K3 Blogue 2.0 | Marketing Internet, E-Commerce, E-Communauté, Web 2.0
Webcom Montréal mai 2008 | L’Entreprise 2.0 : Ses origines, ses défis par Andrew McAfee
Geoffroi Garon, le 14 mai 2008 à 8:29 dans Communauté virtuelle, Communication, Entreprise 2.0, Marketing Internet, Stratégie, Technologie, Tendances, Travail collaboratif, Web 2.0, Web social, Économie Web, ÉvénementEn direct de la conférence internationale Webcom Montréal, Andrew McAfee du Harvard Business School présente une conférence sur l’Entreprise 2.0, soit l’utilisation des technologies du Web 2.0 par les entreprises pour l’atteinte d’objectifs d’affaires.
Compte-rendu en vrac :
Il y toujours des buzzwords, mais Web 2.0 est plus que ça !
Définition
- L’entreprise 2.0 est l’usage des logiciels sociaux émergents dans l’entreprise, entre les entreprises et leurs partenaires et leurs clients.
- Les technologies et les approches sont nouvelles
- Offre beaucoup d’amélioration au niveau de :
- Innovation
- Collaboration
- Partage des connaissances
- Intelligence collective
- Chercher et découvrir
Bénéfices potentiels de l’entreprise 2.0
- Vision du “Knowledge worker” sur les types de liens entre les gens. Il faut passer plus de temps avec les liens faibles et les liens potentiel. Il faut augmenter les environnements technologiques collaboratifs pour permettre de les atteindre.

Choix technologique
Liens forts : Wiki (écriture collaborative)
Liens faibles : Facebook (Plate-forme de réseau social)
Liens potentiels : Blogosphère (blogue)
Défis
L’adoption des nouvelles technologies !
Même si une technologie est révolutionnaire, son usage ne se généralise pas toujours facilement.
Comment faire bouger les entreprises vers les transformations culturelles :
Technique -> vers -> Organisationnel
———————————————
- Facile d’utilisation (courriel)
- Augmentation de structure imposée
- Rapport coûts/bénéfices
- Confort avec management horizontal
- Culture, normes et compétences
Conclusion
- L’entreprise 2.0 va augmenter les différences entre les entreprises (volonté de changer, effort sincère, capacité d’agir)
- Différences importantes (réponse rapide, capture et partage du savoirs, intelligence collective)
- Outils, approches et modèles d’affaires sont toujours en mouvement, beaucoup d’innovation sont à venir
- L’entreprise 2.0 sera le buzzword pour 3 à 5 ans !
— Mon commentaire —
En sommes une bonne conférence qui présente sommairement la situation de l’entreprise 2.0. Très orienté technologie…
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K3Média de retour de PHP Québec 2008
Bruno Caillé, le 19 mars 2008 à 11:25 dans Logiciel libre, Programmation, Service Web, Technologie, Web 2.0, ÉvénementTrois membres de l’équipe de développement de K3Média représentaient l’entreprise à la dernière conférence PHP Québec ayant eue lieu à Montréal. Jérôme Bascoul, Mathieu Ducharme et moi-même. Ce fut une belle réussite, l’événement faisant salle comble pour la première fois, ce qui démontre encore une fois l’implantation croissante de PHP dans la province.
Dans ce billet, je livrerai une petite synthèse de ma visite au Sofitel. Évidemment, sachez qu’il y a une énorme quantité d’information à notre disposition dans ce type d’événement. Chaque personne vient donc y chercher ce qui lui semble pertinent. En ce qui me concerne, je voulais rencontrer les vrais "pros". Ceux qui travaillent chez MySQL, qui ont les deux mains dans le noyau de PHP, qui produisent les innovations techniques nous permettant de demeurer créatifs et de livrer des applications de qualités. À ce chapitre, je n’ai pas été déçu.
Voici donc, chronologiquement, les détails :
JOUR 1 :
Performance-minded MySQL for PHP Developpers
Jay Pipes
Si la modélisation de base de données vous intéresse, sautez sur le dvd de cette conférence aussitôt qu’il sera disponible. Ou encore, cliquez ici pour en avoir un résumé de l’auteur. Jay Pipes travaille chez MySQL et il ne se contente pas de livrer les astuces éculées sur la bête. Il connaît visiblement le fonctionnement des différents engins (MyIsam, InnoDB…) et décrit en détail le fonctionnement interne d’une requête dans chaque cas. En plus de citer de multiples cas d’optimisation concrets de requêtes SQL ou de structure de données. Par exemple, les avantages à utiliser de multiples engins selon les tables et leur contenu, le partitionnement de données, la détection d’index inutiles, etc… Très intéressant et très pertinent.
Databases and SQL (un)patterns
Lukas Smith
Cela doit être difficile de voir la majorité de ses points se faire couvrir dans la présentation précédente. M. Smith s’est rapidement rendu compte que sa conférence était redondante avec la première et que plusieurs personnes assistaient aux deux, donc il a légèrement modifié sa présentation pour ajouter des éléments comparatifs entre MSQL, PostgreSQL et Oracle. Bien qu’intéressante, cette présentation n’avait pas la même profondeur que la première.
Rich desktop Applications
Raphaël Rougeron
Je ne savais que penser en lisant le résumé de ce séminaire car il semblait concerner des technologies propriétaires, mais il m’a grandement surpris. En fait, il s’agissait plutôt d’un comparatif entre Adobe Air et XulRunner. Clairement, le formateur penchait pour ce dernier, mais a joué le jeu de la description des deux, exemples à l’appui.
Bien que friand des solutions ouvertes, je dois avouer qu’Adobe air, était assez convaincant. Quelqu’un qui a des connaissances en HTML, Javascript, CSS, Actionscript peut recycler un projet, lui ajouter 2 lignes de codes et en faire une application desktop… impressionnant. L’intégration des différents outils d’Adobe n’est rien pour nuire.
XulRunner m’a semblé essouflé par rapport à la solution d’Adobe. Une syntaxe beaucoup plus aride (trop) pour le résultat escompté, lente à l’exécution, une pénétration du runtime très faible, bref alors qu’Adobe nous offre une solution clé en main, nous avons de l’autre côté une solution qui nous procurera de multiples migraines.
Maintenant XulRunner possède de belle qualités. En plus d’être une technologie ouverte, il y est plus simple de créer des composantes réutilisables (XBL) et de mieux moduler notre application. De plus, avec l’arrivée prochaine de Firefox 3.0, le runtime XulRunner sera inclu avec le fureteur. Ainsi, le tiers des internautes l’auront sur leur station et pourraient potentiellement installer des applications l’utilisant. Le rendu du Javascript sera aussi grandement accéléré donc le problème de vitesse devrait se résorber. Il y a donc un avenir pour cette technologie, qui sert déjà de base aux extensions de Firefox de toute manière.
Je crois que M. Rougeron frappe dans le mille en nous conseillant d’ailleurs de débuter par le développement d’une simple extension Firefox avant d’y aller avec la totale application si l’on veut suivre la voie Xul.
Une partie de cette conférence était consacré aux API REST et RESTFull. Très intéressant.
PECL : The PHP Language Workbench
Sebastian Bergmann
Quelquefois, un séminaire nous parle d’un truc et bien que nous savons que nous ne nous en servirons pas, cela nous fait aboutir sur d’autres choses. C’est un peu ce qui c’est passé avec celui-ci.
De toutes les extensions PECL que nous avons vues, je retiens parse_tree qui permet d’aller chercher toutes les informations possibles et inimaginables en format XML sur unr page PHP. Seulement, sans l’intervention d’un fichier XSLT, ces informations sont inutilisables pour un être humain normalement constitué!
Je trouvais l’idée d’aller chercher les informations sur les pages PHP géniale, mais l’utilisation de parse_tree me semble trop complexe pour le gain d’optimisation que nous pourrions en tirer. J’ai donc trouvé une extension PEAR PHP_CodeSniffer qui me permettra d’aller chercher les optimisations possibles aux pages PHP sur nos serveurs. Belle trouvaille.
Breaking the rules
Morgan Tocker
Je suis toujours impatient d’assister à un séminaire de quelqu’un de chez MySQL. Mais, je dois avouer que j’ai été déçu par celui-ci. Je m’attendais à des notions avançées de dénormalisations par un spécialiste, mais il ne s’agissait que de trucs génériques sur comment épargner son serveur mySQL. En résumé, la plupart des astuces pointaient vers un motto : “Enlever des trucs de votre MySQL, il roulera plus vite.” Ne pas utiliser de constraints, de checks, de foreign keys, épargne bien sûr du travail côté base de donnée, mais il en donnera davantage côté PHP… S’agit-il d’un gain réel tant au développement qu’à l’utilisation? Il n’avait aucun chiffre, benchmark test à l’appui. Bref, je ne suis pas convaincu.
JOUR 2
API Design in PHP
David Sklar
Passionnant, cette conférence. Le développement d’API fait appel à de nouvelles problématiques et cet architecte logiciel de chez Ning nous a livré de judicieuses astuces sur la maintenance de leur propre API.
Alors que dans le commun des développement, il est plus simple d’effacer que d’ajouter, la réalité s’inverse dans le développement d’API. Impossible de supprimmer une méthode sans subir des plaintes des usagers qui l’utilisent toujours. Si vous voulez déprécier un truc, vous le laisser actif combien de temps? Cela peut rapidement devenir un casse-tête.
La mentalité de Ning est de prévilégier l’expérience client au-dessus même du développement. Donc, si une façon de faire peut rendre un client plus heureux, malgré une perte d’optimisation, ce choix sera fait. L’idée est que l’usager ne devrait jamais être frustré par l’utilisation de l’API. Je crois qu’il s’agit d’une bonne ligne de conduite puisqu’un API pourrait être ultra-fonctionnel, mais très difficile à utiliser pour l’usager. Son succès en serait donc affecté davantage qu’avec un léger compromis sur les performances.
Aussi, les méthodes aux longues listes de paramètres sont proscrites car cela perd en clarté et en facilité de maintenance. L’utilisation d’un array est recommandée.
De plus, il est recommandé de débuter les noms de méthodes, de propriétés et de namespaces avec un préfixe identifiant clairement l’API (XN est celui de Ning). Ceci fait en sorte que les gens instinctivement n’altéreront pas ces items.
Comme Ning est un API RESTFull, il leur est facile d’inclure le numéro de la version de l’API demandée dans l’URL et de conserver plusieurs branches de l’API. Ainsi, les usagers utilisant des méthodes dépréciées pourront continuer d’utiliser la version voulue sans qu’elle ne soit "traînée" dans les branches futures.
Comme par exemple :
XN/ATOM/1.0/CONTENT…
Aussi, encore plus qu’ailleurs, l’importance est à la documentation détaillée de l’application. PHPDocumentor est une solution largement utilisée. Les tests unitaires sont aussi primordiaux dans ce type d’entreprise. Ning est récemment passé de Simpletest à PHPUnit pour les capacité accrues de ce dernier. Le fait de pouvoir automatiser des séquences de tests et de déclencher une notification à la moindre défaillance permet de déceler plus facilement une coquille qui s’est glissée dans quelque chose qui fonctionnait très bien autrefois, précisément le genre de bogue qui frustre les usagers d’un API. PHPUnit s’est d’ailleurs avéré être un outil fort prisé par plusieurs conférenciers.
Graph-Oriented Programming with PHP
Sebastian Bergmann
Ce séminaire présentait le "workflow engine" d’eZ Systems. Il s’agissait d’une présentation très "high level" et théorique sur le projet de thèse de doctorat de M. Bergmann. Je dois avouer que j’aimes voir des cas concrets et du code me démontrant les bénéfices d’une innovation. Je suis resté sur ma faim.
PHP and memcached – Giving your database server a break
Marc Wandschneider
La mise en cache… Le genre de truc que l’on connait tous sans jamais être parfaitement à l’aise avec tous les dillemmes que cela soulève. Cette formation réponds à plusieurs interrogations concernant une des façon les plus populaires d’accélérer l’accès à vos données, memcached.
À la base étonnemment simple, son concept est de réduire les allers-retours au disque dur, le maillon faible de la chaîne en terme de rapidité pour la lecture d’informations provenant de votre base de donnée. Memcached va utiliser votre mémoire vive qui est immensément plus rapide. Il s’agit tout simplement d’un gigantesque array contenant les informations que vous y déposez. Lors d’une requête, memcached va d’abord vérifier si votre valeur est dans l’array, sinon exécute la requête à la base. Tout simple.
Toutefois, memcached est bourré de trous. Par exemple, comme il ne s’agit que d’un giga-array, zéro sécurité. Aucune authentification possible. Ou si vous voulez barrer une entrée temporairement le temps qu’une transaction se termine, impossible de le faire via ce système. Faites très attention à ce que vous mettez dans votre cache.
L’autre faille est que pour être rapide, memcached doit être installé localement, grugeant des ressources précieuses de votre serveur. Bien sûr, il est paramétrable. Mais, pour être pleinement efficace, plusieurs serveurs doivent être greffé à votre memcached. Facebook a agi de la sorte. Ils ont des dizaines de serveurs dédiés à un memcached. Malheureusement, tous n’ont pas les moyens de Facebook.
Malgré tout, pour stocker de petites données bien choisies ne nécessitant pas de sécurité, memcached peut s’avérer un bon choix. À cela j’ajouterais toutefois le MySQL Query Cache. De cette manière, si jamais la donnée n’est pas trouvée dans l’array de memcached, un second niveau de caching se trouverait plus loin lors de la requête si cette entrée n’a pas subi de modification depuis.
Help! I found a bug in my code!
Derick Rethans
Toujours en version beta, xdebug est une extension PEAR permettant au développeur d’aller quérir davantage d’informations sur une erreur survenue en cours d’exécution ou encore d’optimiser son code.
Vous pouvez personaliser les indications d’erreurs fatales vous parvenant en paramétrant xdebug. Je vous invite à aller chercher le PDF de la conférence pour visualiser les différentes possibilités. Notez bien que le message d’erreur n’est pas nécessairement celui que vous auriez normalement, mais bien celui issu du compilateur PHP, souvent plus complet aux yeux du développeur.
Aussi, parmi les choses intéressantes, avec xdebug, vous serez en mesure d’identifier des écarts de temps, par exemple, combien de temps une fonction PHP a mis de temps à s’exécuter. Vous serez aussi en mesure de retracer les pointes de l’usage de la mémoire.
Comme je suis un visuel de nature, j’ai vraiment adoré l’idée d’activer le "profiling" et d’utiliser KCacheGrind pour visualiser les goulots d’étranglement de la page en un clin d’oeil. Idéal lorsqu’une page semble ramer sans raison.
Who am I? - The age of digital identity
Rob Richards
Ce spécialiste de la sécurité informatique, maniaque du respect de la vie privée sur le web a livré une conférence très intéressante sur OpenId versus les Information Cards (openinfocards pas celles de Microsoft!), Bien que l’on sentait son penchant pour l’une des deux solutions, il a livré une bonne description et une bonne analyse des deux plateforme. Je dois avouer que je ne connaissais aucune de ces technologies avant ce séminaire et j’en ai appris énormément. Bien qu’instructif, il reste encore beaucoup de travail pour que ce genre de techno devienne un standard sur le web. Premièrement, l’accessibilité de la chose. Ce n’est pas demain la veille que la personne plus ou moins “computer literate” va utiliser les information cards. Même le formateur s’y est repris à 5 fois pour que cela finisse par fonctionner! Bref, cela demeure pour l’instant une techno de “geeks”.
Côté sécurité aussi cela pose de nombreuse questions. OpenID est à mes yeux un danger public. Il faut vous procurer un ID auprès d’un fournisseur et vous authentifier chez lui à chacune de vos authentification, transaction sur le web… Je ne tiens pas à ce que Verisign ou quiconque possède de telles informations sur moi. Cela serait cent fois pires qu’un espiogiciels planté sur ma station. Et même si je fais confiance à Verisign, à qui sera-t-elle vendue dans le futur? Où irons mes infos? Un non-sens en terme de sécurité. OpenId a fait exactement ce contre quoi elle lutte. Bref, ils se sont plantés.
Concernant les information cards, cette techno a du potentiel si l’on peut traîner ses cartes avec soi, ce qui n’est pas encore le cas. Cela revient donc à dire que cette techno s’adresse pour le moment à ceux qui sauront héberger leurs identités chez eux afin d’en profiter partout. Un truc de “geeks” vous dis-je! Fort prometteur toutefois. Je retournerai voir où ils en sont l’an prochain.
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Vidéo éducatif : L’histoire et le cycle de vie de nos produits de consommation
Geoffroi Garon, le 8 février 2008 à 1:59 dans Communication, Consommation, Intelligence économique, Stratégie, Tendances, Web social, e-Learning, Écologie, Économie WebCe vidéo, je l’avais vu auparavant, mais ce matin, j’ai rencontré Yves Lusignan, de Ciblexpert, un expert en prospectives et stratégies d’affaires. Je vous recommande de le voir en conférence, vraiment pertinent et concret. Voici un extrait de leur site qui présente bien la situation.
“Si certaines organisations se complaisent dans les références d’hier, d’autres tendent de se positionner et de construire en fonction de demain: où l’économie devra etre cohérente avec l’écologie (écohérente) et où seront mis de l’avant de nouveaux modèles d’affaires, des produits durables dans un contexte de valorisation des déchets et de décarbonisation de l’énergie.”
J’ai donc pensé à ce vidéo de Annie Leonard.
Story of Stuff est un excellent vidéo (20 minutes) qui présente les processus de création, de transformation et de rejet des produits que nous utilisons tous les jours. C’est une question d’actualité que de savoir quel est le cycle de vie des produits que nous créons. Dans une économie de consommation où les consommateurs travailleur deviennent des citoyens consomm’acteur, nous devons regarder vers le développement d’une économie durable. Ce vidéo est excellent pour comprendre et nous faire réfléchir à nos impacts sur les ressources naturelles de cette planète.
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Entreprise et médias sociaux : Comment votre organisation doit s’adapter à l’interne pour les utiliser efficacement
Geoffroi Garon, le 6 février 2008 à 6:25 dans Blogue, Communauté virtuelle, Communication, Marketing Internet, Média sociaux, Relations publiques, Stratégie, Technologie, Tendances, Travail collaboratif, Web 2.0, Web social, Économie WebAvec la montée des médias sociaux (2008-2012) comme suite logique à la période du Web 2.0 (2001-2009), les entreprises doivent relever de grands défis, autant dans leur volonté stratégique et culturelle que dans leurs structures internes et leurs modèles de gestion et de management. Les trois secteurs à considérer en priorité pour réussir votre entrez dans cet univers du Web participatif sont les ressources humaines, les technologies et les processus internes.
1. Ressources humaines
Rôles à l’interne pour utiliser les médias sociaux et y participer
Pour être en mesure d’utiliser adéquatement la puissance des médias sociaux, vous devez adapter votre entreprise et prioriser vos efforts dans l’identification de vos ressources humaines clés. Avec les médias sociaux, comme nouveau canal de communication et de conversation, de nouveaux rôles émergents et d’autres s’adaptent.
Nouveau rôles : Animateurs Web
L’animation est l’un des nouveaux métiers du Web qui se caractérise par plusieurs compétences à développer et à maitriser. Un seul individu peut jouer ces rôles, mais dans un premier temps, il est plus plausible de partager les tâches entre quelques individus.
1. Contenu : Animateur-contenu
Les rôles de l’animateur de contenu est de constament effectuer de la veille, de découvrir des connaissances, de les synthétiser et de les transférer adéquatement dans les médias sociaux.
2. Mobilisation : Animateur-facilitateur
Le facilitateur est responsable de créer un réseau de membres, de fidéliser leur participation, de les encourager à s’exprimer en amorcant des discussions et à mobiliser les influenceurs.
3. Gestion : Animateur-administrateur
Le gestionnaire s’occupe de coordonner l’équipe stratégie médias sociaux, s’assure de l’atteinte des objectifs, fait le pont avec la haute-direction et maintien la visibilité du groupe auprès de l’organisation.
Aujourd’hui, vous possédez déjà plusieurs ressources à l’interne qui peuvent être intégrées à titre de support aux animateurs Web dans vos stratégies d’utilisation des médias sociaux. Ils ont souvent seulement besoin de suivre quelques courtes formations pour être efficaces avec les nouvelles pratiques Web de leurs champs d’expertises respectifs.
Support
4. Système : Programmeur
Le « tech» est responsable de veiller à la sécurité des systèmes de publication, d’améliorer et de configurer les outils de collaboration et de former les membres à l’utilisation de la technologie.
5. Design : Infographe
Le « designer » crée les éléments graphiques des différentes interfaces utilisées par le groupe et l’entreprise, il participe au design des kits médias et à l’intégration d’éléments visuels dans les contenus.
Promotion
6. Relationniste
Les professionnels des relations publiques sont en charge de développer des stratégies de communication pour représenter la vision de l’entreprise, son identité et ses valeurs dans les médias sociaux. Ils sont les mieux placés pour créer le discours et entrer en dialogue avec les internautes.
7. Marketer
Les professionnels du marketing sont en charge de mettre en pratique des stratégies de diffusion, de mise en marché pour augmenter l’auditoire et le trafic vers vos systèmes de publication.
Les deux professions sont complémentaires, quoi qu’en disent les départements ! La synergie est essentielle pour avoir du succès dans les médias sociaux.
2. Technologies
Systèmes de publication pour interagir et héberger les conversations
Pour être mesure de profiter pleinement de vos efforts dans les médias sociaux, vous vous devez d’avoir vos propres espaces et outils technologiques pour vous exprimer et amener les autres à y venir pour interagir avec vous. Vous ne voulez pas perdre du temps à leur répondre ! Et bien ils vont très certainement émettrent des commentaires sur vous et vos produits ailleurs. Alors, ayez un poid dans la balance des médias sociaux avec vos propres systèmes de publication et héberger les conversations. Laisser vos fans réagir auprès de vos détracteurs ! Utiliser vos espaces de publication pour ensuite appliquer des stratégies de relations publiques et de marketing dans les médias sociaux.
1. Site Web corporatif (infolettre)
La très grande majorité des entreprises ont un site Web corporatif qui joue essentiellement les rôles d’informer les gens et de faire la promotion de vos produits et services. Vous pouvez rapidement créer un lien avec vos clients et fans actuels en offrant des contenus à valeur ajoutée par une stratégie de publication d’infolettre (newsletter). Il suffit de permettre au gens, à travers un formulaire simple ou complet, de s’inscrire et de recevoir une infolettre spécialisée selon leurs intérêts.
2. Blogue d’entreprise
Le blogue d’entreprise (ou corporatif) est un système de publication qui vous permet de vous faire connaître et d’établir votre crédibilité dans un domaine en particulier. Il peut être écrit par une ou plusieurs personnes et vous permet de faire du référencement naturel dans les moteurs de recherche. Il vous permet aussi de faire de la veille stratégique en allant lire ce qui se dit dans la blogosphère (l’univers des blogues) et ainsi être à l’affût des innovations et des tendances de votre marché. Bien entendu, les internautes peuvent laisser des commentaires et interagir avec les auteurs du blogue. Par contre, vous êtes les initiateurs des articles (billets) et vous pouvez modérer les commentaires.
3. Salle de presse virtuelle
La « salle de presse virtuelle » est un système de publication qui devient le canal de communication Web de l’entreprise. Vous aurez ainsi la latitude de créer des campagnes, de les documenter, de les animer, de les faire se promener dans les médias sociaux, de les faire connaître des journalistes, etc. Mais le plus important, c’est que vous prenez possession de vos moyens pour faire connaître votre entreprise. Vous offrez aux journalistes, aux blogueurs et autres influenceurs de l’information pertinante, de qualité avec tous les éléments nécessaires pour les satisfaires dans leur propre communication (images, vidéo, liens, citations, etc.). Cette automatisation de ressources et de suivi de campagne permet aussi de garder une mémoire (archives) de vos démarches puisque les moteurs de recherche (Google) vont continuer à les référencer. Ainsi, par exemple, un journaliste pourra faire un meilleur article en ayant plus d’informations « vivante » de votre entreprise.
4. Communauté Web
Le système de publication « communauté » est un environnement que vous créer et animer pour atteindre vos publics cibles et générer du trafic sur votre site Web. Avec une stratégie communautaire, vous pouvez positionner votre entreprise dans un secteur d’intérêt en créant un lieu Web d’intérêt sur vos propres produits et services ou sur uen thématique plus générale (ex. sur le monde canin). Vous offrez aux membres de créer leur profil, de se connecter avec les autres, de déposer des contenus multimédias, d’écrire sur leur blogue, etc. Ce type de communauté est parfait pour accompagner un produit, une marque, un thème ou un groupe d’intérêt. À mi-chemin entre les plates-formes populaires comme Facebook, MySpace et Youtube, il est possible d’implanter plusieurs fonctions (modules) qui permettront les interactions et les transactions à l’intérieur du système.
5. Kit médias sociaux (image, vidéo)
Le « dossier de presse » traditionnel est en mutation. Vous devez créer de plus en plus des kits média qui sont de bonne qualité ayant des options plus multimédia et interactive. Pour ce faire, vous vous devez d’avoir des outils de captures (appareil photo, caméra vidéo, micro) et créer des contenus pertinants pour vos campagnes dans les médias sociaux. Il est aussi possible de faire affaire avec des professionnelles de la production vidéo Web.
6. Outils statistiques (Google Analytics)
Il est essentiel, dans toutes stratégies d’utilisation des médias sociaux, de capter et d’analyser plusieurs type de statistiques (visiteur, fréquentation, mots-clés, liens, etc.) Il existe plusieurs services Web et technologie pour effectuer de la surveillance, mais le service Google Analytics est très bon, sans frais et créer des rapports très bien fait.
3. Processus internes
Établir des protocoles internes concertés pour diffuser, participer et suivre sa marque ou une campagne dans les médias sociaux.
Pour que vos chances de succès dans les médias sociaux soit bonnes, vous vous devez de transformer certaines de vos façons de faire.
1. Stratégies communes (comité mix avec la haute-direction)
Il est important de créer un comité mix composés de représentant de plusieurs départements jouant plusieurs rôles. Il est primordial qu’un représentant de la haute-direction soit intégré au comité pour s’assurer de donner la vision aux stratégies dans les médias sociaux. La synergie permet de créer un engagement de tous et chacun et
2. Procédures de diffusion Web (social media press release)
Il est nécessaire de développer une stratégie de communication Web. Vous pouvez par exemple lors de vos conférences de presse, faire une captation audio-vidéo et la rendre disponible sur votre système de publication. Il existe des services de relations de presse médias sociaux. Ce sont des micro-sites (une page) qui vous permet de diffuser des contenus. Par exemple, l’agence Marketwire, a lancé cette semaine sa nouvelle version de service de relation de presse social media 2.0.
3. Surveillance (monitoring et analyse)
Vous devez développer des procédures de veille stratégique pour chacune des interventions dans les médias sociaux. Grâce aux outils techniques de statistiques, il est possible d’implanter de méthodologie d’intelligence d’affaire et de suivre les mots-clés de vos campagnes dans les médias sociaux. Par exemple, de savoir combien de blogueurs ont cité votre campagne, qui sont les plus influenceurs, quels sont leurs points de vue.
4. Formation continue et coaching Web
Vous devez garder vos ressources à l’affût des nouvelles tendances par de la formation spécialisée, des rencontres de coaching avec des experts Internet et surtout permettre à vos employés de rayonner. Ils agiront comme des ambassadeurs.
Ainsi, avec des resources humaines mobilisées, des systèmes de publications optimisés et des stratégies connus de tous, vous aller pouvoir entrer dans la danse des médias sociaux. Il reste beaucoup d’autres éléments à adapter, mais l’essentiel est de commencer. Suivez nous.
[première publication sur le blogue biotope 2.0]
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Web 2.0 et Médias sociaux (social media) : deux concepts “buzz marketing” ayant des impacts technologiques, économiques et sociaux
Geoffroi Garon, le 31 janvier 2008 à 11:38 dans Blogue, Commerce électronique, Communauté virtuelle, Communication, Marketing Internet, Média, Média sociaux, Stratégie, Technologie, Tendances, Web 2.0, Web social, Économie WebCes deux concepts, que je considère des paradigmes, englobent une série de modèles et d’applications technologiques, économiques et sociaux dans une période de temps aux contours interconnectés et perméables.Le Web 2.0Le Web 2.0 est un concept phare de l’après éclatement de la bulle technologique de 2001. Sa période forte est de 2002 à 2009. Il a permis de créer un buzz, de redonner confiance aux investisseurs et de faire renaître une industrie du multimédia (1995-2001) sous une autre marque de commerce. Même objectif de développement d’affaires, mais transformation de points de vue et de pratiques.Web 2.0 et technologies
- Les logiciels libres grands publics ont persés le marché commercial (Firefox, Thunderbird)
- Généralisation de l’utilisation de CMS (content management system) utilisé pour la publication de contenu comme les blogues (Wordpress)
- Langages de programmation dynamique plus adaptées au Web (PHP, CSS, Ajax, RubyOnRail)
- Développement de la haute-vitesse (bande passante) permettant la vidéo et une expérience utilisateur améliorée.
- Le Peer-to-Peer (P2P) permettant de transférer des fichiers très lourd (musique, film)
- Syndication de contenu (RSS) et interopérabilité entre les plates-formes
- Etc.
Web 2.0 et modèles économiques
- Cluetrain manifesto (vision)
- Le Long Tail (Amazon, eBay)
- Des services Web (SaaS) à la tonne (Flickr, Youtube, MySpace, Facebook, etc.)
- De plus en plus de transaction en ligne (banque, voyage, livre)
- Etc.
Web 2.0 et pratiques sociales
- Explosion des blogues qui permet à tous de devenir producteur de contenu
- Indexation du contenu par les usagers (par mot-clé, tag)
- Création de nouveaux canaux d’information (Digg)
- Culture du commentaire et prise de position en croissance
- Usage d’outil de communication en temps réel de chat (Instant messaging) (GoogleTalk, MSN, Yahoo !)
- Etc.
Ainsi, je considère que le Web 2.0 regroupe l’ensemble des modèles et des applications technologiques, économiques et sociaux permettant de communiquer et de partager des contenus, des opinions, des nouvelles, des expériences et des perspectives.
Mais, avec le succès du buzz autour du Web 2.0, plusieurs tentent d’identifier et de prédire qu’elle sera le prochain buzz word. Selon moi et les dires de plusieurs dans la blogosphère, il est exclut de penser à Web 3.0 (trop facile), à Web sémantique (trop académique), à Web social (pas assez économique), à Web 3.d (trop orienté monde virtuel), à Web symbiotique (trop tôt). Il nous faut une appellation “contrôlée” (!) qui puisse plaire autant à ceux qui sont dans le Web depuis longtemps et à ceux qui y arrivent.D’ailleurs, qui n’a pas encore complètement endosser le Web comme façon de penser ?Et bien, selon moi, se sont les plus grands joueurs, soit les médias et les agences de publicité et les firmes de production. C’est pourquoi je crois que le concept de médias sociaux se démarque et deviendra le prochain buzz marketing en 2008.Médias sociauxLes médias sociaux (social media) est un concept qui représentera la 3e phase de développement du Web, soit de 2008 à 2012. Il permettra d’intégrer les gros joueurs et de finalement valider les profondent transformations qui sont survenues un peu partout dans l’économie et les pratiques sociales. C’est le parfait exemple d’un changement majeur généré par les utilisateurs (de type Bottom-up) et non plus seulement initié par les structures en place (de type Top-down). Voici quelques visions :Médias sociaux et technologies
- Mash-up (réel - mondes virtuels)
- Une mobilité avec des cellulaires performants
- Sécurité et tracabilité
- Interopérabilité massive (OpenSocial de Google)
- Le blogue (phare du Web 2.0) devient un outil parmi d’autres (microblogging)
Médias sociaux et modèles économiques
- Micro-marketing et segmentation hyperciblée
- Des modèles de communautés Web (ouverte et fermé)
- Intelligence économique (social media monitoring)
Médias sociaux et pratiques sociales
- Besoin d’exister (identité Web)
- Sentiment d’appartenance et d’influence
- Sentiment d’accomplissement
Ainsi, je considère que le concept Média social regroupent l’ensemble des modèles et des applications technologiques, économiques et sociaux permettant de mieux communiquer, de mieux partager des contenus, des opinions, des nouvelles, des expériences et des perspectives, mais surtout d’exister, d’influencer et d’accomplir des choses.
Finalement, avec un contexte économique interdépendants et complexe (risque de recession), des marchés boursiers nerveux, des économies émergentes (Chine, Inde, Brésil) qui s’exportent, le marché nord américain dans lequel nous vivons et travaillons à bien besoin d’un nouveau souffle porteur d’innovation. Je crois que les médias sociaux sont une réponse à cette préoccupation de regarder en avant avec confiance.n.b. Dans un souci de vulgarisation, vous comprendrez que je tourne les coins un peu ronds dans ma présentation de ces deux concepts représentants des périodes de changements importants.En terminant, selon vous, qu’est ce qui va marquer cette période des médias sociaux aux niveaux technolgoiques, économiques et sociaux ?
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Facebook, vers l’isolement technologique d’une communauté ?
Bruno Caillé, le 21 janvier 2008 à 9:12 dans Communauté virtuelle, Facebook, OpenSocial
Nous avons souvent fait mention sur cette tribune de l’éternel défi devant lequel se retrouvait Facebook, de par la nature de son service. Alors que les développeurs d’applications possèdent déjà une vaste expertise avec des outils sans cesse amélioré depuis des années ayant élevés les standards du web, Facebook oblige le développeur à suivre ses règles en développant dans son canevas sans faire usage de librairies externes.
Aussi, comme nous vous l’annoncions le 3 Janvier dernier, Facebook permettait l’inclusions de librairies Javascript si son standard FBJS était respecté. Ceci constituait une amélioration, certes, mais, comme nul ne peut se permettre de prendre le temps de "traduire" sa librairie préférée au standard FBJS afin de pouvoir livrer une application Facebook dans des délais raisonnables, une seule option subsiste : couper au plus simple. Voici précisément ce qui cause le fameux : "Cette application était une bonne idée à la base, mais elle semble manquer le petit quelque chose que je retrouve souvent ailleurs sur le web qui en ferait vraiment quelque chose d’intéressant.". Ce nivellement par le bas, Facebook l’a compris et nous offre désormais une piste de solution, non pas en ouvrant davantage sa plateforme, mais en créant lui-même ses propres librairies. De zéro.
Attardons-nous quelques instants sur cette réaction du géant du web social. Bien sûr, plusieurs de ses applications réussissent déjà fort bien a tirer leur épingle du jeu en ayant appris les exigeances de développement Facebookiennes et le fait d’accorder une nouvelle librairie permettant des effets d’animations ou des capacités Ajax aux développeurs ne fera qu’augmenter la qualité générale de la plateforme Facebook.
Par contre, en agissant de la sorte, Facebook s’asseoie sur son succès et impose son quasi monopole de communauté virtuelle. En cette ère de standardisation du web, Facebook fait présentement figure de joueur solo. De plus en plus, le web se forge une entité à la fois unique et globale et non plus un double standard comme par le passé. Internet Explorer 8 promet un support complet aux CSS de niveaux 3 et Microsoft subit présentement un recours provenant d’Opéra qui les obligerait pour la première fois à suivre les standards W3C. Suivre ces standards se résumerait à deux choses pour nous : faciliter le développement multi-plateforme et faciliter l’expérience des utilisateurs. Avec la montée du logiciel libre, de langages et d’outils "open source" qui démocratisent l’informatique et ont grandement contribués a augmenter les standards de qualités sur le web, le public s’est habitué à élever la barre un peu plus haute. Pendant qu’au Québec l’on sort des statistiques sur l’accessibilité des sites web aux personnes souffrant d’handicap visuel ou auditif, Facebook débute de rien une librairie de code effectuant des tâches que l’on retrouvait déjà ailleurs… gratuitement.
Ceci n’altère en rien les bons côtés de la plateforme. Cependant, il faut réaliser que Facebook à main mise sur absolument toute innovation pouvant être insérée dans une application. Bientôt, vous verrez des animations (autres que Flash) sur votre application préférée et vous saurez que c’est parce que la plateforme "le permet" désormais avec "son" code. Afin que ceci n’aie pas l’air trop "Big Brother", le code de Facebook a été créé de façon telle qu’il est également réutilisable hors-Facebook.
Il serait intéressant de voir ce que la plateforme deviendrait si le développement n’était pas freiné par Facebook même. L’on impose aux développeurs d’apprendre FBML au lieu d’HTML, FBJS au lieu de Javascript, FQL au lieu de SQL… et le code final est toujours "débarrassé" de tout élément que le canevas de Facebook ne serait pas en mesure de rendre. Bien que très utiles en ces années de succès et pas très compliqué pour le commun des mortels à acquérir, toutes ces connaissances ne sont utiles que dans le contexte de Facebook et ne sont pas transférables ailleurs pour le développeur. Facebook s’est isolé dans une architecture technologique qui le forcera à repenser son modèle à chaque fois qu’une nouveauté arrivera sur le web. Dès lors, ils devront réinventer la roue de zéro encore une fois et construire un module "permettant" aux développeurs de ce servir de cette nouvelle trouvaille dont tout le monde a un urgent besoin. Le danger est que le cycle de développement de ce module ou de cette nouvelle librairie sera beaucoup plus lent que quiconque voudra concurencer Facebook sur une base ouverte, OpenSocial ou autre. Il sera intéressant de voir ce que les gens vont privilégier. L’approche contrôlé où tout passe sous le bistouri de Facebook ou encore l’approche ouverte ou la courbe de développement technologique sera beaucoup plus prononcé.
Lorsque l’on y pense, Facebook vient d’annoncer la sortie d’une librairie de code FBJS permettant de faire des animations. Nouveau language calqué sur Javascript, nouvelle librairie. Scriptaculous y travaille depuis déjà depuis plus de 3 ans, une éternité en web. Yahoo! aussi possède de tels scripts de même que plusieurs autres. Et tous en Javascript. Tous fiables et stables. Est-ce que ce que Facebook nous annonçait aujourd’hui était digne d’une innovation technologique? Assurément pas.
Nouvelle librairie animations Facebook
http://developers.facebook.com/animation/
Scriptaculous
http://script.aculo.us/
FBJS
http://wiki.developers.facebook.com/index.php/FBJS
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La fin de Netscape, une page se tourne.
Bruno Caillé, le 7 janvier 2008 à 3:39 dans Logiciel libre, TechnologieLe 28 décembre dernier, AOL annonçait la fin de tout développement et de tout support sur son fureteur Netscape Navigator. Effectif dès le premier Février 2008, cette décision n’affecte en apparence qu’un très faible pourcentage des internautes puisque moins d’un pourcent de ceux-ci utilisaient toujours le fureteur en question. Or, avec son abandon, c’est une page de la très courte histoire du web qui se tourne.
Marc Andreessen, après avoir participé au développement de Mosaic fut le fondateur de Netscape. Autrefois baptisé "Atlas" ce logiciel a vu le jour en 1994 et pouvait déchiffrer du HTML 2 et un peu de 3. En 1995, vu la popularité croissante de Microsoft Windows 95, Atlas (alors Netscape 3.0) est mis à jour avec l’apparence des fenêtres de ce dernier et une meilleure intégration au système d’exploitation. Par le fait même, pour la première fois pourras-t-on exécuter du code du côté de l’utilisateur avec l’arrivée d’un moteur javascript.
C’est en 1997 que Netscape Communicator (4.0) fera son arrivée avec un support CSS de niveau 1 et de layers.
En 1998, en réaction au procès anti-trust en cours contre Microsoft, Netscape rends ses fureteurs gratuits et diffuse ses codes sources sur le web. Le projet Mozilla est né. C’est d’ailleurs en Novembre de cette même année que Netscape incorporera NGLayout, son nouveau moteur de rendu à Mozilla, mieux connu aujourd’hui sous le nom de Gecko. Il est toujours utilisé aujourd’hui par Firefox, Camino et quelques autres.
Étant à cours d’oxygène, Netscape est vendu à AOL au coût de 8.98 milliards. Le développement du fureteur reprends lentement son cours et la version 6.0 du désormais "Netscape Navigator" voie le jour. Parallèlement, la version alpha de Mozilla se concrétise tranquillement.
Deux ans plus tard (Mai 2002), Netscape Navigator 7 voie le jour et, pendant ce temps, Mozilla 1.0 devient un fureteur stable et une alternative "open source" à Microsoft Internet Explorer.
Puis tout s’écroule. En 2002/2003, AOL sabre dans les ressources humaines chez Netscape. Microsoft achète la paix dans la poursuite anti-trust pour 750 millions, pire encore, Netscape devra dorénavant distribuer Microsoft Internet Explorer au lieu de Netscape Navigator. AOL procède à 50 congédiements supplémentaires, les derniers programmeurs qui oeuvraient sur Gecko et se débarrasse de Mozilla qui devient dorénavant un regroupement a but non lucratif.
Par la suite, rares furent les véritables mises à jour du fureteur qui a rendu l’âme à sa version 9 quelques années plus tard. Est-ce la mort d’un logiciel si exceptionnel que le web ne s\’en remettra pas? Bien sûr que non. Seulement il est très intéressant d’analyser le parcours de Netscape lorsque vient le temps de contempler son héritage. Si l’on fait abstaction des innovations technologiques qu’il a apporté au fil des ans (à la base, Netscape est le premier fureteur graphique avec un succès commercial), il est surtout celui qui aura tenté de maintenir sa place sur l’échiquier des navigateurs web lorsque Microsoft a voulu détruire toute compétition en insérant son Internet Explorer à même Windows.
De recours en recours, de poursuites en poursuites, Netscape avec un programmeur de formation à sa tête, s’est épuisé. Les innovations qui caractérisaient jadis ses premiers fureteurs se faisaient de plus en plus rares, les nouvelles versions peinaient à sortir. Lorsque AOL en a fait l’acquisition, le retard technologique de Netscape commençait déjà à être évident et la situation n’a jamais pu être renversée.
Jamais? Il ne faut jamais dire jamais. Netscape est mort, mais Mozilla, lui, a très bien survécu. De fureteur très marginal utilisé par des "geeks" par un très faible pourcentage des internautes, Mozilla est devenu Firefox et sa croissance est depuis vertigineuse. On l’estimait à 36% en Novembre dernier et il gagne environ 5 parts de marché par an! C’est 15% de plus que la dernière mouture d\’Internet Explorer (7) et il est le fureteur le plus utilisé au monde depuis Septembre 2007 (en excluant les versions). Si l’on combine toutes les versions d’Internet Explorer ensemble, un écart de 21% subsiste encore, mais la tendance est très nette, le public n’a pas adopté Vista et Explorer 7. L’écart se resserre.
Opéra, le fureteur favori de près de 2% des internautes vient de suivre le même chemin que Netscape. Il s’agit d’un logiciel développé en Norvège ne pouvant rivaliser avec le géant de Redmond. Ils sont jeunes, font montre de multiples innovations techniques (Opéra est probablement le fureteur le plus rapide et à la fine pointe de tous) et quelques jours avant l’annonce d\’AOL, ils ont déposé une plainte anti-trust contre Microsoft. L’objectif? Obliger Microsoft a retirer tous fureteurs de ses versions de Windows et obliger Microsoft à respecter les standards web dans ses fureteurs.
Netscape est mort, mais le germe qu’il a semé (Mozilla / Gecko) continue et continuera de faire des petits. Et il est très intéressant de constater comment Microsoft peine de plus en plus face à la montée de solutions ouvertes.
Communiqué de Netscape :
http://blog.netscape.com/2007/12/28/end-of-support-for-netscape-web-browsers/
Recours d\’Opéra face à Microsoft :
http://www.opera.com/pressreleases/en/2007/12/13/
Statistiques des principaux fureteurs :
http://www.w3schools.com/browsers/browsers_stats.asp
Petit historique de Netscape
http://www.eskimo.com/~bloo/indexdot/history/netscape.htm
Pour les nostalgiques qui voudront Netscape ou encore Firefox avec l\’apparence de ce dernier
http://browser.netscape.com/
Recours anti-trust contre Microsoft
http://www.mozillazine.org/talkback.html?article=3226
http://www.usdoj.gov/atr/cases/f1700/1763.htm
http://www.usdoj.gov/atr/public/press_releases/1998/1764.htm
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Plusieurs changements en Beta pour Facebook
Bruno Caillé, le 3 janvier 2008 à 2:11 dans Facebook, OpenSocial, Web socialPlusieurs modifications en cours du côté de la plateforme Facebook en ce début d’année 2008. Il faut croire que le géant du web social n’a pas pris de vacances du temps des fêtes et nous arrive avec une suite de nouveautés qui sont très clairement destinées à faire contrepoids à OpenSocial.
Ces changements sont tous destinés à donner plus de latitude aux développeurs dans le canevas Facebook afin d’optimiser et de maximiser la qualité des applications.
La plus grande innovation réside certainement dans la gestion effectuée par Facebook de ses pages. Afin de se construire, chaque page d’une application passait obligatoirement le supplice de faire trois aller-retours entre votre poste de travail, la plateforme Facebook (la couche de donnée, l’API) et le serveur d’applications (qui construit l’FBML) avant de finalement s’imprimer sur votre écran. Fonctionel, mais laborieux. Et avec l’arrivée d’OpenSocial qui en un seul aller-retour peut effectuer le travail et ne vous limite pas à du FBML sur un canevas très strict, la compétition devenait inégale.
Facebook à donc sabré un aller-retour (requête # 4 et 5 sur Fig. 1) en créant des requêtes FQL préchargeables. Le développeur n’a qu’a les spécifier dans son code et les ajouter programmatiquement comme propriétés de son application. Lorsque la plateforme émettra une requête vers le serveur d’application (requête # 2 sur Fig. 1), elle contiendra déjà le résultat des requêtes FQL de l’application et le FBML sera prêt à être entièrement généré par le serveur d’application qui retournera la page à Facebook, puis à l’usager.
Fig 1.

Fig 2.

Dans la même veine, il sera désormais possible d’inclure des fichier Javascript (compatible au standard FBJS) et des feuilles de styles dans vos pages d’applications. De cette manière, il sera possible de stocker des parties du code dans la mémoire cache du fureteur et ainsi optimiser le rendu des pages. Ceci peut paraître une bien mince optimisation, mais du point de vue où Facebook traite et vérifie et “nettoie” tout le code qui entre dans ses canvas, répéter cette opération à chaque rendu de page devenait très fastidieux. Et de permettre l’usage de librairies javascript aux développeurs leur permettera de coder plus proprement et de manière plus efficace, comme sur toute autre plateforme. Cependant, Facebook repassera sur chaque balise écrite par le développeur et réécrira les balises à son goût… et ce à chaque rendu de page… On accorde donc davantage de liberté aux développeurs, mais en conservant le contrôle entier sur la plateforme et son fonctionnement, au prix de ralentir quelquefois l’ensemble de ce dernier.
En définitive, cette refonte majeure va substantiellement accélérer le visionnement de vos pages d’applications sur Facebook et va faire en sorte que l’écart avec OpenSocial se réduira au niveau de l’optimisation. Toutefois, comme OpenSocial n’a pas de rendu FBML à gérer et n’impose pas de canevas avec toutes les notions de “nettoyage” (vu comme un carcan par plusieurs), OpenSocial jouit probablement d’un avantage naturel sur les cycles de processeurs.
Sur une note plus mineure, Facebook autorise maintenant les témoins (cookies) sur ses applications. Ils seront stockés sur le serveur de Facebook, seront reliés à votre application et demeureront donc actifs peu importe le fureteur ou l’ordinateur utilisé. Rien de bien innovateur ici, mais le fait de pouvoir réaliser cette avancée dans le contexte du canvas très strict de Facebook est désormais intéressant et suscite la question suivante. “Devrions-nous nous réjouir devant l’opportunité que nous offre Facebook de maintenant créer des témoins ou encore nous demander pourquoi quelque chose d’aussi primaire en web ne figurait pas déjà sur cette plateforme?”.
Encore une fois, la faille de Facebook est son désir de tout garder homogène sur une seule et unique plateforme, un seul canevas : facebook.com. Créer un témoin est une chose très simple en web, mais lorsque l’on nous fait transiter par un canevas sur une plateforme distante (Facebook) pour en créer un, cela peut devenir très fastidieux et causer de sérieux maux de têtes aux gens de Facebook.
Aussi, autre frustration des développeurs Facebook, l’utilisation du Javascript a été quelque peu amélioré. Il est désormais possible d’effectuer des requêtes asynchrone (ajax) sans avoir à contourner le canvas dis-t-on ouvertement sur le site de Facebook… Encore une fois, les apparences jouent contre Facebook et ils semblent colmater des brèches et réinventer la roue pour des choses déjà existantes et simples. Faire une requête ajax ne demanderait pas tant de travail aux gens de Facebook s’ils permettaient l’usage de librairies telles Prototype ou Scriptaculous.
OpenSocial en est toujours à son API 0,6 et n’est pas encore considéré stable pour passer des applications en production, mais Facebook semble déjà pallier à ses principales lacunes en vue de conserver sa croissance actuelle. 2008 s’annonce passionnante! Bonne année à tous!
Facebook Beta :
http://www.beta.facebook.com/
Sources :
http://developers.facebook.com/news.php?blog=1&story=62
http://wiki.developers.facebook.com/index.php/Category:Beta_Feature
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OpenSocial: Facebook contre-attaque en ouvrant sa plateforme aux autres réseaux sociaux
Mathieu Bélanger, le 16 décembre 2007 à 7:58 dans Communauté virtuelle, Facebook, Marketing Internet, Média sociaux, OpenSocial, Technologie, Web socialLa guerre des normes ouvertes des plateformes sociales est bien vivante. Des nouvelles technologiques sur les réseaux sociaux se sont multipliées cette semaine et je peux maintenant répondre à la question de mon dernier billet (Opensocial et Facebook, concurrent ou complément ? ). Pour Facebook, la réponse est claire, OpenSocial est un concurrent. Facebook n’a vraiment pas l’intention d’être compatible avec OpenSocial tel que je l’avais fait remarqué et ils ont plutôt décidé de faire la guerre ouverte à OpenSocial (Google). Facebook avait deux choix, soit joindre les rangs d’OpenSocial ou bien ‘ouvrir’ sa plateforme aux autres réseaux sociaux et ils ont choisi de le faire via un système de licence, propriétaire sans aucun doute, les détails de cette licence sont introuvables.
Le 13 décembre dernier, Facebook annonçait ‘l’ouverture’ de sa plateforme sociale. En d’autres mots, Facebook vient d’annoncer la disponibilité de sa plateforme et des spécifications aux autres réseaux sociaux. Le même jour, Bebo, le réseau social le plus populaire du UK (plus de 40 millions de membres), annonce sa compatibilité avec la plateforme de Facebook et lance sa propre plateforme ‘Open Application Platform’, qui sera aussi compatible avec OpenSocial. Bebo, est le troisième réseau social mondial, après MySpace et Facebook.
En ‘ouvrant’ leur plateforme aux autres réseaux sociaux, Facebook fait plus que de laisser les développeurs développer des applications sur leur plateforme, ils permettent aux autres sites sociaux de rendre leur plateforme compatible avec la leur. Par contre, on y parle de licence, et pour moi licence ne veux pas nécessairement dire, tel qu’ils le prétendent, que tous les réseaux sociaux peuvent maintenant tirer profit des connaissances acquises par Facebook. Pourquoi ? Parceque j’ai bien beau chercher partout, je ne trouve nulle part le coût de cette licence. Qui peut vraiment l’obtenir ? Encore une fois, Facebook n’est pas clair dans son annonce, il y a des zones grises. Il ne mentionne même pas si cette licence a des frais. N’est-ce pas seulement les gros joueurs qui pourront se permettre le coût de cette licence et ainsi profiter des nombreuses applications ? Est-ce que Facebook accepte n’importe qui ? On ne le sait pas. Contrairement, à OpenSocial,tout le monde peut développer un site compatible avec cette plateforme, ça s’approche plus de "l’Open" selon moi. En réalité, ce n’est pas l’ouverture de la plateforme, mais bien sa commercialisation qu’ils ont annoncée. Il vient de l’ouvrir au marché, c’est sûrement ce qu’ils ont voulu dire.
Il faut comprendre qu’ils sont en guerre contre OpenSocial dans le but que les langages de FaceBook deviennent le standard en développement des autres réseaux sociaux. Ils ont une longueur d’avance sur OpenSocial, qui est davantage un concept pour l’instant. Il faut comprendre que la cible des deux plateformes est peut-être différence. On ne sait pas combien coûte la licence de la plateforme de Facebook, mais on connaît le coût de la plateforme de OpenSocial, c’est complètement gratuit. Google vise encore sur le long tail tandis que Facebook s’attaque à la tête et ce dernier tentera par tous les moyens de convaincre les ‘majors’ dans les réseaux sociaux d’être compatible avec leur plateforme. Il donnerons donc plus de pouvoir aux ‘majors’ et affecterons négativement le pouvoir des plus petits réseaux sociaux (les indépendants) incapable de se procurer la licence de Facebook. Facebook à l’avantage d’avoir plus de 7000 applications et une croissance constante de 100 nouvelles applications par jour. Ils ont réussi à bâtir une communauté de plus de 100 000 développeurs. En plus, si on lit attentivement, on peut se rendre compte que l’idée de Facebook est de convaincre les autres réseaux sociaux d’utiliser leur plateforme en se servant de la communauté de développeur. Et d’un autre côté, ils disent aux développeurs que sans effort, leurs applications seront compatibles avec les autres réseaux sociaux.
C’est évident, que cette citation attaque directement OpenSocial. En d’autres mots, ils disent aux développeurs tentez par OpenSocial: Ne perdez pas votre temps à développer d’autre version de vos applications, nous allons convaincre tous les autres sites de devenir compatible avec notre plateforme (comme Bebo vient de l’annoncer) et sans effort vos applications seront disponible à un plus large public. Voilà leur plan et il est assez clair et c’est pour cela que j’affirme que pour Facebook, OpenSocial n’est pas un complément, mais un concurrent. Facebook, multipliera les appels téléphoniques pour convaincre les autres réseaux d’utilisé sa technologie et leur expliquerons que les développeurs ne veulent pasd’un nouveau langage et qu’ils peuvent immédiatement profiter du grand nombre d’applications. Ca sera très rapide et on verra d’autres mégas site social, par exemple MySpace, suivre les pas de Bebo et annoncer qu’ils seront compatibles avec Facebook. C’est à suivre avec grand intérêt. Il y a de fortes chances que le plan de Facebook fonctionne puisqu’ils ont la communauté de développeur et ils ont déjà un grand nombre d’applications. Les gros réseaux sociaux ont tout avantage à devenir compatibles avec Facebook, et même de faire le même coup de





