de type Top-down). Voici quelques visions :Médias sociaux et technologies
- Mash-up (réel - mondes virtuels)
- Une mobilité avec des cellulaires performants
- Sécurité et tracabilité
- Interopérabilité massive (OpenSocial de Google)
- Le blogue (phare du Web 2.0) devient un outil parmi d’autres (microblogging)
Médias sociaux et modèles économiques
- Micro-marketing et segmentation hyperciblée
- Des modèles de communautés Web (ouverte et fermé)
- Intelligence économique (social media monitoring)
Médias sociaux et pratiques sociales
- Besoin d’exister (identité Web)
- Sentiment d’appartenance et d’influence
- Sentiment d’accomplissement
Ainsi, je considère que le concept Média social regroupent l’ensemble des modèles et des applications technologiques, économiques et sociaux permettant de mieux communiquer, de mieux partager des contenus, des opinions, des nouvelles, des expériences et des perspectives, mais surtout d’exister, d’influencer et d’accomplir des choses.
Finalement, avec un contexte économique interdépendants et complexe (risque de recession), des marchés boursiers nerveux, des économies émergentes (Chine, Inde, Brésil) qui s’exportent, le marché nord américain dans lequel nous vivons et travaillons à bien besoin d’un nouveau souffle porteur d’innovation. Je crois que les médias sociaux sont une réponse à cette préoccupation de regarder en avant avec confiance.n.b. Dans un souci de vulgarisation, vous comprendrez que je tourne les coins un peu ronds dans ma présentation de ces deux concepts représentants des périodes de changements importants.En terminant, selon vous, qu’est ce qui va marquer cette période des médias sociaux aux niveaux technolgoiques, économiques et sociaux ?
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Facebook, vers l’isolement technologique d’une communauté ?
Bruno Caillé, le 21 janvier 2008 à 9:12 dans Communauté virtuelle, Facebook, OpenSocial
Nous avons souvent fait mention sur cette tribune de l’éternel défi devant lequel se retrouvait Facebook, de par la nature de son service. Alors que les développeurs d’applications possèdent déjà une vaste expertise avec des outils sans cesse amélioré depuis des années ayant élevés les standards du web, Facebook oblige le développeur à suivre ses règles en développant dans son canevas sans faire usage de librairies externes.
Aussi, comme nous vous l’annoncions le 3 Janvier dernier, Facebook permettait l’inclusions de librairies Javascript si son standard FBJS était respecté. Ceci constituait une amélioration, certes, mais, comme nul ne peut se permettre de prendre le temps de "traduire" sa librairie préférée au standard FBJS afin de pouvoir livrer une application Facebook dans des délais raisonnables, une seule option subsiste : couper au plus simple. Voici précisément ce qui cause le fameux : "Cette application était une bonne idée à la base, mais elle semble manquer le petit quelque chose que je retrouve souvent ailleurs sur le web qui en ferait vraiment quelque chose d’intéressant.". Ce nivellement par le bas, Facebook l’a compris et nous offre désormais une piste de solution, non pas en ouvrant davantage sa plateforme, mais en créant lui-même ses propres librairies. De zéro.
Attardons-nous quelques instants sur cette réaction du géant du web social. Bien sûr, plusieurs de ses applications réussissent déjà fort bien a tirer leur épingle du jeu en ayant appris les exigeances de développement Facebookiennes et le fait d’accorder une nouvelle librairie permettant des effets d’animations ou des capacités Ajax aux développeurs ne fera qu’augmenter la qualité générale de la plateforme Facebook.
Par contre, en agissant de la sorte, Facebook s’asseoie sur son succès et impose son quasi monopole de communauté virtuelle. En cette ère de standardisation du web, Facebook fait présentement figure de joueur solo. De plus en plus, le web se forge une entité à la fois unique et globale et non plus un double standard comme par le passé. Internet Explorer 8 promet un support complet aux CSS de niveaux 3 et Microsoft subit présentement un recours provenant d’Opéra qui les obligerait pour la première fois à suivre les standards W3C. Suivre ces standards se résumerait à deux choses pour nous : faciliter le développement multi-plateforme et faciliter l’expérience des utilisateurs. Avec la montée du logiciel libre, de langages et d’outils "open source" qui démocratisent l’informatique et ont grandement contribués a augmenter les standards de qualités sur le web, le public s’est habitué à élever la barre un peu plus haute. Pendant qu’au Québec l’on sort des statistiques sur l’accessibilité des sites web aux personnes souffrant d’handicap visuel ou auditif, Facebook débute de rien une librairie de code effectuant des tâches que l’on retrouvait déjà ailleurs… gratuitement.
Ceci n’altère en rien les bons côtés de la plateforme. Cependant, il faut réaliser que Facebook à main mise sur absolument toute innovation pouvant être insérée dans une application. Bientôt, vous verrez des animations (autres que Flash) sur votre application préférée et vous saurez que c’est parce que la plateforme "le permet" désormais avec "son" code. Afin que ceci n’aie pas l’air trop "Big Brother", le code de Facebook a été créé de façon telle qu’il est également réutilisable hors-Facebook.
Il serait intéressant de voir ce que la plateforme deviendrait si le développement n’était pas freiné par Facebook même. L’on impose aux développeurs d’apprendre FBML au lieu d’HTML, FBJS au lieu de Javascript, FQL au lieu de SQL… et le code final est toujours "débarrassé" de tout élément que le canevas de Facebook ne serait pas en mesure de rendre. Bien que très utiles en ces années de succès et pas très compliqué pour le commun des mortels à acquérir, toutes ces connaissances ne sont utiles que dans le contexte de Facebook et ne sont pas transférables ailleurs pour le développeur. Facebook s’est isolé dans une architecture technologique qui le forcera à repenser son modèle à chaque fois qu’une nouveauté arrivera sur le web. Dès lors, ils devront réinventer la roue de zéro encore une fois et construire un module "permettant" aux développeurs de ce servir de cette nouvelle trouvaille dont tout le monde a un urgent besoin. Le danger est que le cycle de développement de ce module ou de cette nouvelle librairie sera beaucoup plus lent que quiconque voudra concurencer Facebook sur une base ouverte, OpenSocial ou autre. Il sera intéressant de voir ce que les gens vont privilégier. L’approche contrôlé où tout passe sous le bistouri de Facebook ou encore l’approche ouverte ou la courbe de développement technologique sera beaucoup plus prononcé.
Lorsque l’on y pense, Facebook vient d’annoncer la sortie d’une librairie de code FBJS permettant de faire des animations. Nouveau language calqué sur Javascript, nouvelle librairie. Scriptaculous y travaille depuis déjà depuis plus de 3 ans, une éternité en web. Yahoo! aussi possède de tels scripts de même que plusieurs autres. Et tous en Javascript. Tous fiables et stables. Est-ce que ce que Facebook nous annonçait aujourd’hui était digne d’une innovation technologique? Assurément pas.
Nouvelle librairie animations Facebook
http://developers.facebook.com/animation/
Scriptaculous
http://script.aculo.us/
FBJS
http://wiki.developers.facebook.com/index.php/FBJS
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Plusieurs changements en Beta pour Facebook
Bruno Caillé, le 3 janvier 2008 à 2:11 dans Facebook, OpenSocial, Web socialPlusieurs modifications en cours du côté de la plateforme Facebook en ce début d’année 2008. Il faut croire que le géant du web social n’a pas pris de vacances du temps des fêtes et nous arrive avec une suite de nouveautés qui sont très clairement destinées à faire contrepoids à OpenSocial.
Ces changements sont tous destinés à donner plus de latitude aux développeurs dans le canevas Facebook afin d’optimiser et de maximiser la qualité des applications.
La plus grande innovation réside certainement dans la gestion effectuée par Facebook de ses pages. Afin de se construire, chaque page d’une application passait obligatoirement le supplice de faire trois aller-retours entre votre poste de travail, la plateforme Facebook (la couche de donnée, l’API) et le serveur d’applications (qui construit l’FBML) avant de finalement s’imprimer sur votre écran. Fonctionel, mais laborieux. Et avec l’arrivée d’OpenSocial qui en un seul aller-retour peut effectuer le travail et ne vous limite pas à du FBML sur un canevas très strict, la compétition devenait inégale.
Facebook à donc sabré un aller-retour (requête # 4 et 5 sur Fig. 1) en créant des requêtes FQL préchargeables. Le développeur n’a qu’a les spécifier dans son code et les ajouter programmatiquement comme propriétés de son application. Lorsque la plateforme émettra une requête vers le serveur d’application (requête # 2 sur Fig. 1), elle contiendra déjà le résultat des requêtes FQL de l’application et le FBML sera prêt à être entièrement généré par le serveur d’application qui retournera la page à Facebook, puis à l’usager.
Fig 1.

Fig 2.

Dans la même veine, il sera désormais possible d’inclure des fichier Javascript (compatible au standard FBJS) et des feuilles de styles dans vos pages d’applications. De cette manière, il sera possible de stocker des parties du code dans la mémoire cache du fureteur et ainsi optimiser le rendu des pages. Ceci peut paraître une bien mince optimisation, mais du point de vue où Facebook traite et vérifie et “nettoie” tout le code qui entre dans ses canvas, répéter cette opération à chaque rendu de page devenait très fastidieux. Et de permettre l’usage de librairies javascript aux développeurs leur permettera de coder plus proprement et de manière plus efficace, comme sur toute autre plateforme. Cependant, Facebook repassera sur chaque balise écrite par le développeur et réécrira les balises à son goût… et ce à chaque rendu de page… On accorde donc davantage de liberté aux développeurs, mais en conservant le contrôle entier sur la plateforme et son fonctionnement, au prix de ralentir quelquefois l’ensemble de ce dernier.
En définitive, cette refonte majeure va substantiellement accélérer le visionnement de vos pages d’applications sur Facebook et va faire en sorte que l’écart avec OpenSocial se réduira au niveau de l’optimisation. Toutefois, comme OpenSocial n’a pas de rendu FBML à gérer et n’impose pas de canevas avec toutes les notions de “nettoyage” (vu comme un carcan par plusieurs), OpenSocial jouit probablement d’un avantage naturel sur les cycles de processeurs.
Sur une note plus mineure, Facebook autorise maintenant les témoins (cookies) sur ses applications. Ils seront stockés sur le serveur de Facebook, seront reliés à votre application et demeureront donc actifs peu importe le fureteur ou l’ordinateur utilisé. Rien de bien innovateur ici, mais le fait de pouvoir réaliser cette avancée dans le contexte du canvas très strict de Facebook est désormais intéressant et suscite la question suivante. “Devrions-nous nous réjouir devant l’opportunité que nous offre Facebook de maintenant créer des témoins ou encore nous demander pourquoi quelque chose d’aussi primaire en web ne figurait pas déjà sur cette plateforme?”.
Encore une fois, la faille de Facebook est son désir de tout garder homogène sur une seule et unique plateforme, un seul canevas : facebook.com. Créer un témoin est une chose très simple en web, mais lorsque l’on nous fait transiter par un canevas sur une plateforme distante (Facebook) pour en créer un, cela peut devenir très fastidieux et causer de sérieux maux de têtes aux gens de Facebook.
Aussi, autre frustration des développeurs Facebook, l’utilisation du Javascript a été quelque peu amélioré. Il est désormais possible d’effectuer des requêtes asynchrone (ajax) sans avoir à contourner le canvas dis-t-on ouvertement sur le site de Facebook… Encore une fois, les apparences jouent contre Facebook et ils semblent colmater des brèches et réinventer la roue pour des choses déjà existantes et simples. Faire une requête ajax ne demanderait pas tant de travail aux gens de Facebook s’ils permettaient l’usage de librairies telles Prototype ou Scriptaculous.
OpenSocial en est toujours à son API 0,6 et n’est pas encore considéré stable pour passer des applications en production, mais Facebook semble déjà pallier à ses principales lacunes en vue de conserver sa croissance actuelle. 2008 s’annonce passionnante! Bonne année à tous!
Facebook Beta :
http://www.beta.facebook.com/
Sources :
http://developers.facebook.com/news.php?blog=1&story=62
http://wiki.developers.facebook.com/index.php/Category:Beta_Feature
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Difficile fin d’année pour Facebook
Bruno Caillé, le 20 décembre 2007 à 5:12 dans Facebook, OpenSocial, Web social2007 à été une année fort profitable pour le géant du web social. D’abord détrôner MySpace, ensuite refuser une offre d’un milliard de Yahoo, conclure un marché avec Microsoft et une entente publicitaire pour l’international alors que sa valeur avoisine désormais les 15 milliards de dollards…
Toutefois, d’un point de vue de développeur, plusieurs changements pourraient s’amorcer en 2008. Bien que sa base d’utilisateur (59 millions à ce jour) en fasse un joueur dans une classe à part, Facebook a maintenant un concurent de taille en OpenSocial.
Il sera plus naturel au commun des développeur de développer dans les technologies web de leur choix sous OpenSocial que sous Facebook. Nul besoin d’apprendre un langage d’un tiers-parti, plus aucune limitations sur le Javascript pouvant être inséré dans les pages, etc… Il sera donc possible de développer une application OpenSocial en réutilisant des librairies de codes telles Prototype et Scriptaculous ou tout autre tant côté client que serveur.
En définitive, là où Facebook réinvente la roue et force le développeur à suivre ses règles (qui changent à un rythme régulier), OpenSocial est plus ouvert et laisse le développeur l’utiliser davantage comme un outil que comme une plateforme et une finalité en soi.
Donc comme le développeur aura moins les mains liées pour concevoir son interface, il est à prévoir que la qualité des applications OpenSocial surclassera rapidement celles des applications Facebook. Ajoutons à cela la portabilité des applications OpenSocial qui pourront être intégrées sur n’importe quel site, ceci est une plus-value que Facebook devra trouver un moyen de concurencer.
Le succès de Facebook repose sur le réseau social établi entre les gens et leurs connaissances, mais est entretenu en bonne partie par l’abondante quantité d’applications disponibles sur la plateforme, plus de 7000 en ce moment. Les gens pourraient être tentés par la facilité d’utilisation et les possibilités multiples d’OpenSocial pour leur besoin de développement. En tel cas une érosion de l’activité des usager serait très probable.
De plus, cette semaine Facebook raflait la troisième position du palmarès de PC World des 15 plus grandes déceptions techniques de l’année. Facebook Beacon et ses intrusions à la vie privée, dont nous avons traité dans un précédent billet, sont au banc des accusés.
Des centaines de milliers d’usagers n’ont pas prisé la tangente que Facebook a prise avec Beacon, son président a même dû sortir pour sauver les meubles avant que les milliers ne deviennent des millions. Le lien de confiance que Zuckerberg avait réussi a créer entre sa plateforme et ses usagers est désormais sérieusement entamé.
Aussi, dans les dernières semaines, des chaines de courriels ont fait la vie dure à Facebook en demandant aux gens de ne pas s’y inscrire et de ne pas y inscrire ses informations ou encore d’y placer ses photographies.
La riposte à toutes ces attaques est venue hier avec l’annonce que Facebook travaillait à faciliter l’ajustement de vos paramètres de vie privée concernant votre profil et vos photographies en passant par votre liste d’amis.
Vous aurez remarqué que toutes les mentions à OpenSocial sont faites au futur. La raison étant que l’API et les outils fournis par OpenSocial sont encore aux balbutiements et à ce jour trop instables pour espérer un développement dans des conditions de production. Facebook n’a donc pour l’instant rien à craindre.
PC World
http://www.pcworld.com/article/id,140583-page,4-c,techindustrytrends/article.html
Statistiques Facebook
http://www.facebook.com/press/info.php?statistics
Nouveautés Facebook
http://www.facebook.com/whatsnew.php
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