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Colloque sur le Web participatif à l’ACFAS 2008
Geoffroi Garon, le 8 mai 2008 à 3:29 pm dans Facebook, Tendances, Web 2.0, OpenSocial, Service Web, Événement, Technologie, Communication, Travail collaboratif, Communauté virtuelle, Web social, Média sociaux, Économie WebJ’ai eu l’occasion lors de la semaine de la 76e édition de l’ACFAS (Association francophone pour le savoir) de participer à la première journée du colloque intitulé Web participatif : mutation de la communication ? sous la direction de Serge Proulx et de Florence Millerand.
Voici des résumés en vrac des différentes présentation de la journée :
Daniel Kaplan et l’EntreNet
Le premier conférencier était Daniel Kaplan, directeur général du Fing (Fondation internet nouvelle génération) en France. Il est venu nous parler du concept de l’EntreNet et des mouvances du Web d’aujourd’hui.
3 éléments de crise :
- Il y a un passage de l’utilisation des blogues vers l’utilisation des réseaux sociaux (Facebook).
- Les grandes plates-formes non pas encore trouvé le modèle économique le plus efficace.
- Les médias traditionnelles reprennent leur rôle de leader dans la communication publique.
Nouveauté et défi :
- La portabilité des profils entre les réseaux sociaux. (Data portability et Open Social)
DataPortability - Connect, Control, Share, Remix from Smashcut Media on Vimeo.
Pour aller plus loin, le FING a lancé un programme d’action sur les identités actives (avec www.identitesactives.net). À lire et a contribuer.
Selon lui, le Web social est plus basé sur les relations que sur la participation, de là une explication du bascule de l’utilisation des blogues vers celui des réseaux sociaux.
Alexandra Bal et l’intelligence artificielle dans SecondLife
Alexandra Bal est professeur chercheur à l’Université Ryerson de Toronto. Elle est venu nous présenter une conférence sur l’emergence de communauté de pratiques humaines et artificiels dans SecondLife.
Des chercheurs du Rensselaer Polytechnic Institute ont créé Eddie, un avatar complètement informatique ayant des comportements d’un enfant de 4 ans grâce à l’intelligence artificielle.
Elle s’intéresse aux comportements et aux modèles économiques qui émergent dans les mondes virtuels comme SecondLife. Des agents intelligents, comme Eddie, pourront "vivre" dans ces univers parallèles et cohabiter avec des avatars manipulés par des humains. Nous verrons apparaître des environnements de plus en plus hybride entre réel et virtuel.
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Les deux conférenciers sont complémentaires aux niveaux de l’identité et de la représentation dans les espaces numériques.
Beaucoup de bonnes conférences et de bonnes pistes de réflexions sur l’avenir du Web et des mondes virtuels.
Tags: blogue, colloque, communication, Data portability, Internet, Open social, réseaux sociaux, tendances, Web, Web social1 commentaire
Facebook, vers l’isolement technologique d’une communauté ?
Bruno Caillé, le 21 janvier 2008 à 9:12 am dans OpenSocial, Facebook, Communauté virtuelle
Nous avons souvent fait mention sur cette tribune de l’éternel défi devant lequel se retrouvait Facebook, de par la nature de son service. Alors que les développeurs d’applications possèdent déjà une vaste expertise avec des outils sans cesse amélioré depuis des années ayant élevés les standards du web, Facebook oblige le développeur à suivre ses règles en développant dans son canevas sans faire usage de librairies externes.
Aussi, comme nous vous l’annoncions le 3 Janvier dernier, Facebook permettait l’inclusions de librairies Javascript si son standard FBJS était respecté. Ceci constituait une amélioration, certes, mais, comme nul ne peut se permettre de prendre le temps de "traduire" sa librairie préférée au standard FBJS afin de pouvoir livrer une application Facebook dans des délais raisonnables, une seule option subsiste : couper au plus simple. Voici précisément ce qui cause le fameux : "Cette application était une bonne idée à la base, mais elle semble manquer le petit quelque chose que je retrouve souvent ailleurs sur le web qui en ferait vraiment quelque chose d’intéressant.". Ce nivellement par le bas, Facebook l’a compris et nous offre désormais une piste de solution, non pas en ouvrant davantage sa plateforme, mais en créant lui-même ses propres librairies. De zéro.
Attardons-nous quelques instants sur cette réaction du géant du web social. Bien sûr, plusieurs de ses applications réussissent déjà fort bien a tirer leur épingle du jeu en ayant appris les exigeances de développement Facebookiennes et le fait d’accorder une nouvelle librairie permettant des effets d’animations ou des capacités Ajax aux développeurs ne fera qu’augmenter la qualité générale de la plateforme Facebook.
Par contre, en agissant de la sorte, Facebook s’asseoie sur son succès et impose son quasi monopole de communauté virtuelle. En cette ère de standardisation du web, Facebook fait présentement figure de joueur solo. De plus en plus, le web se forge une entité à la fois unique et globale et non plus un double standard comme par le passé. Internet Explorer 8 promet un support complet aux CSS de niveaux 3 et Microsoft subit présentement un recours provenant d’Opéra qui les obligerait pour la première fois à suivre les standards W3C. Suivre ces standards se résumerait à deux choses pour nous : faciliter le développement multi-plateforme et faciliter l’expérience des utilisateurs. Avec la montée du logiciel libre, de langages et d’outils "open source" qui démocratisent l’informatique et ont grandement contribués a augmenter les standards de qualités sur le web, le public s’est habitué à élever la barre un peu plus haute. Pendant qu’au Québec l’on sort des statistiques sur l’accessibilité des sites web aux personnes souffrant d’handicap visuel ou auditif, Facebook débute de rien une librairie de code effectuant des tâches que l’on retrouvait déjà ailleurs… gratuitement.
Ceci n’altère en rien les bons côtés de la plateforme. Cependant, il faut réaliser que Facebook à main mise sur absolument toute innovation pouvant être insérée dans une application. Bientôt, vous verrez des animations (autres que Flash) sur votre application préférée et vous saurez que c’est parce que la plateforme "le permet" désormais avec "son" code. Afin que ceci n’aie pas l’air trop "Big Brother", le code de Facebook a été créé de façon telle qu’il est également réutilisable hors-Facebook.
Il serait intéressant de voir ce que la plateforme deviendrait si le développement n’était pas freiné par Facebook même. L’on impose aux développeurs d’apprendre FBML au lieu d’HTML, FBJS au lieu de Javascript, FQL au lieu de SQL… et le code final est toujours "débarrassé" de tout élément que le canevas de Facebook ne serait pas en mesure de rendre. Bien que très utiles en ces années de succès et pas très compliqué pour le commun des mortels à acquérir, toutes ces connaissances ne sont utiles que dans le contexte de Facebook et ne sont pas transférables ailleurs pour le développeur. Facebook s’est isolé dans une architecture technologique qui le forcera à repenser son modèle à chaque fois qu’une nouveauté arrivera sur le web. Dès lors, ils devront réinventer la roue de zéro encore une fois et construire un module "permettant" aux développeurs de ce servir de cette nouvelle trouvaille dont tout le monde a un urgent besoin. Le danger est que le cycle de développement de ce module ou de cette nouvelle librairie sera beaucoup plus lent que quiconque voudra concurencer Facebook sur une base ouverte, OpenSocial ou autre. Il sera intéressant de voir ce que les gens vont privilégier. L’approche contrôlé où tout passe sous le bistouri de Facebook ou encore l’approche ouverte ou la courbe de développement technologique sera beaucoup plus prononcé.
Lorsque l’on y pense, Facebook vient d’annoncer la sortie d’une librairie de code FBJS permettant de faire des animations. Nouveau language calqué sur Javascript, nouvelle librairie. Scriptaculous y travaille depuis déjà depuis plus de 3 ans, une éternité en web. Yahoo! aussi possède de tels scripts de même que plusieurs autres. Et tous en Javascript. Tous fiables et stables. Est-ce que ce que Facebook nous annonçait aujourd’hui était digne d’une innovation technologique? Assurément pas.
Nouvelle librairie animations Facebook
http://developers.facebook.com/animation/
Scriptaculous
http://script.aculo.us/
FBJS
http://wiki.developers.facebook.com/index.php/FBJS
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Plusieurs changements en Beta pour Facebook
Bruno Caillé, le 3 janvier 2008 à 2:11 pm dans OpenSocial, Facebook, Web socialPlusieurs modifications en cours du côté de la plateforme Facebook en ce début d’année 2008. Il faut croire que le géant du web social n’a pas pris de vacances du temps des fêtes et nous arrive avec une suite de nouveautés qui sont très clairement destinées à faire contrepoids à OpenSocial.
Ces changements sont tous destinés à donner plus de latitude aux développeurs dans le canevas Facebook afin d’optimiser et de maximiser la qualité des applications.
La plus grande innovation réside certainement dans la gestion effectuée par Facebook de ses pages. Afin de se construire, chaque page d’une application passait obligatoirement le supplice de faire trois aller-retours entre votre poste de travail, la plateforme Facebook (la couche de donnée, l’API) et le serveur d’applications (qui construit l’FBML) avant de finalement s’imprimer sur votre écran. Fonctionel, mais laborieux. Et avec l’arrivée d’OpenSocial qui en un seul aller-retour peut effectuer le travail et ne vous limite pas à du FBML sur un canevas très strict, la compétition devenait inégale.
Facebook à donc sabré un aller-retour (requête # 4 et 5 sur Fig. 1) en créant des requêtes FQL préchargeables. Le développeur n’a qu’a les spécifier dans son code et les ajouter programmatiquement comme propriétés de son application. Lorsque la plateforme émettra une requête vers le serveur d’application (requête # 2 sur Fig. 1), elle contiendra déjà le résultat des requêtes FQL de l’application et le FBML sera prêt à être entièrement généré par le serveur d’application qui retournera la page à Facebook, puis à l’usager.
Fig 1.

Fig 2.

Dans la même veine, il sera désormais possible d’inclure des fichier Javascript (compatible au standard FBJS) et des feuilles de styles dans vos pages d’applications. De cette manière, il sera possible de stocker des parties du code dans la mémoire cache du fureteur et ainsi optimiser le rendu des pages. Ceci peut paraître une bien mince optimisation, mais du point de vue où Facebook traite et vérifie et “nettoie” tout le code qui entre dans ses canvas, répéter cette opération à chaque rendu de page devenait très fastidieux. Et de permettre l’usage de librairies javascript aux développeurs leur permettera de coder plus proprement et de manière plus efficace, comme sur toute autre plateforme. Cependant, Facebook repassera sur chaque balise écrite par le développeur et réécrira les balises à son goût… et ce à chaque rendu de page… On accorde donc davantage de liberté aux développeurs, mais en conservant le contrôle entier sur la plateforme et son fonctionnement, au prix de ralentir quelquefois l’ensemble de ce dernier.
En définitive, cette refonte majeure va substantiellement accélérer le visionnement de vos pages d’applications sur Facebook et va faire en sorte que l’écart avec OpenSocial se réduira au niveau de l’optimisation. Toutefois, comme OpenSocial n’a pas de rendu FBML à gérer et n’impose pas de canevas avec toutes les notions de “nettoyage” (vu comme un carcan par plusieurs), OpenSocial jouit probablement d’un avantage naturel sur les cycles de processeurs.
Sur une note plus mineure, Facebook autorise maintenant les témoins (cookies) sur ses applications. Ils seront stockés sur le serveur de Facebook, seront reliés à votre application et demeureront donc actifs peu importe le fureteur ou l’ordinateur utilisé. Rien de bien innovateur ici, mais le fait de pouvoir réaliser cette avancée dans le contexte du canvas très strict de Facebook est désormais intéressant et suscite la question suivante. “Devrions-nous nous réjouir devant l’opportunité que nous offre Facebook de maintenant créer des témoins ou encore nous demander pourquoi quelque chose d’aussi primaire en web ne figurait pas déjà sur cette plateforme?”.
Encore une fois, la faille de Facebook est son désir de tout garder homogène sur une seule et unique plateforme, un seul canevas : facebook.com. Créer un témoin est une chose très simple en web, mais lorsque l’on nous fait transiter par un canevas sur une plateforme distante (Facebook) pour en créer un, cela peut devenir très fastidieux et causer de sérieux maux de têtes aux gens de Facebook.
Aussi, autre frustration des développeurs Facebook, l’utilisation du Javascript a été quelque peu amélioré. Il est désormais possible d’effectuer des requêtes asynchrone (ajax) sans avoir à contourner le canvas dis-t-on ouvertement sur le site de Facebook… Encore une fois, les apparences jouent contre Facebook et ils semblent colmater des brèches et réinventer la roue pour des choses déjà existantes et simples. Faire une requête ajax ne demanderait pas tant de travail aux gens de Facebook s’ils permettaient l’usage de librairies telles Prototype ou Scriptaculous.
OpenSocial en est toujours à son API 0,6 et n’est pas encore considéré stable pour passer des applications en production, mais Facebook semble déjà pallier à ses principales lacunes en vue de conserver sa croissance actuelle. 2008 s’annonce passionnante! Bonne année à tous!
Facebook Beta :
http://www.beta.facebook.com/
Sources :
http://developers.facebook.com/news.php?blog=1&story=62
http://wiki.developers.facebook.com/index.php/Category:Beta_Feature
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Difficile fin d’année pour Facebook
Bruno Caillé, le 20 décembre 2007 à 5:12 pm dans OpenSocial, Facebook, Web social2007 à été une année fort profitable pour le géant du web social. D’abord détrôner MySpace, ensuite refuser une offre d’un milliard de Yahoo, conclure un marché avec Microsoft et une entente publicitaire pour l’international alors que sa valeur avoisine désormais les 15 milliards de dollards…
Toutefois, d’un point de vue de développeur, plusieurs changements pourraient s’amorcer en 2008. Bien que sa base d’utilisateur (59 millions à ce jour) en fasse un joueur dans une classe à part, Facebook a maintenant un concurent de taille en OpenSocial.
Il sera plus naturel au commun des développeur de développer dans les technologies web de leur choix sous OpenSocial que sous Facebook. Nul besoin d’apprendre un langage d’un tiers-parti, plus aucune limitations sur le Javascript pouvant être inséré dans les pages, etc… Il sera donc possible de développer une application OpenSocial en réutilisant des librairies de codes telles Prototype et Scriptaculous ou tout autre tant côté client que serveur.
En définitive, là où Facebook réinvente la roue et force le développeur à suivre ses règles (qui changent à un rythme régulier), OpenSocial est plus ouvert et laisse le développeur l’utiliser davantage comme un outil que comme une plateforme et une finalité en soi.
Donc comme le développeur aura moins les mains liées pour concevoir son interface, il est à prévoir que la qualité des applications OpenSocial surclassera rapidement celles des applications Facebook. Ajoutons à cela la portabilité des applications OpenSocial qui pourront être intégrées sur n’importe quel site, ceci est une plus-value que Facebook devra trouver un moyen de concurencer.
Le succès de Facebook repose sur le réseau social établi entre les gens et leurs connaissances, mais est entretenu en bonne partie par l’abondante quantité d’applications disponibles sur la plateforme, plus de 7000 en ce moment. Les gens pourraient être tentés par la facilité d’utilisation et les possibilités multiples d’OpenSocial pour leur besoin de développement. En tel cas une érosion de l’activité des usager serait très probable.
De plus, cette semaine Facebook raflait la troisième position du palmarès de PC World des 15 plus grandes déceptions techniques de l’année. Facebook Beacon et ses intrusions à la vie privée, dont nous avons traité dans un précédent billet, sont au banc des accusés.
Des centaines de milliers d’usagers n’ont pas prisé la tangente que Facebook a prise avec Beacon, son président a même dû sortir pour sauver les meubles avant que les milliers ne deviennent des millions. Le lien de confiance que Zuckerberg avait réussi a créer entre sa plateforme et ses usagers est désormais sérieusement entamé.
Aussi, dans les dernières semaines, des chaines de courriels ont fait la vie dure à Facebook en demandant aux gens de ne pas s’y inscrire et de ne pas y inscrire ses informations ou encore d’y placer ses photographies.
La riposte à toutes ces attaques est venue hier avec l’annonce que Facebook travaillait à faciliter l’ajustement de vos paramètres de vie privée concernant votre profil et vos photographies en passant par votre liste d’amis.
Vous aurez remarqué que toutes les mentions à OpenSocial sont faites au futur. La raison étant que l’API et les outils fournis par OpenSocial sont encore aux balbutiements et à ce jour trop instables pour espérer un développement dans des conditions de production. Facebook n’a donc pour l’instant rien à craindre.
PC World
http://www.pcworld.com/article/id,140583-page,4-c,techindustrytrends/article.html
Statistiques Facebook
http://www.facebook.com/press/info.php?statistics
Nouveautés Facebook
http://www.facebook.com/whatsnew.php
Tags: Beacon, Facebook, mark zuckerberg, OpenSocial
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OpenSocial: Facebook contre-attaque en ouvrant sa plateforme aux autres réseaux sociaux
Mathieu Bélanger, le 16 décembre 2007 à 7:58 pm dans Facebook, OpenSocial, Technologie, Média sociaux, Communauté virtuelle, Web social, Marketing InternetLa guerre des normes ouvertes des plateformes sociales est bien vivante. Des nouvelles technologiques sur les réseaux sociaux se sont multipliées cette semaine et je peux maintenant répondre à la question de mon dernier billet (Opensocial et Facebook, concurrent ou complément ? ). Pour Facebook, la réponse est claire, OpenSocial est un concurrent. Facebook n’a vraiment pas l’intention d’être compatible avec OpenSocial tel que je l’avais fait remarqué et ils ont plutôt décidé de faire la guerre ouverte à OpenSocial (Google). Facebook avait deux choix, soit joindre les rangs d’OpenSocial ou bien ‘ouvrir’ sa plateforme aux autres réseaux sociaux et ils ont choisi de le faire via un système de licence, propriétaire sans aucun doute, les détails de cette licence sont introuvables.
Le 13 décembre dernier, Facebook annonçait ‘l’ouverture’ de sa plateforme sociale. En d’autres mots, Facebook vient d’annoncer la disponibilité de sa plateforme et des spécifications aux autres réseaux sociaux. Le même jour, Bebo, le réseau social le plus populaire du UK (plus de 40 millions de membres), annonce sa compatibilité avec la plateforme de Facebook et lance sa propre plateforme ‘Open Application Platform’, qui sera aussi compatible avec OpenSocial. Bebo, est le troisième réseau social mondial, après MySpace et Facebook.
En ‘ouvrant’ leur plateforme aux autres réseaux sociaux, Facebook fait plus que de laisser les développeurs développer des applications sur leur plateforme, ils permettent aux autres sites sociaux de rendre leur plateforme compatible avec la leur. Par contre, on y parle de licence, et pour moi licence ne veux pas nécessairement dire, tel qu’ils le prétendent, que tous les réseaux sociaux peuvent maintenant tirer profit des connaissances acquises par Facebook. Pourquoi ? Parceque j’ai bien beau chercher partout, je ne trouve nulle part le coût de cette licence. Qui peut vraiment l’obtenir ? Encore une fois, Facebook n’est pas clair dans son annonce, il y a des zones grises. Il ne mentionne même pas si cette licence a des frais. N’est-ce pas seulement les gros joueurs qui pourront se permettre le coût de cette licence et ainsi profiter des nombreuses applications ? Est-ce que Facebook accepte n’importe qui ? On ne le sait pas. Contrairement, à OpenSocial,tout le monde peut développer un site compatible avec cette plateforme, ça s’approche plus de "l’Open" selon moi. En réalité, ce n’est pas l’ouverture de la plateforme, mais bien sa commercialisation qu’ils ont annoncée. Il vient de l’ouvrir au marché, c’est sûrement ce qu’ils ont voulu dire.
Il faut comprendre qu’ils sont en guerre contre OpenSocial dans le but que les langages de FaceBook deviennent le standard en développement des autres réseaux sociaux. Ils ont une longueur d’avance sur OpenSocial, qui est davantage un concept pour l’instant. Il faut comprendre que la cible des deux plateformes est peut-être différence. On ne sait pas combien coûte la licence de la plateforme de Facebook, mais on connaît le coût de la plateforme de OpenSocial, c’est complètement gratuit. Google vise encore sur le long tail tandis que Facebook s’attaque à la tête et ce dernier tentera par tous les moyens de convaincre les ‘majors’ dans les réseaux sociaux d’être compatible avec leur plateforme. Il donnerons donc plus de pouvoir aux ‘majors’ et affecterons négativement le pouvoir des plus petits réseaux sociaux (les indépendants) incapable de se procurer la licence de Facebook. Facebook à l’avantage d’avoir plus de 7000 applications et une croissance constante de 100 nouvelles applications par jour. Ils ont réussi à bâtir une communauté de plus de 100 000 développeurs. En plus, si on lit attentivement, on peut se rendre compte que l’idée de Facebook est de convaincre les autres réseaux sociaux d’utiliser leur plateforme en se servant de la communauté de développeur. Et d’un autre côté, ils disent aux développeurs que sans effort, leurs applications seront compatibles avec les autres réseaux sociaux.
C’est évident, que cette citation attaque directement OpenSocial. En d’autres mots, ils disent aux développeurs tentez par OpenSocial: Ne perdez pas votre temps à développer d’autre version de vos applications, nous allons convaincre tous les autres sites de devenir compatible avec notre plateforme (comme Bebo vient de l’annoncer) et sans effort vos applications seront disponible à un plus large public. Voilà leur plan et il est assez clair et c’est pour cela que j’affirme que pour Facebook, OpenSocial n’est pas un complément, mais un concurrent. Facebook, multipliera les appels téléphoniques pour convaincre les autres réseaux d’utilisé sa technologie et leur expliquerons que les développeurs ne veulent pasd’un nouveau langage et qu’ils peuvent immédiatement profiter du grand nombre d’applications. Ca sera très rapide et on verra d’autres mégas site social, par exemple MySpace, suivre les pas de Bebo et annoncer qu’ils seront compatibles avec Facebook. C’est à suivre avec grand intérêt. Il y a de fortes chances que le plan de Facebook fonctionne puisqu’ils ont la communauté de développeur et ils ont déjà un grand nombre d’applications. Les gros réseaux sociaux ont tout avantage à devenir compatibles avec Facebook, et même de faire le même coup de Bebo et devenir compatible du même coup avec OpenSocial.
Cette semaine encore, LinkedIn modifiait sa page d’accueil pour préparer le lancement de son propre API et le réseau se prépare à ouvrir la plateforme au développeur. Il faut se rappeler que LinkedIn à annoncer récemment que son API sera compatible avec OpenSocial. LinkedIn est un réseau social professionnel et les applications de FaceBook ne lui seraient pas très utiles et il ne semble pas intéressé à être compatible avec Facebook. Par contre, d’autres réseaux sociaux tels que MySpace et Plaxo pourraient être fortement intéressés à se procurer la licence de Facebook.
Pour les acteurs indépendants, ceux qui n’ont pas les moyens de se payer la licence de Facebook, ils ont tout avantage à souhaiter que le projet OpenSocial prenne de l’ampleur. En fait, si Facebook réussi leur coup et que la majorité des réseaux sociaux utilisent leur standard, plus qu’ils en convaincront et plus ils auront de pouvoir sur le prix de la licence. Plus que les réseaux sociaux dépendront des applications développées dans le langage de Facebook et plus il donne de pouvoir à Facebook. Dans un système avec licence, les prix augmenteront et il sera de plus en plus difficile pour un indépendant sans budget de tirer profit de ses nombreuses applications. On est loin ici de la philosophie du Web 2.0 et c’est légitime de s’en préoccuper.
Pour bien comprendre toute l’ampleur de cette grande bataille, il faut comprendre le futur du web. Le web devient de plus en plus social, les sites web le deviennent et les applications aussi. Les nouvelles plateformes sociales permettent maintenant à des néophytes de se connecter facilement entre eux. Par exemple, les forums de discussion, les sites de rencontre et tous les sites d’échanges se transformeront et utiliserons les mêmes technologies et ils ne partageront passeulement l’information, mais connecterons ensemble les individus et leur contenu. Tel que le RSS permet de partager l’information (le contenu) sur différent site web, OpenSocial quant à lui permet la connexion sociale d’individus sur différent site web. Ces technologies permettront en d’autres mots de créer un énorme réseau de réseau social, une étape des plus intéressante du Web 2.0. L’idée derrière la commercialisation de la plateforme de Facebook est dans la même lignée. Il sort Facebook du site web et l’ouvre d’une certaine façon au réseau global, il sort d’une certaine façon de leur bocal puisqu’ils ont compris que le ‘graphe social’ dépasse les frontières de leur site. En réalité, Google les a aidés à comprendre avec le lancement d’OpenSocial. Si Facebook veut devenir un joueur marquant dans l’élaboration de ce déploiement, ils doivent sortir de leur site, tout comme Google le fait depuis longtemps. Le web devient de plus en plus, une plateforme , un système d’exploitation social divisé en plusieurs micros communautés, c’est cela le graphe social pour Google. La plupart des sites populaires se transformeront prochainement en site social (web 2.0) et ils utiliseront ces nouveaux standards comme ceux de Facebook et OpenSocial. Ce marché aura une croissance fulgurante. De plus en plus d’entreprises ont de l’intérêt pour le développement d’application sociale et la mise en place de standards et l’interopérabilité des sites sociaux augmentera considérablement l’impact de leurs actions sur les réseaux sociaux et ainsi leur tentation de l’expérimenter augmentera.
La guerre ‘technologique’ des plateformes sociales est bien commencée. Heureusement, il y a compétition et c’est tant mieux, puisque la compétition c’est le moteur de l’innovation, c’est cela qui les force à être ingénieux et créatif. Par exemple, est-ce que Facebook aurait offert ses licences si ce n’était de l’initiative de Google avec OpenSocial ? On ne le sait pas vraiment. Facebook aura toujours la possibilité d’attaquer la plateforme d’OpenSocial à nouveau et delibérer la plateforme pour tout le monde et non pas seulement pour les plus gros réseaux. De cette façon, il pourrait se débarrasser d’OpenSocial mais ils ne le feront pas tout de suite et ils le feront seulement s’ils en sont obligés. Puisque du point de vue économique, Facebook doit débuter par tenter le coup des licences et c’est tout à fait normale. Il est évident, Facebook cherche à augmenter ses revenues (surtout ses profits) puisque leur rentabilité est précaire et dernièrement les échecs de leur plateforme publicitaire les à fait reculer pour l’atteinte de cet objectif. Puisqu’ils n’ont pas réussi, pour l’instant, à modifier leur plateforme publicitaire pour augmenter leurs revenues, la commercialisation de leur plateforme pourrait leur servir à combattre Google et en plus stabiliser leur rentabilité. Ils doivent rapidement stabiliser leur profitabilité et le coup des licences, c’est de bonne guerre, mais ce n’est pas que j’appelle ‘ouvrir sa plateforme’ et ce n’est pas très ‘Web 2.0’. En fait, il ouvre leur plateforme au marché tout simplement. Tout cela est à suivre et Google devra accélérer leur développement d’OpenSocial, ça va avancer très vite et Facebook a toute une longueur d’avance. Les paris sont ouverts, qui sera le prochain ‘majors’ à devenir compatible Facebook ? MySpace, Plaxo ? Le plus surprenant, ça serait Espace Canoe, mais pourquoi pas ?
Mes différentes sources et des informations complémentaires :
En français :
LeMondeDuBlog.com Facebook ouvre son architecture technique aux autres réseaux
Adscriptum Facebook ouvre l’architecture de sa plateforme. Bebo fait de même
Le Devoir Facebook fait volte-face
Journaldunet.com Le réseau social Bebo ouvre sa plateforme de développement
lemonde.fr Le site social Bebo s’ouvre aux développeurs extérieurs
teknao.com Du WWW au GGG, le Graphe Global Géant !
Branchez-Vous LinkedIn suit les traces de Facebook
ZdNet.fr Google Open Social peut-il s’imposer face à Facebook ?
Vnunet.fr Facebook ouvert au méli-mélo avec les autres réseaux sociaux
lemondeinformatique.fr Facebook va licencier son modèle de plateformeFriendster ouvre à son tour sa plateforme aux développeurs
nauges.typepad.com 2008, année des réseaux sociaux professionnels Web 2.0 ?
pisani.blog.lemonde.fr Du WWW au GGG, le Graphe Global Géant Le site social Bebo s’ouvre aux développeurs extérieurs
affordance.typepad.com Google est le webOS. Le WebOS est Google.
vincentabry.com Facebook contre Google Open Social et le reste du monde
En anglais:
Facebook Developers Opening up the Facebook Platform Architecture
Praized.com Facebook to OpenSocial: "Of Course You Realize This Means War"
wikinomics.com Facebooks tackles Google’s OpenSocial
www.technewsworld.com Staring Down Google, Facebook Starts Its Own Clique
Caroline McCarthy Facebook to let other sites access platform code
Bebo joins OpenSocial, eyes Facebook application
Bebo unveils new application platform, touts Facebook compatibility
profy.co m Bebo Puts OpenSocial In Backseat, Rides Shotgun With Facebook
TechCrunch Bebo Embraces Facebook Apps With Its "Open Applications Platform"
blogs.guardian.co.uk Facebook opens up: another "platform war" beckons
prweb.com Open Application Platform
dig.csail.mit.edu Giant Global Graph
valleywag.com OpenSocial is real, swears Googler in charge
Tags: bebo, communauté, facebook, Friendster, google, graphe social, graphe social global, linkedin, opensocial, plaxo, réseau social, réseaux sociaux, social os, web 2.0
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Opensocial et Facebook, concurrent ou complément ?
Mathieu Bélanger, le 17 novembre 2007 à 2:00 pm dans Facebook, Web 2.0, OpenSocial, Technologie, Média sociaux, Communauté virtuelle, Web social, Marketing InternetLe lancement de OpenSocial par Google le 1er novembre dernier nous a permis de comprendre pourquoi Google n’a pas investi dans Facebook. Tout cela fait beaucoup de sens et la participation de Microsoft dans Facebook n’est pas surprenante non plus. Le montant investi pour seulement 1.6% des parts est quant à lui plus que surprenant, je l’admets.
Premièrement, OpenSocial c’est un nouveau standard permettant aux développeurs de développer des applications sociales compatibles avec un grand nombre de sites sociaux, dont MySpace, LinkedIn, Viadeo , Xing, Plaxo et une dizaine d’autres plateformes. Oracle fait aussi parti des entreprises appuyant le projet. OpenSocial à l’avantage d’être basé sur des langages existants , Javascript, plus particulième AJAX. OpenSocial rendrait possible la création de nouveau site social regroupant plusieurs informations de différents réseaux sociaux. Du moins, il permettra son développement beaucoup plus rapidement. Tout cela est fort intéressant, mais cache une énorme bataille que ce livre Facebook, Microsoft et Google puisque ces réseaux sociaux fournirions bientôt des parts très importantes dans le marché de la publicité en ligne.
Deuxièmement, il faut comprendre que Facebook est une plateforme de développement propriétaire. Deux exemples concrets: le langage de programmation sur Facebook est propriétaire et les applications développées fonctionnent seulement sur Facebook. Par contre, l’engouement pour le développement est bien présent, puisqu’il y a plus de 100 nouvelles applications chaque jour et il y a plus de 7000 applications disponibles sur la plateforme Facebook, c’est assez impressionnant. (Source: Facebook statistics)
En comparaison, dans les années 1990 plusieurs entreprises de développement logicielles se sont attachées à la croissance de Microsoft dans le but d’installer leurs logiciels sur tous les ordinateurs. En fait, ces entreprises étaient à la recherche d’usager, d’audience, d’utilisateur, appelé cela comme vous le voulez. Maintenant le meilleur accès à ces usagers c’est le web. Il faut oublier l’ordinateur, ce ne sont que des terminaux permettant l’accès aux réseaux. Peu importe le système d’exploitation que vous utilisez, de plus en plus que le temps avance, votre navigateur devient votre terminal et le Web devient votre système d’exploitation(OS). Facebook à un modèle semblable à Microsoft dans les années 90 sur le point de vue des réseaux sociaux et c’est pour cela que Microsoft et Facebook, ça fait bon ménage. Facebook essaie de créer ce fameux terminal dans lequel les applications sont exécutées. En passant, je sais que j’exagère, mais c’est seulement pour faire bien comprendre le principe.
Le type d’application qu’on développe pour Facebook, des applications sociales, aura une croissance fulgurante dans les 5 prochaines années. C’est normal puisqu’avec le Web 2.0, la valeur d’un logiciel c’est le nombre d’usagers qu’il l’utilise et les données qu’on amasse, peu importe son prix. Pour ceux qu’y se demande comment rentabilisé un tel logiciel, c’est assez simple, c’est par la publicité. Plus qu’on a d’usagers, plus on génère des revenues publicitaire , même si le service est complètement gratuit. Google en est le parfait exemple, il ne vous coûte rien d’utiliser leur application et ils font énormément d’argent, plus de 95% de leurs revenues sont générer par la publicité.
Puisque Facebook est en ce moment le site social le plus «cool» et qu’il n’a pas vraiment de concurrent dangereux pour le moment, la meilleure solution était le regroupement des autres pour compétitionner cette plateforme. Est-ce que tout cela fonctionnera ? Est-ce qu’il y aura vraiment des développeurs pour OpenSocial ? À mon avis, la compétition amènera une amélioration générale des réseaux sociaux et c’est une très bonne chose pour le web. OpenSocial n’est pas un concurrent à Facebook, mais un complément. Il peut servir à aider les développeurs d’application Facebook. C’est que les développeurs d’applications sur Facebook ont tout avantage à développer leurs applications sur OpenSocial et partager les données de tous les réseaux sociaux. Des entreprises très importantes dans le développement d’application Facebook font partie du regroupement d’entreprises soutenant OpenSocial. C’est un excellent départ pour ce standard fort important pour le web de demain. Ils peuvent partager les données de leurs applications sur tous les autres réseaux sociaux en développement une version compatible OpenSocial. Ce qui s’en vient, c’est le «Social Site Match-up», enfin! Ça devient demandant de gérer son réseau sur différents sites et grâce à OpenSocial il sera possible de gérer ses différents réseaux sociaux dans une seule page web. Quel bonheur!
Est-ce qu’il y aura une augmentation du nombre de réseau social grâce à OpenSocial ? Ce n’est pas fou de penser que beaucoup de réseaux sociaux à faible trafic deviennent plus intéressants puisqu’ils partageront les mêmes données et pourront offrir les mêmes applications que les plus grands réseaux sociaux. Il y aura-t-il un «long-tail» de plein de petits réseaux sociaux ? Intéressant, n’est-ce pas ?
Détrompez-vous si vous pensez que vous devez ignorer Facebook. L’utilisation des réseaux sociaux est fort pertinente pour les entreprises et il ne faut pas laisser tomber Facebook. Selon Guillaume Brunet, Facebook est sans doute le meilleur terrain d’expérimentation pour le marketing internet sur les réseaux sociaux et il a bien raison. C’est vrai que Facebook est le terrain d’expérimentation par excellence pour s’approprier et tester de nouvelles méthodes en marketing internet. Mais je souhaite tout de même un grand succès à OpenSocial puisqu’il aidera à augmenter l’audience et donc élargir ce fameux terrain d’expérimentation.
D’ailleurs, je suis tombé sur cet article de The Economist et ils comparent cette saga à celle entourant Netscape dans les années 90. Je trouve que l’allusion est forte, mais une chose est sûre c’est que cette bataille ne fait que commencer puisque Facebook n’a nullement l’intention, pour l’instant, de joindre le groupe de développement OpenSocial.
Un article intéressant de Fred Cavazza: Pourquoi je ne crois plus en Facebook
Tags: audience, Facebook, OpenSocial, réseaux sociaux
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