Colloque sur le Web participatif à l’ACFAS 2008

Geoffroi Garon, le 8 mai 2008 à 3:29 pm dans Facebook, Tendances, Web 2.0, OpenSocial, Service Web, Événement, Technologie, Communication, Travail collaboratif, Communauté virtuelle, Web social, Média sociaux, Économie Web

J’ai eu l’occasion lors de la semaine de la 76e édition de l’ACFAS (Association francophone pour le savoir) de participer à la première journée du colloque intitulé Web participatif : mutation de la communication ? sous la direction de Serge Proulx et de Florence Millerand.

Voici des résumés en vrac des différentes présentation de la journée :

Daniel Kaplan et l’EntreNet

Le premier conférencier était Daniel Kaplan, directeur général du Fing (Fondation internet nouvelle génération) en France. Il est venu nous parler du concept de l’EntreNet et des mouvances du Web d’aujourd’hui.

3 éléments de crise :

  • Il y a un passage de l’utilisation des blogues vers l’utilisation des réseaux sociaux (Facebook).
  • Les grandes plates-formes non pas encore trouvé le modèle économique le plus efficace.
  • Les médias traditionnelles reprennent leur rôle de leader dans la communication publique.

Nouveauté et défi :

 


DataPortability - Connect, Control, Share, Remix from Smashcut Media on Vimeo.

Pour aller plus loin, le FING a lancé un programme d’action sur les identités actives (avec www.identitesactives.net). À lire et a contribuer.

Selon lui, le Web social est plus basé sur les relations que sur la participation, de là une explication du bascule de l’utilisation des blogues vers celui des réseaux sociaux.
 

Alexandra Bal et l’intelligence artificielle dans SecondLife

Alexandra Bal est professeur chercheur à l’Université Ryerson de Toronto. Elle est venu nous présenter une conférence sur l’emergence de communauté de pratiques humaines et artificiels dans SecondLife.

Des chercheurs du Rensselaer Polytechnic Institute ont créé Eddie, un avatar complètement informatique ayant des comportements d’un enfant de 4 ans grâce à l’intelligence artificielle.

Elle s’intéresse aux comportements et aux modèles économiques qui émergent dans les mondes virtuels comme SecondLife. Des agents intelligents, comme Eddie, pourront "vivre" dans ces univers parallèles et cohabiter avec des avatars manipulés par des humains. Nous verrons apparaître des environnements de plus en plus hybride entre réel et virtuel.

Les deux conférenciers sont complémentaires aux niveaux de l’identité et de la représentation dans les espaces numériques.

Beaucoup de bonnes conférences et de bonnes pistes de réflexions sur l’avenir du Web et des mondes virtuels.

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3e Mardi | Third tuesday Montréal : 3e édition avec Pierre Bouchard

Geoffroi Garon, le 15 avril 2008 à 3:19 pm dans Web 2.0, Média, Blogue, Stratégie, Relations publiques, Facebook, Tendances, Communication, Web social, Média sociaux, Événement, Marketing Internet

3MTT_logo.jpg

3e Mardi | Third Tuesday Montréal est un événement mensuel sur les thématiques des médias sociaux initié par Michelle Sullivan et une équipe que nous avons le plaisir de supporter et de commanditer. Voici la description plus officielle :

"3e mardi | Third
Tuesday Montréal est un rendez-vous mensuel sur l’évolution des médias
sociaux et leurs applications multiples dans le domaine des
communications. Des professionnels en relations publiques et en
marketing intéressés par le phénomène des médias sociaux se réunissent
chaque mois pour échanger avec un expert-conférencier invité. Ces
rencontres informelles sont aussi une occasion de réseauter avec les
acteurs du domaine.
Le dialogue est ouvert!

Les rencontres ont lieu au Lolita Lounge
96, rue Sherbrooke ouest — coin Saint-Urbain
Montréal

Ces sessions sont gratuites"

Vous pouvez vous inscrire sur le groupe Facebook 3MTT pour avoir un suivi des activités.

Pour cette 3e édition, c’est Pierre Bouchard qui sera l’expert invité.

"Pierre Bouchard puisera dans sa vaste expérience pour nous présenter
une stratégie de communication dans laquelle les médias sociaux ont
joué un rôle important. Le cas exposé sera celui d’un promoteur
immobilier cherchant à dialoguer avec les résidents d’un quartier où il
envisageait de construire un projet."

Pour un texte interview avec le principal intéressé, lisez Un promoteur ouvre le bal du Web 2.0 de Gaël Le Corre de Inteligia.

Aux plaisirs de vous y voir.

 

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Conférence AMM-PCM : Facebook dans un contexte d’affaires

Geoffroi Garon, le 2 avril 2008 à 8:05 am dans Web 2.0, Stratégie, Relations publiques, Facebook, Tendances, Commerce électronique, Communication, Technologie, Marketing Internet

Facebook AMM-PCM

L’Association de marketing de Montréal organise avec LesAffaires.com et HEC Montréal, cette conférence sur l’usage de Facebook dans un contexte d’affaire. C’est Guillaume Brunet (Transcontinental) et Guillaume Bouchard (NVI) qui font la présentation :

 

Guillaume Bouchard - Les groupes et pages Facebook

Groupes Facebook - pour tous et relations publiques

  • Outils pour des discussions
  • Thématiques très variées (Humour, Cause, social)
  • Peu d’outils sociaux
  • Pas de suivi statistiques
  • Peu flexible

Comment promouvoir les groupes

  • Utiliser les influenceurs de votre industrie
  • évelopper autour d’une idée rassembleuse
  • Engagez vos employés pour diffuser l’information
  • Faire de la veille et être transparent
  • Viraliser vos amis
  • Être à l’écoute VS le contrôle

Pages (fans) Facebook - pour l’entreprise

  • Personnalisation plus grande (applications)
  • Plus d\’interaction avec les membres et effet de Buzz (mini-feed)
  • Accès à des données statistiques
  • Plus grande crédibilité aux yeux des utilisateurs
  • Visibilité dans les moteurs de recherche (!)
  • Sentiment d\’appartenance
  • Achat de publicité vers la page

Guillaume Brunet - Les applications Facebook

Les applications étaient à la base créé par des individus (geeks), mais maintenant il est possible pour l\’entreprise de créer des applications lier à leur modèle d\’affaire.

Étude de cas : DuProprio.com

Objectifs : Appuyer le positionnement de leader innovant dans la vente de maison au Québec et générer du traffic sur le site Web.

Stratégies : Créer une affiche virtuelle, permettre de faire savoir à son réseau que nous vendons notre maison.

Résultat : Pour deux jours de travail,bon retour sur investissement

Étude de cas : Recettes.qc.ca

Objectifs : Générer de nouveaux revenus, Accroître le nombre de visiteur sur le site de www.recettes.qc.ca

Stratégies : Créer des titres de plongueur à grand chef pour ceux qui participent le plus.

Recettes du succès pour une applications Facebook

  • Il n\’est pas trop tard pour créer un succès
  • La clarté et la simplicité
  • Sortez votre application le plus tôt possible
  • Améliorez-le le plus souvent possible (rapidité et flexibilité)
  • La coopération et le partage mène au succès (fan page)
  • Copier les applications à succès dans d\’autres domaines
  • Les mesures statistiques sont importantes
  • Succès vient du cycle de chaos à ordre
  • l\’influence de masse est importante à considérer

Publicités sociales sur Facebook

Publicité ciblée avec MSN Adcenter (bannières) avec des CPM de 1$. Les gens cliquent moins dans Facebook mais pas cher.

Facebook Ads - FLyers ou annonce sociale avec soit des CPM (affichage) ou CPC (résultats). Ciblages avancés, Taux de conversion plus efficace, intégration de contenu.

Des environnements commandités (ex. Apple 300,000$ pour 3 mois), très personnalisé, beaucoup de membre, design de la marque, et incluent de la promotion. Ici au Canada, la Banque TD là utilisé. Ils ont développé l\’application "Split it". Depuis août 2007, 11,000 membres! Est utile pour parler au marché, de faire savoir que l\’entreprise est actives.

Enjeux légaux

3 avenues possibles :

  • Droit sur la marque (protection de la confusion)
  • Diffamation (atteinte à la réputation, responsabilité civile)
  • Vie privé

Actuellement, les entreprises utilisent la peur…

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Conférence de presse - Netendances 2007 du CEFRIO - Évolution de l’utilisation d’Internet au Québec

Geoffroi Garon, le 19 mars 2008 à 11:26 am dans Blogue, Ressources, Média, Stratégie, Consommation, Statistiques, Service Web, Facebook, Tendances, Commerce électronique, Économie Web, Communication, Communauté virtuelle, Événement, Média sociaux, Marketing Internet

logo-netendance_1.png 

Encore cette année, le CEFRIO nous présente les résultats de Netendances 2007.

Cette enquête menée auprès de 140,000 québécois s’intéresse à leurs habitudes de navigation et à leurs propensions à faire du commerce électronique. La tranche d’âge est de 18 ans et plus.

Les points marquants 2007

  • Utilisation d’Internet sur une base régulière : 71,4% d’adultes en 2007 (65,8% d’adultes en 2006)
  • Positionnement international plus important du Québec, en avant du Canada et à égalité avec les États-Unis
  • Homme (74%), femmes (69%) de 18-24 92%) et de 25-34 (88%)
  • 88% ont des revenu de ménage supérieur à 60,000$
  • Étudiants (95%) et professionnels (90%)
  • L’ordinateur portable est plus populaire 32% EN 2007 (22% en 2006)
  • 59 % ont une connexion haute vitesse en 2007 (57% en 2006)
  • 10% accès à Internet par cellulaire
  • 44% d’utilisation de la téléphonie IP et cable en 2007 (16% en 2006)
  • 30% des québécois achètent en ligne (commerce électronique), doublé depuis 2003
  • 47% ont confiance en la sécurité des transactions en ligne
  • 27% en 2007 téléchargent et écoutent de la musique sur Internet(63% chez les 18-34 ans)
  • 19% en 2007 téléchargent et visionnent de la vidéo sur Internet (49% chez les 18-24)
  • 16% en 2007 participent à des jeux en réseaux ou individuel sur Internet
  • 25 % consultent un blogue (49% chez les 18-24 et 41% chez les 25-34)
  • 8% écrivent sur un blogue (18% chez les 18-24)
  • 18,8% utilisent un Wiki (45% chez les 18-24)
  • 17% participe à un site de réseautage social comme Facebook et MySpace (52,6% chez les 18-24 ans)
  • 16% téléchargent de la baladodiffusion (Podcast) (42% chez les 18-24)
  • 15% utilisent des sites de partage photo (Flickr) (25,8% chez les 18-24)
  • 11% utilisent des sites de partage de vidéo (Youtube) 25% chez les 18-24)
  • 4,5% ont adhéré à un fil RSS (12% chez les 18-24)

Bref, le Québec en meilleure position au niveau international, vie une démocratisation progressive, utilise plus les technologies mobiles, ont plus confiance dans l’Internet et dans le commerce électronique, et ont note en engouement pour le Web 2.0 où ils peuvent participer.

Mise en perspective

Phillipe Le Roux de VDL2 nous présente une mise en contexte selon 3 défis.

Génération

  • La génération Web (18-34 ans) est déjà là ! Ce n’est pas la génération Y qui va tout boulverser, mais la W (pour Web) et elle est déjà en train de transformer la société. Ils sont près à faire autrement, mais la société n’est pas prête, elle doit s’adapter rapidement. Le concept de l’entreprise 2.0, sujet du prochain Webcom Montréal 2008, est de plus en plus pertinent.

Économique

  • Internet est le média majeur pour les 18-34 ans à 90% (35-54 ans à 77%)
  • Les entreprises ne sont pas prête, les budgets publicitaires ne sont pas suffisant sur Internet. Il y a un potentiel à développer.
  • Une majorité de gens trouve que les transactions sur Internet sont sécuritaire.

Social

  • Le fossé numérique est flagrant parce que les moins instruit (primaires) à 80% ne sont pas sur Internet
  • Chez les plus pauvres non étudiants (20,000$ et moins) 63% non pas Internet
  • Nécessité d’intégration important pour l’emploi

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Facebook disponible en français

Mathieu Bélanger, le 8 mars 2008 à 4:43 pm dans Web 2.0, Facebook, Web social, Communauté virtuelle

C’est officiel, après l’espagnol, Facebook est maintenant disponible en français. Son interface est presque traduite à 85% (ce n’est pas le cas des applications). C’était attendu pour la fin mars et plusieurs blogueurs en ont déjà parlé (ici,ici,ici,et ici). Est-ce que le nombre d’inscriptions augmentera d’une façon significative? Je crois sincèrement que l’augmentation des nouveaux membres au Québec sera stable, mais l’enjeu est plutôt au niveau de la France. Pour le moment, il y a 1 096 366 membres dans le réseau France sur Facebook. Ce n’est pas beaucoup si on compare avec le réseau Montréal, le réseau compte 551 557 membres. Si on le compare avec le ratio de population des deux réseaux, le ratio sur Facebook n’est pas du tout le même. Est-ce qu’il y aura 10M de membres en France d’ici 1 an sur Facebook ? Est-ce trop tard ?   

Comment faire pour modifier votre interface de Facebook en français ? Allez dans la section Account (disponible dans le haut de l’écran à votre droite). Par la suite, cliquez sur le dernier onglet ‘Language’. Il ne vous reste qu’à choisir le ‘language’français dans la liste déroulante. Voilà. 

Sachant que nous sortirons prochainement une application Facebook pour l’un de nos clients et qu’elle est entièrement en français, c’est une excellente nouvelle et un super bon ‘timing’.  

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Cartographie de l’utilisation des médias sociaux en 2007 comme Facebook, My Space, Orkut, Bedo, CyWorld, Skyblog et Hi5

Geoffroi Garon, le 26 février 2008 à 9:41 am dans Facebook, Tendances, Web 2.0, Stratégie, Service Web, Technologie, Média sociaux, Économie Web, Communication, Communauté virtuelle, Web social, Marketing Internet

Mathieu, grâce à Twitter, me fait connaitre une cartographie (carte) de l’utilisation des médias sociaux par pays et par continent en 2007 publié sur le journal Le monde.

carte-mediasociaux-2007_1.png

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3 tendances marketing en 2008 : Social, mobile et expérientiel

Geoffroi Garon, le 21 janvier 2008 à 10:19 am dans Facebook, Blogue, Tendances, Média sociaux, Communauté virtuelle, Web social, Marketing Internet

Selon le magazine Marketing News publié par l’AMA (American marketing association), l’histoire du marketing en 2008 sera celle des réseaux sociaux, de la mobilité et de l’expérience sensoriel. Voici un résumé (libre) des propos du journal.

Marketing social

On parle des blogues, des communautés Web et des réseaux sociaux (Facebook, MySpace, Capazoo, etc.) comme l’eldorado pour rejoindre des publics de plus en plus dispersés. Cette année sera le "tipping point", le point de bascule d’une masse d’utilisateur assez nombreuses et expérimentés qui s’informent, communiquent et collaborent avec ces médias plus sociaux. On parle aussi bien sûr du marketing viral, du bouche à oreille numérique. On parle finalement d’un accroissement marqué de l’investissement publicitaire en ligne et dans ces médias sociaux. Pour le marché américain, eMarketer évalue l”investissement publicitaire de 350 millions en 2006 à 900 millions en 2007 ! Suivant cette tendance, il prévoit 2,170 milliards en 2010 !

Marketing mobile

L’univers des cellulaires explosent avec de meilleures qualités d’écran (voir le iPhone de Apple, pas encore disponible au Canada!), de l’accès Internet plus rapide et des usages de services Web (GoogleMaps mobile, Facebook mobile) de plus en plus efficace. Atteindre des clients et des publics ciblés par l’entremise de marketing mobile est devenu ou sera bientôt rentable. La génération Web, utilise les SMS à profusion, aura son impact sur les choix de stratégies marketing en 2008. Reste à voir !

Marketing expérientiel

L’essayer, c’est l’adopter ! Le marketing de marque avec le marketing événementiel essaient de faire vivre une émotion au consommateur. En offrant des expérience multimédia, de permettre de toucher et de manipuler des objets, le client devient un ambassadeur, un fan qui peut transmettre votre message à son réseau. Le viral est de mise quand on sait que les commentaires de ses amis et connaissances sont plus crédibles que le message publicitaire lui-même.

En fin de compte, c’est 3 stratégies marketing sont intimement interreliées parce qu’elles font appelle à l’humain, avec ses besoins de socialiser, de vivre des sensation et cela n’importe où !

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Facebook, vers l’isolement technologique d’une communauté ?

Bruno Caillé, le 21 janvier 2008 à 9:12 am dans OpenSocial, Facebook, Communauté virtuelle

Zuckerberg500big.jpg

Nous avons souvent fait mention sur cette tribune de l’éternel défi devant lequel se retrouvait Facebook, de par la nature de son service. Alors que les développeurs d’applications possèdent déjà une vaste expertise avec des outils sans cesse amélioré depuis des années ayant élevés les standards du web, Facebook oblige le développeur à suivre ses règles en développant dans son canevas sans faire usage de librairies externes.

Aussi, comme nous vous l’annoncions le 3 Janvier dernier, Facebook permettait l’inclusions de librairies Javascript si son standard FBJS était respecté. Ceci constituait une amélioration, certes, mais, comme nul ne peut se permettre de prendre le temps de "traduire" sa librairie préférée au standard FBJS afin de pouvoir livrer une application Facebook dans des délais raisonnables, une seule option subsiste : couper au plus simple. Voici précisément ce qui cause le fameux : "Cette application était une bonne idée à la base, mais elle semble manquer le petit quelque chose que je retrouve souvent ailleurs sur le web qui en ferait vraiment quelque chose d’intéressant.". Ce nivellement par le bas, Facebook l’a compris et nous offre désormais une piste de solution, non pas en ouvrant davantage sa plateforme, mais en créant lui-même ses propres librairies. De zéro.

Attardons-nous quelques instants sur cette réaction du géant du web social. Bien sûr, plusieurs de ses applications réussissent déjà fort bien a tirer leur épingle du jeu en ayant appris les exigeances de développement Facebookiennes et le fait d’accorder une nouvelle librairie permettant des effets d’animations ou des capacités Ajax aux développeurs ne fera qu’augmenter la qualité générale de la plateforme Facebook.

Par contre, en agissant de la sorte, Facebook s’asseoie sur son succès et impose son quasi monopole de communauté virtuelle. En cette ère de standardisation du web, Facebook fait présentement figure de joueur solo. De plus en plus, le web se forge une entité à la fois unique et globale et non plus un double standard comme par le passé. Internet Explorer 8 promet un support complet aux CSS de niveaux 3 et Microsoft subit présentement un recours provenant d’Opéra qui les obligerait pour la première fois à suivre les standards W3C. Suivre ces standards se résumerait à deux choses pour nous : faciliter le développement multi-plateforme et faciliter l’expérience des utilisateurs. Avec la montée du logiciel libre, de langages et d’outils "open source" qui démocratisent l’informatique et ont grandement contribués a augmenter les standards de qualités sur le web, le public s’est habitué à élever la barre un peu plus haute. Pendant qu’au Québec l’on sort des statistiques sur l’accessibilité des sites web aux personnes souffrant d’handicap visuel ou auditif, Facebook débute de rien une librairie de code effectuant des tâches que l’on retrouvait déjà ailleurs… gratuitement.

Ceci n’altère en rien les bons côtés de la plateforme. Cependant, il faut réaliser que Facebook à main mise sur absolument toute innovation pouvant être insérée dans une application. Bientôt, vous verrez des animations (autres que Flash) sur votre application préférée et vous saurez que c’est parce que la plateforme "le permet" désormais avec "son" code. Afin que ceci n’aie pas l’air trop "Big Brother", le code de Facebook a été créé de façon telle qu’il est également réutilisable hors-Facebook.

Il serait intéressant de voir ce que la plateforme deviendrait si le développement n’était pas freiné par Facebook même. L’on impose aux développeurs d’apprendre FBML au lieu d’HTML, FBJS au lieu de Javascript, FQL au lieu de SQL… et le code final est toujours "débarrassé" de tout élément que le canevas de Facebook ne serait pas en mesure de rendre. Bien que très utiles en ces années de succès et pas très compliqué pour le commun des mortels à acquérir, toutes ces connaissances ne sont utiles que dans le contexte de Facebook et ne sont pas transférables ailleurs pour le développeur. Facebook s’est isolé dans une architecture technologique qui le forcera à repenser son modèle à chaque fois qu’une nouveauté arrivera sur le web. Dès lors, ils devront réinventer la roue de zéro encore une fois et construire un module "permettant" aux développeurs de ce servir de cette nouvelle trouvaille dont tout le monde a un urgent besoin. Le danger est que le cycle de développement de ce module ou de cette nouvelle librairie sera beaucoup plus lent que quiconque voudra concurencer Facebook sur une base ouverte, OpenSocial ou autre. Il sera intéressant de voir ce que les gens vont privilégier. L’approche contrôlé où tout passe sous le bistouri de Facebook ou encore l’approche ouverte ou la courbe de développement technologique sera beaucoup plus prononcé.

Lorsque l’on y pense, Facebook vient d’annoncer la sortie d’une librairie de code FBJS permettant de faire des animations. Nouveau language calqué sur Javascript, nouvelle librairie. Scriptaculous y travaille depuis déjà depuis plus de 3 ans, une éternité en web. Yahoo! aussi possède de tels scripts de même que plusieurs autres. Et tous en Javascript. Tous fiables et stables. Est-ce que ce que Facebook nous annonçait aujourd’hui était digne d’une innovation technologique? Assurément pas.

Nouvelle librairie animations Facebook
http://developers.facebook.com/animation/

Scriptaculous
http://script.aculo.us/

FBJS
http://wiki.developers.facebook.com/index.php/FBJS

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Plusieurs changements en Beta pour Facebook

Bruno Caillé, le 3 janvier 2008 à 2:11 pm dans OpenSocial, Facebook, Web social

Plusieurs modifications en cours du côté de la plateforme Facebook en ce début d’année 2008. Il faut croire que le géant du web social n’a pas pris de vacances du temps des fêtes et nous arrive avec une suite de nouveautés qui sont très clairement destinées à faire contrepoids à OpenSocial.

Ces changements sont tous destinés à donner plus de latitude aux développeurs dans le canevas Facebook afin d’optimiser et de maximiser la qualité des applications.

La plus grande innovation réside certainement dans la gestion effectuée par Facebook de ses pages. Afin de se construire, chaque page d’une application passait obligatoirement le supplice de faire trois aller-retours entre votre poste de travail, la plateforme Facebook (la couche de donnée, l’API) et le serveur d’applications (qui construit l’FBML) avant de finalement s’imprimer sur votre écran. Fonctionel, mais laborieux. Et avec l’arrivée d’OpenSocial qui en un seul aller-retour peut effectuer le travail et ne vous limite pas à du FBML sur un canevas très strict, la compétition devenait inégale.

Facebook à donc sabré un aller-retour (requête # 4 et 5 sur Fig. 1) en créant des requêtes FQL préchargeables. Le développeur n’a qu’a les spécifier dans son code et les ajouter programmatiquement comme propriétés de son application. Lorsque la plateforme émettra une requête vers le serveur d’application (requête # 2 sur Fig. 1), elle contiendra déjà le résultat des requêtes FQL de l’application et le FBML sera prêt à être entièrement généré par le serveur d’application qui retournera la page à Facebook, puis à l’usager.

Fig 1.

facebook_requests.png

Fig 2.

opensocial_requests.jpg

Dans la même veine, il sera désormais possible d’inclure des fichier Javascript (compatible au standard FBJS) et des feuilles de styles dans vos pages d’applications. De cette manière, il sera possible de stocker des parties du code dans la mémoire cache du fureteur et ainsi optimiser le rendu des pages. Ceci peut paraître une bien mince optimisation, mais du point de vue où Facebook traite et vérifie et “nettoie” tout le code qui entre dans ses canvas, répéter cette opération à chaque rendu de page devenait très fastidieux. Et de permettre l’usage de librairies javascript aux développeurs leur permettera de coder plus proprement et de manière plus efficace, comme sur toute autre plateforme. Cependant, Facebook repassera sur chaque balise écrite par le développeur et réécrira les balises à son goût… et ce à chaque rendu de page… On accorde donc davantage de liberté aux développeurs, mais en conservant le contrôle entier sur la plateforme et son fonctionnement, au prix de ralentir quelquefois l’ensemble de ce dernier.

En définitive, cette refonte majeure va substantiellement accélérer le visionnement de vos pages d’applications sur Facebook et va faire en sorte que l’écart avec OpenSocial se réduira au niveau de l’optimisation. Toutefois, comme OpenSocial n’a pas de rendu FBML à gérer et n’impose pas de canevas avec toutes les notions de “nettoyage” (vu comme un carcan par plusieurs), OpenSocial jouit probablement d’un avantage naturel sur les cycles de processeurs.

Sur une note plus mineure, Facebook autorise maintenant les témoins (cookies) sur ses applications. Ils seront stockés sur le serveur de Facebook, seront reliés à votre application et demeureront donc actifs peu importe le fureteur ou l’ordinateur utilisé. Rien de bien innovateur ici, mais le fait de pouvoir réaliser cette avancée dans le contexte du canvas très strict de Facebook est désormais intéressant et suscite la question suivante. “Devrions-nous nous réjouir devant l’opportunité que nous offre Facebook de maintenant créer des témoins ou encore nous demander pourquoi quelque chose d’aussi primaire en web ne figurait pas déjà sur cette plateforme?”.

Encore une fois, la faille de Facebook est son désir de tout garder homogène sur une seule et unique plateforme, un seul canevas : facebook.com. Créer un témoin est une chose très simple en web, mais lorsque l’on nous fait transiter par un canevas sur une plateforme distante (Facebook) pour en créer un, cela peut devenir très fastidieux et causer de sérieux maux de têtes aux gens de Facebook.

Aussi, autre frustration des développeurs Facebook, l’utilisation du Javascript a été quelque peu amélioré. Il est désormais possible d’effectuer des requêtes asynchrone (ajax) sans avoir à contourner le canvas dis-t-on ouvertement sur le site de Facebook… Encore une fois, les apparences jouent contre Facebook et ils semblent colmater des brèches et réinventer la roue pour des choses déjà existantes et simples. Faire une requête ajax ne demanderait pas tant de travail aux gens de Facebook s’ils permettaient l’usage de librairies telles Prototype ou Scriptaculous.

OpenSocial en est toujours à son API 0,6 et n’est pas encore considéré stable pour passer des applications en production, mais Facebook semble déjà pallier à ses principales lacunes en vue de conserver sa croissance actuelle. 2008 s’annonce passionnante! Bonne année à tous!

Facebook Beta :
http://www.beta.facebook.com/

Sources :
http://developers.facebook.com/news.php?blog=1&story=62
http://wiki.developers.facebook.com/index.php/Category:Beta_Feature

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Difficile fin d’année pour Facebook

Bruno Caillé, le 20 décembre 2007 à 5:12 pm dans OpenSocial, Facebook, Web social

2007 à été une année fort profitable pour le géant du web social. D’abord détrôner MySpace, ensuite refuser une offre d’un milliard de Yahoo, conclure un marché avec Microsoft et une entente publicitaire pour l’international alors que sa valeur avoisine désormais les 15 milliards de dollards…

Toutefois, d’un point de vue de développeur, plusieurs changements pourraient s’amorcer en 2008. Bien que sa base d’utilisateur (59 millions à ce jour) en fasse un joueur dans une classe à part, Facebook a maintenant un concurent de taille en OpenSocial.

Il sera plus naturel au commun des développeur de développer dans les technologies web de leur choix sous OpenSocial que sous Facebook. Nul besoin d’apprendre un langage d’un tiers-parti, plus aucune limitations sur le Javascript pouvant être inséré dans les pages, etc… Il sera donc possible de développer une application OpenSocial en réutilisant des librairies de codes telles Prototype et Scriptaculous ou tout autre tant côté client que serveur.

En définitive, là où Facebook réinvente la roue et force le développeur à suivre ses règles (qui changent à un rythme régulier), OpenSocial est plus ouvert et laisse le développeur l’utiliser davantage comme un outil que comme une plateforme et une finalité en soi.

Donc comme le développeur aura moins les mains liées pour concevoir son interface, il est à prévoir que la qualité des applications OpenSocial surclassera rapidement celles des applications Facebook. Ajoutons à cela la portabilité des applications OpenSocial qui pourront être intégrées sur n’importe quel site, ceci est une plus-value que Facebook devra trouver un moyen de concurencer.

Le succès de Facebook repose sur le réseau social établi entre les gens et leurs connaissances, mais est entretenu en bonne partie par l’abondante quantité d’applications disponibles sur la plateforme, plus de 7000 en ce moment. Les gens pourraient être tentés par la facilité d’utilisation et les possibilités multiples d’OpenSocial pour leur besoin de développement. En tel cas une érosion de l’activité des usager serait très probable.

De plus, cette semaine Facebook raflait la troisième position du palmarès de PC World des 15 plus grandes déceptions techniques de l’année. Facebook Beacon et ses intrusions à la vie privée, dont nous avons traité dans un précédent billet, sont au banc des accusés.

Des centaines de milliers d’usagers n’ont pas prisé la tangente que Facebook a prise avec Beacon, son président a même dû sortir pour sauver les meubles avant que les milliers ne deviennent des millions. Le lien de confiance que Zuckerberg avait réussi a créer entre sa plateforme et ses usagers est désormais sérieusement entamé.

Aussi, dans les dernières semaines, des chaines de courriels ont fait la vie dure à Facebook en demandant aux gens de ne pas s’y inscrire et de ne pas y inscrire ses informations ou encore d’y placer ses photographies.

La riposte à toutes ces attaques est venue hier avec l’annonce que Facebook travaillait à faciliter l’ajustement de vos paramètres de vie privée concernant votre profil et vos photographies en passant par votre liste d’amis.

Vous aurez remarqué que toutes les mentions à OpenSocial sont faites au futur. La raison étant que l’API et les outils fournis par OpenSocial sont encore aux balbutiements et à ce jour trop instables pour espérer un développement dans des conditions de production. Facebook n’a donc pour l’instant rien à craindre.

PC World
http://www.pcworld.com/article/id,140583-page,4-c,techindustrytrends/article.html

Statistiques Facebook
http://www.facebook.com/press/info.php?statistics

Nouveautés Facebook
http://www.facebook.com/whatsnew.php

 

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