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K3Média de retour de PHP Québec 2008
Bruno Caillé, le 19 mars 2008 à 11:25 am dans Web 2.0, Service Web, Événement, Programmation, Technologie, Logiciel libreTrois membres de l’équipe de développement de K3Média représentaient l’entreprise à la dernière conférence PHP Québec ayant eue lieu à Montréal. Jérôme Bascoul, Mathieu Ducharme et moi-même. Ce fut une belle réussite, l’événement faisant salle comble pour la première fois, ce qui démontre encore une fois l’implantation croissante de PHP dans la province.
Dans ce billet, je livrerai une petite synthèse de ma visite au Sofitel. Évidemment, sachez qu’il y a une énorme quantité d’information à notre disposition dans ce type d’événement. Chaque personne vient donc y chercher ce qui lui semble pertinent. En ce qui me concerne, je voulais rencontrer les vrais "pros". Ceux qui travaillent chez MySQL, qui ont les deux mains dans le noyau de PHP, qui produisent les innovations techniques nous permettant de demeurer créatifs et de livrer des applications de qualités. À ce chapitre, je n’ai pas été déçu.
Voici donc, chronologiquement, les détails :
JOUR 1 :
Performance-minded MySQL for PHP Developpers
Jay Pipes
Si la modélisation de base de données vous intéresse, sautez sur le dvd de cette conférence aussitôt qu’il sera disponible. Ou encore, cliquez ici pour en avoir un résumé de l’auteur. Jay Pipes travaille chez MySQL et il ne se contente pas de livrer les astuces éculées sur la bête. Il connaît visiblement le fonctionnement des différents engins (MyIsam, InnoDB…) et décrit en détail le fonctionnement interne d’une requête dans chaque cas. En plus de citer de multiples cas d’optimisation concrets de requêtes SQL ou de structure de données. Par exemple, les avantages à utiliser de multiples engins selon les tables et leur contenu, le partitionnement de données, la détection d’index inutiles, etc… Très intéressant et très pertinent.
Databases and SQL (un)patterns
Lukas Smith
Cela doit être difficile de voir la majorité de ses points se faire couvrir dans la présentation précédente. M. Smith s’est rapidement rendu compte que sa conférence était redondante avec la première et que plusieurs personnes assistaient aux deux, donc il a légèrement modifié sa présentation pour ajouter des éléments comparatifs entre MSQL, PostgreSQL et Oracle. Bien qu’intéressante, cette présentation n’avait pas la même profondeur que la première.
Rich desktop Applications
Raphaël Rougeron
Je ne savais que penser en lisant le résumé de ce séminaire car il semblait concerner des technologies propriétaires, mais il m’a grandement surpris. En fait, il s’agissait plutôt d’un comparatif entre Adobe Air et XulRunner. Clairement, le formateur penchait pour ce dernier, mais a joué le jeu de la description des deux, exemples à l’appui.
Bien que friand des solutions ouvertes, je dois avouer qu’Adobe air, était assez convaincant. Quelqu’un qui a des connaissances en HTML, Javascript, CSS, Actionscript peut recycler un projet, lui ajouter 2 lignes de codes et en faire une application desktop… impressionnant. L’intégration des différents outils d’Adobe n’est rien pour nuire.
XulRunner m’a semblé essouflé par rapport à la solution d’Adobe. Une syntaxe beaucoup plus aride (trop) pour le résultat escompté, lente à l’exécution, une pénétration du runtime très faible, bref alors qu’Adobe nous offre une solution clé en main, nous avons de l’autre côté une solution qui nous procurera de multiples migraines.
Maintenant XulRunner possède de belle qualités. En plus d’être une technologie ouverte, il y est plus simple de créer des composantes réutilisables (XBL) et de mieux moduler notre application. De plus, avec l’arrivée prochaine de Firefox 3.0, le runtime XulRunner sera inclu avec le fureteur. Ainsi, le tiers des internautes l’auront sur leur station et pourraient potentiellement installer des applications l’utilisant. Le rendu du Javascript sera aussi grandement accéléré donc le problème de vitesse devrait se résorber. Il y a donc un avenir pour cette technologie, qui sert déjà de base aux extensions de Firefox de toute manière.
Je crois que M. Rougeron frappe dans le mille en nous conseillant d’ailleurs de débuter par le développement d’une simple extension Firefox avant d’y aller avec la totale application si l’on veut suivre la voie Xul.
Une partie de cette conférence était consacré aux API REST et RESTFull. Très intéressant.
PECL : The PHP Language Workbench
Sebastian Bergmann
Quelquefois, un séminaire nous parle d’un truc et bien que nous savons que nous ne nous en servirons pas, cela nous fait aboutir sur d’autres choses. C’est un peu ce qui c’est passé avec celui-ci.
De toutes les extensions PECL que nous avons vues, je retiens parse_tree qui permet d’aller chercher toutes les informations possibles et inimaginables en format XML sur unr page PHP. Seulement, sans l’intervention d’un fichier XSLT, ces informations sont inutilisables pour un être humain normalement constitué!
Je trouvais l’idée d’aller chercher les informations sur les pages PHP géniale, mais l’utilisation de parse_tree me semble trop complexe pour le gain d’optimisation que nous pourrions en tirer. J’ai donc trouvé une extension PEAR PHP_CodeSniffer qui me permettra d’aller chercher les optimisations possibles aux pages PHP sur nos serveurs. Belle trouvaille.
Breaking the rules
Morgan Tocker
Je suis toujours impatient d’assister à un séminaire de quelqu’un de chez MySQL. Mais, je dois avouer que j’ai été déçu par celui-ci. Je m’attendais à des notions avançées de dénormalisations par un spécialiste, mais il ne s’agissait que de trucs génériques sur comment épargner son serveur mySQL. En résumé, la plupart des astuces pointaient vers un motto : “Enlever des trucs de votre MySQL, il roulera plus vite.” Ne pas utiliser de constraints, de checks, de foreign keys, épargne bien sûr du travail côté base de donnée, mais il en donnera davantage côté PHP… S’agit-il d’un gain réel tant au développement qu’à l’utilisation? Il n’avait aucun chiffre, benchmark test à l’appui. Bref, je ne suis pas convaincu.
JOUR 2
API Design in PHP
David Sklar
Passionnant, cette conférence. Le développement d’API fait appel à de nouvelles problématiques et cet architecte logiciel de chez Ning nous a livré de judicieuses astuces sur la maintenance de leur propre API.
Alors que dans le commun des développement, il est plus simple d’effacer que d’ajouter, la réalité s’inverse dans le développement d’API. Impossible de supprimmer une méthode sans subir des plaintes des usagers qui l’utilisent toujours. Si vous voulez déprécier un truc, vous le laisser actif combien de temps? Cela peut rapidement devenir un casse-tête.
La mentalité de Ning est de prévilégier l’expérience client au-dessus même du développement. Donc, si une façon de faire peut rendre un client plus heureux, malgré une perte d’optimisation, ce choix sera fait. L’idée est que l’usager ne devrait jamais être frustré par l’utilisation de l’API. Je crois qu’il s’agit d’une bonne ligne de conduite puisqu’un API pourrait être ultra-fonctionnel, mais très difficile à utiliser pour l’usager. Son succès en serait donc affecté davantage qu’avec un léger compromis sur les performances.
Aussi, les méthodes aux longues listes de paramètres sont proscrites car cela perd en clarté et en facilité de maintenance. L’utilisation d’un array est recommandée.
De plus, il est recommandé de débuter les noms de méthodes, de propriétés et de namespaces avec un préfixe identifiant clairement l’API (XN est celui de Ning). Ceci fait en sorte que les gens instinctivement n’altéreront pas ces items.
Comme Ning est un API RESTFull, il leur est facile d’inclure le numéro de la version de l’API demandée dans l’URL et de conserver plusieurs branches de l’API. Ainsi, les usagers utilisant des méthodes dépréciées pourront continuer d’utiliser la version voulue sans qu’elle ne soit "traînée" dans les branches futures.
Comme par exemple :
XN/ATOM/1.0/CONTENT…
Aussi, encore plus qu’ailleurs, l’importance est à la documentation détaillée de l’application. PHPDocumentor est une solution largement utilisée. Les tests unitaires sont aussi primordiaux dans ce type d’entreprise. Ning est récemment passé de Simpletest à PHPUnit pour les capacité accrues de ce dernier. Le fait de pouvoir automatiser des séquences de tests et de déclencher une notification à la moindre défaillance permet de déceler plus facilement une coquille qui s’est glissée dans quelque chose qui fonctionnait très bien autrefois, précisément le genre de bogue qui frustre les usagers d’un API. PHPUnit s’est d’ailleurs avéré être un outil fort prisé par plusieurs conférenciers.
Graph-Oriented Programming with PHP
Sebastian Bergmann
Ce séminaire présentait le "workflow engine" d’eZ Systems. Il s’agissait d’une présentation très "high level" et théorique sur le projet de thèse de doctorat de M. Bergmann. Je dois avouer que j’aimes voir des cas concrets et du code me démontrant les bénéfices d’une innovation. Je suis resté sur ma faim.
PHP and memcached – Giving your database server a break
Marc Wandschneider
La mise en cache… Le genre de truc que l’on connait tous sans jamais être parfaitement à l’aise avec tous les dillemmes que cela soulève. Cette formation réponds à plusieurs interrogations concernant une des façon les plus populaires d’accélérer l’accès à vos données, memcached.
À la base étonnemment simple, son concept est de réduire les allers-retours au disque dur, le maillon faible de la chaîne en terme de rapidité pour la lecture d’informations provenant de votre base de donnée. Memcached va utiliser votre mémoire vive qui est immensément plus rapide. Il s’agit tout simplement d’un gigantesque array contenant les informations que vous y déposez. Lors d’une requête, memcached va d’abord vérifier si votre valeur est dans l’array, sinon exécute la requête à la base. Tout simple.
Toutefois, memcached est bourré de trous. Par exemple, comme il ne s’agit que d’un giga-array, zéro sécurité. Aucune authentification possible. Ou si vous voulez barrer une entrée temporairement le temps qu’une transaction se termine, impossible de le faire via ce système. Faites très attention à ce que vous mettez dans votre cache.
L’autre faille est que pour être rapide, memcached doit être installé localement, grugeant des ressources précieuses de votre serveur. Bien sûr, il est paramétrable. Mais, pour être pleinement efficace, plusieurs serveurs doivent être greffé à votre memcached. Facebook a agi de la sorte. Ils ont des dizaines de serveurs dédiés à un memcached. Malheureusement, tous n’ont pas les moyens de Facebook.
Malgré tout, pour stocker de petites données bien choisies ne nécessitant pas de sécurité, memcached peut s’avérer un bon choix. À cela j’ajouterais toutefois le MySQL Query Cache. De cette manière, si jamais la donnée n’est pas trouvée dans l’array de memcached, un second niveau de caching se trouverait plus loin lors de la requête si cette entrée n’a pas subi de modification depuis.
Help! I found a bug in my code!
Derick Rethans
Toujours en version beta, xdebug est une extension PEAR permettant au développeur d’aller quérir davantage d’informations sur une erreur survenue en cours d’exécution ou encore d’optimiser son code.
Vous pouvez personaliser les indications d’erreurs fatales vous parvenant en paramétrant xdebug. Je vous invite à aller chercher le PDF de la conférence pour visualiser les différentes possibilités. Notez bien que le message d’erreur n’est pas nécessairement celui que vous auriez normalement, mais bien celui issu du compilateur PHP, souvent plus complet aux yeux du développeur.
Aussi, parmi les choses intéressantes, avec xdebug, vous serez en mesure d’identifier des écarts de temps, par exemple, combien de temps une fonction PHP a mis de temps à s’exécuter. Vous serez aussi en mesure de retracer les pointes de l’usage de la mémoire.
Comme je suis un visuel de nature, j’ai vraiment adoré l’idée d’activer le "profiling" et d’utiliser KCacheGrind pour visualiser les goulots d’étranglement de la page en un clin d’oeil. Idéal lorsqu’une page semble ramer sans raison.
Who am I? - The age of digital identity
Rob Richards
Ce spécialiste de la sécurité informatique, maniaque du respect de la vie privée sur le web a livré une conférence très intéressante sur OpenId versus les Information Cards (openinfocards pas celles de Microsoft!), Bien que l’on sentait son penchant pour l’une des deux solutions, il a livré une bonne description et une bonne analyse des deux plateforme. Je dois avouer que je ne connaissais aucune de ces technologies avant ce séminaire et j’en ai appris énormément. Bien qu’instructif, il reste encore beaucoup de travail pour que ce genre de techno devienne un standard sur le web. Premièrement, l’accessibilité de la chose. Ce n’est pas demain la veille que la personne plus ou moins “computer literate” va utiliser les information cards. Même le formateur s’y est repris à 5 fois pour que cela finisse par fonctionner! Bref, cela demeure pour l’instant une techno de “geeks”.
Côté sécurité aussi cela pose de nombreuse questions. OpenID est à mes yeux un danger public. Il faut vous procurer un ID auprès d’un fournisseur et vous authentifier chez lui à chacune de vos authentification, transaction sur le web… Je ne tiens pas à ce que Verisign ou quiconque possède de telles informations sur moi. Cela serait cent fois pires qu’un espiogiciels planté sur ma station. Et même si je fais confiance à Verisign, à qui sera-t-elle vendue dans le futur? Où irons mes infos? Un non-sens en terme de sécurité. OpenId a fait exactement ce contre quoi elle lutte. Bref, ils se sont plantés.
Concernant les information cards, cette techno a du potentiel si l’on peut traîner ses cartes avec soi, ce qui n’est pas encore le cas. Cela revient donc à dire que cette techno s’adresse pour le moment à ceux qui sauront héberger leurs identités chez eux afin d’en profiter partout. Un truc de “geeks” vous dis-je! Fort prometteur toutefois. Je retournerai voir où ils en sont l’an prochain.
Tags: adobe, Application, astuces, conférence, firefox, futur, Innovation, Internet, K3média, Montréal, MySQL, Optimisation Web, php, Québec, technologie, Trucs, veille, vie privée, Web, Xul2 commentaires
Salon des TIC 2008 à Québec
Geoffroi Garon, le 26 février 2008 à 9:25 am dans Événement, Technologie, Logiciel libre, Économie WebNous participons, Alain et moi, au Salon des TIC édition 2008 à Québec. Le thème de cette année est l’avenir des PME dans le secteur. Slogan : Allons-y pour des solutions d’affaires québécoises.
Nous avons déjà assisté à la conférence d’ouverture présentée par Patrice-Guy Martin, éditeur en chef du magazine Direction informatique. Sa question : « Y a-t-il un avenir pour l’industrie québécoise des TI » ?. Sa réponse : un oui mais avec quelques inquiétudes, surtout au niveau de la croissance de l’industrie et au niveaux de la relève des travailleurs dans le secteur. Par contre, il nous présente plusieurs tendances à suivre pour mieux performer. Les services Web (logiciel-service), le Web 2.0 et le communautarisme, plus de transparence, des courtiers en services Web.
D’ailleurs, M. Martin en a profité pour lancer son blogue attaché au site de Direction Informatique. Plus d’information sur sa conférence dans son blogue.
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La fin de Netscape, une page se tourne.
Bruno Caillé, le 7 janvier 2008 à 3:39 pm dans Technologie, Logiciel libreLe 28 décembre dernier, AOL annonçait la fin de tout développement et de tout support sur son fureteur Netscape Navigator. Effectif dès le premier Février 2008, cette décision n’affecte en apparence qu’un très faible pourcentage des internautes puisque moins d’un pourcent de ceux-ci utilisaient toujours le fureteur en question. Or, avec son abandon, c’est une page de la très courte histoire du web qui se tourne.
Marc Andreessen, après avoir participé au développement de Mosaic fut le fondateur de Netscape. Autrefois baptisé "Atlas" ce logiciel a vu le jour en 1994 et pouvait déchiffrer du HTML 2 et un peu de 3. En 1995, vu la popularité croissante de Microsoft Windows 95, Atlas (alors Netscape 3.0) est mis à jour avec l’apparence des fenêtres de ce dernier et une meilleure intégration au système d’exploitation. Par le fait même, pour la première fois pourras-t-on exécuter du code du côté de l’utilisateur avec l’arrivée d’un moteur javascript.
C’est en 1997 que Netscape Communicator (4.0) fera son arrivée avec un support CSS de niveau 1 et de layers.
En 1998, en réaction au procès anti-trust en cours contre Microsoft, Netscape rends ses fureteurs gratuits et diffuse ses codes sources sur le web. Le projet Mozilla est né. C’est d’ailleurs en Novembre de cette même année que Netscape incorporera NGLayout, son nouveau moteur de rendu à Mozilla, mieux connu aujourd’hui sous le nom de Gecko. Il est toujours utilisé aujourd’hui par Firefox, Camino et quelques autres.
Étant à cours d’oxygène, Netscape est vendu à AOL au coût de 8.98 milliards. Le développement du fureteur reprends lentement son cours et la version 6.0 du désormais "Netscape Navigator" voie le jour. Parallèlement, la version alpha de Mozilla se concrétise tranquillement.
Deux ans plus tard (Mai 2002), Netscape Navigator 7 voie le jour et, pendant ce temps, Mozilla 1.0 devient un fureteur stable et une alternative "open source" à Microsoft Internet Explorer.
Puis tout s’écroule. En 2002/2003, AOL sabre dans les ressources humaines chez Netscape. Microsoft achète la paix dans la poursuite anti-trust pour 750 millions, pire encore, Netscape devra dorénavant distribuer Microsoft Internet Explorer au lieu de Netscape Navigator. AOL procède à 50 congédiements supplémentaires, les derniers programmeurs qui oeuvraient sur Gecko et se débarrasse de Mozilla qui devient dorénavant un regroupement a but non lucratif.
Par la suite, rares furent les véritables mises à jour du fureteur qui a rendu l’âme à sa version 9 quelques années plus tard. Est-ce la mort d’un logiciel si exceptionnel que le web ne s\’en remettra pas? Bien sûr que non. Seulement il est très intéressant d’analyser le parcours de Netscape lorsque vient le temps de contempler son héritage. Si l’on fait abstaction des innovations technologiques qu’il a apporté au fil des ans (à la base, Netscape est le premier fureteur graphique avec un succès commercial), il est surtout celui qui aura tenté de maintenir sa place sur l’échiquier des navigateurs web lorsque Microsoft a voulu détruire toute compétition en insérant son Internet Explorer à même Windows.
De recours en recours, de poursuites en poursuites, Netscape avec un programmeur de formation à sa tête, s’est épuisé. Les innovations qui caractérisaient jadis ses premiers fureteurs se faisaient de plus en plus rares, les nouvelles versions peinaient à sortir. Lorsque AOL en a fait l’acquisition, le retard technologique de Netscape commençait déjà à être évident et la situation n’a jamais pu être renversée.
Jamais? Il ne faut jamais dire jamais. Netscape est mort, mais Mozilla, lui, a très bien survécu. De fureteur très marginal utilisé par des "geeks" par un très faible pourcentage des internautes, Mozilla est devenu Firefox et sa croissance est depuis vertigineuse. On l’estimait à 36% en Novembre dernier et il gagne environ 5 parts de marché par an! C’est 15% de plus que la dernière mouture d\’Internet Explorer (7) et il est le fureteur le plus utilisé au monde depuis Septembre 2007 (en excluant les versions). Si l’on combine toutes les versions d’Internet Explorer ensemble, un écart de 21% subsiste encore, mais la tendance est très nette, le public n’a pas adopté Vista et Explorer 7. L’écart se resserre.
Opéra, le fureteur favori de près de 2% des internautes vient de suivre le même chemin que Netscape. Il s’agit d’un logiciel développé en Norvège ne pouvant rivaliser avec le géant de Redmond. Ils sont jeunes, font montre de multiples innovations techniques (Opéra est probablement le fureteur le plus rapide et à la fine pointe de tous) et quelques jours avant l’annonce d\’AOL, ils ont déposé une plainte anti-trust contre Microsoft. L’objectif? Obliger Microsoft a retirer tous fureteurs de ses versions de Windows et obliger Microsoft à respecter les standards web dans ses fureteurs.
Netscape est mort, mais le germe qu’il a semé (Mozilla / Gecko) continue et continuera de faire des petits. Et il est très intéressant de constater comment Microsoft peine de plus en plus face à la montée de solutions ouvertes.
Communiqué de Netscape :
http://blog.netscape.com/2007/12/28/end-of-support-for-netscape-web-browsers/
Recours d\’Opéra face à Microsoft :
http://www.opera.com/pressreleases/en/2007/12/13/
Statistiques des principaux fureteurs :
http://www.w3schools.com/browsers/browsers_stats.asp
Petit historique de Netscape
http://www.eskimo.com/~bloo/indexdot/history/netscape.htm
Pour les nostalgiques qui voudront Netscape ou encore Firefox avec l\’apparence de ce dernier
http://browser.netscape.com/
Recours anti-trust contre Microsoft
http://www.mozillazine.org/talkback.html?article=3226
http://www.usdoj.gov/atr/cases/f1700/1763.htm
http://www.usdoj.gov/atr/public/press_releases/1998/1764.htm
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Cofundos.org: Financemenent collaboratif pour projets open-source
Mathieu Ducharme, le 24 octobre 2007 à 2:02 pm dans Technologie, Communauté virtuelle, Logiciel libreIl y a un assez gros buzz web aujourd’hui sur cofundos.org pour avoir piqué sérieusement ma curiosité, et j’ai ainsi découvert un projet avec beaucoup de potentiel.
Cofundos, un nouveau système web rendu public la semaine dernière¹, se veut une plateforme dédiée aux partages d’idées et du financement de projets de logiciel libre / open source. En gros, les praticipants du site peuvent proposer des projets, y ajouter des requirements et aussi promettre un montant qu’il donnera au développeur qui acceptera la tâche.
Puisque plusieurs personnes peuvent être payeurs, le concept veut que plusieurs personnes promettent de petits montanst en espérant que la somme devienne assez importante pour qu’un développeur y voit une offre assez alléchante pour se mettre à la tache. L’image du site de cofundos.org explique assez bien le processus:

Le concept n’est pas nouveau, on peut penser aux sites comme rentacoder.com (qui ont une réputation excécrable). Le problème de ces sites, c’est qu’il va toujours y avoir quelqu’un qui habite dans un coin du monde où le pire salaire (selon nos standards d’ici) semble acceptable pour faire le travail. Certains essaient donc “d’exploiter” des développeurs d’ailleurs plutôt que de payer un salaire décent aux professionnels locaux. Si je me fie à ce que j’ai entendu des résultats: you get what you pay for.
Alors pourquoi je crois en un projet comme cofundos? L’approche semble tout à fait différente. Les projets proposés sont open-source; à cela seul c’est une énorme différence.
Côté acheteur: Pas d’opportunistes qui espèrent faire un dollar facile sur le dos de codeurs du tier-monde. Le projet étant libre, le résultat sera partagé à tous.
Côté vendeur (développeur): Pas facile de faire accepter du mauvais code dans les systèmes de contrôle de source des projets libres. De plus, je suppose que pour plusieurs développeurs, la récompense $ sera un plus, et non pas la seule raison d’implémenter une fonctionnalité.
L’idée d’un système d’enchères pour “motiver” les développeurs de logiciels open-source n’est pas nouvelle, et les complexités d’un tel système sont énormes (que se passe-t-il si un développeur accete une offre payante mais que le responsable de l’application refuse ses modifications?). Le site de cofundos ne semble pas nécessairement avoir prévu tous les problèmes potentitels de logistique, mais je crois que ça demeure un truc à suivre de près, et peut-être même contribuber…
1: http://blog.aksw.org/2007/open-source-innovation-platform-cofundosorg/
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Intégration de meebome avec Kopete.
Mathieu Ducharme, le 1 octobre 2007 à 12:35 pm dans Web 2.0, Divers, Technologie, Travail collaboratif, Logiciel libreJe cherchais récemment une façon d’offrir du support technique directement sur un site web. Sans réinventer la roue. Des solutions de live chat, ce n’est pas quelque chose qui manque. Des applets Java, du flash, Ajax, des solutions en PHP, ASP etc… Protocoles IRC, XMPP/Jabber, skype, custom avec base de données MySQL etc…
Ce que j’aurais bien aimé trouver, c’était une solution open source en PHP/Javascript qui fonctionnait avec le protocole Jabber. La plupart des trucs (open-source) existants semblent être plutôt incomplet et plus destiné à intégrer des chatrooms (à la IRC) que de la communication 1-à-1 plus approprié au support technique en ligne. Et souvent, l’utilisateur (le visiteur du site) doit absolument se créer un compte pour pouvoir entamer la conversation, ce qui est hors de question ic — je veux que les gens puissent parler sans créer d’accompte et restant anonyme s’ils le désirent.
En cherchant des solutions plus complètes/intégrées, j’ai finalement trouvé un petit site assez intéressant: meebo.com. Notamment, le service meebome de cette entreprise. Peut-être connaissez-vous déjà meebo, qui a été souvent nommé à titre d’exemple d’application “web 2.0″ intéressante. Meebome est l’extension de ce service sur votre propre site; il s’agit d’intégrer un simple petit objet flash dans une page pour permettre aux visiteurs de communiquer avec vous par l’entremise de votre accompte meebo.
Ce qui est intéressant, c’est que meebo utilise le protocole Jabber pour sa connexion (c’est aussi le protocole utilisé par google talk, par exemple). Ce qui veut dire qu’il est possible d’utiliser son application de messagerie préférée, si celle-ci supporte ce protocole, plutôt que d’avoir à passer par le site web de la compagnie. Dans mon cas, mon application IM préférée est Kopete, et elle offre le support nécessaire. Voici, tout simplement, comment configurer son accompte meebo dans Kopete:


C’est tout! Il y a quelques petits défauts, par exemple avoir à “approuver” chacune des personnes qui se connectent sur le site pour qu’ils puissent voir le statut online. Sinon c’est assez cool de pouvoir jaser avec les visiteurs d’un site directement à partir de mon desktop KDE…
Tenez, essayez-le:
Pour l’intégration sur les sites, c’est à voir… Ce n’est jamais évident de devoir se fier à un service 3rd-party pour ses fonctionnalités, et c’est toujours bien gênant de me pas avoir les sources et donc de devoir faire aveuglement confiance au code des autres… mais pour un site personnel ou blog, je crois que c’est la solution la plus simple présentement disponible…
Tags: KDE, kopete, Linux, livechat, Trucs, Web 2.01 commentaire
Événements : SQIL 2007, Semaine québécoise de l’informatique libre et Colloque : Cultures libres, innovations en réseau
Geoffroi Garon, le 7 septembre 2007 à 10:29 am dans Événement, Technologie, Logiciel libre, Économie WebCette année, c’est la 4e édition de la SQIL - Semaine québécoise de l’informatique libre dont l’objectif est de promouvoir le logiciel libre et d’entretenir une relation de confiance et de partage entre les usagers et ces logiciels à travers l’entraide et l’échange de connaissances. Elle aura lieu du 15 au 23 septembre 2007 prochain avec plusieurs activités partout au Québec. Voici le Calendrier des activités.
Pour ma part, je vais très certainement assister à quelques conférences du Colloque : Cultures libres, innovations en réseau, présenté par le LabCMO, les 17 et 18 septembre à l’UQAM.
Le colloque "Cultures libres, innovations en réseau" réunira pour deux
jours une trentaine de conférenciers et conférencières du Québec et de
la France. L’objectif de ce colloque est de discuter, à partir de
différentes perspectives disciplinaires, des "cultures libres", ces
formes de collaboration et d’innovation en réseau qui émergent autour
du logiciel libre.
Consulter le programme.
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