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Web 2.0 et Médias sociaux (social media) : deux concepts “buzz marketing” ayant des impacts technologiques, économiques et sociaux
Geoffroi Garon, le 31 janvier 2008 à 11:38 am dans Média, Tendances, Web 2.0, Blogue, Stratégie, Technologie, Média sociaux, Commerce électronique, Économie Web, Communication, Communauté virtuelle, Web social, Marketing InternetCes deux concepts, que je considère des paradigmes, englobent une série de modèles et d’applications technologiques, économiques et sociaux dans une période de temps aux contours interconnectés et perméables.Le Web 2.0Le Web 2.0 est un concept phare de l’après éclatement de la bulle technologique de 2001. Sa période forte est de 2002 à 2009. Il a permis de créer un buzz, de redonner confiance aux investisseurs et de faire renaître une industrie du multimédia (1995-2001) sous une autre marque de commerce. Même objectif de développement d’affaires, mais transformation de points de vue et de pratiques.Web 2.0 et technologies
- Les logiciels libres grands publics ont persés le marché commercial (Firefox, Thunderbird)
- Généralisation de l’utilisation de CMS (content management system) utilisé pour la publication de contenu comme les blogues (Wordpress)
- Langages de programmation dynamique plus adaptées au Web (PHP, CSS, Ajax, RubyOnRail)
- Développement de la haute-vitesse (bande passante) permettant la vidéo et une expérience utilisateur améliorée.
- Le Peer-to-Peer (P2P) permettant de transférer des fichiers très lourd (musique, film)
- Syndication de contenu (RSS) et interopérabilité entre les plates-formes
- Etc.
Web 2.0 et modèles économiques
- Cluetrain manifesto (vision)
- Le Long Tail (Amazon, eBay)
- Des services Web (SaaS) à la tonne (Flickr, Youtube, MySpace, Facebook, etc.)
- De plus en plus de transaction en ligne (banque, voyage, livre)
- Etc.
Web 2.0 et pratiques sociales
- Explosion des blogues qui permet à tous de devenir producteur de contenu
- Indexation du contenu par les usagers (par mot-clé, tag)
- Création de nouveaux canaux d’information (Digg)
- Culture du commentaire et prise de position en croissance
- Usage d’outil de communication en temps réel de chat (Instant messaging) (GoogleTalk, MSN, Yahoo !)
- Etc.
Ainsi, je considère que le Web 2.0 regroupe l’ensemble des modèles et des applications technologiques, économiques et sociaux permettant de communiquer et de partager des contenus, des opinions, des nouvelles, des expériences et des perspectives.
Mais, avec le succès du buzz autour du Web 2.0, plusieurs tentent d’identifier et de prédire qu’elle sera le prochain buzz word. Selon moi et les dires de plusieurs dans la blogosphère, il est exclut de penser à Web 3.0 (trop facile), à Web sémantique (trop académique), à Web social (pas assez économique), à Web 3.d (trop orienté monde virtuel), à Web symbiotique (trop tôt). Il nous faut une appellation “contrôlée” (!) qui puisse plaire autant à ceux qui sont dans le Web depuis longtemps et à ceux qui y arrivent.D’ailleurs, qui n’a pas encore complètement endosser le Web comme façon de penser ?Et bien, selon moi, se sont les plus grands joueurs, soit les médias et les agences de publicité et les firmes de production. C’est pourquoi je crois que le concept de médias sociaux se démarque et deviendra le prochain buzz marketing en 2008.Médias sociauxLes médias sociaux (social media) est un concept qui représentera la 3e phase de développement du Web, soit de 2008 à 2012. Il permettra d’intégrer les gros joueurs et de finalement valider les profondent transformations qui sont survenues un peu partout dans l’économie et les pratiques sociales. C’est le parfait exemple d’un changement majeur généré par les utilisateurs (de type Bottom-up) et non plus seulement initié par les structures en place (de type Top-down). Voici quelques visions :Médias sociaux et technologies
- Mash-up (réel - mondes virtuels)
- Une mobilité avec des cellulaires performants
- Sécurité et tracabilité
- Interopérabilité massive (OpenSocial de Google)
- Le blogue (phare du Web 2.0) devient un outil parmi d’autres (microblogging)
Médias sociaux et modèles économiques
- Micro-marketing et segmentation hyperciblée
- Des modèles de communautés Web (ouverte et fermé)
- Intelligence économique (social media monitoring)
Médias sociaux et pratiques sociales
- Besoin d’exister (identité Web)
- Sentiment d’appartenance et d’influence
- Sentiment d’accomplissement
Ainsi, je considère que le concept Média social regroupent l’ensemble des modèles et des applications technologiques, économiques et sociaux permettant de mieux communiquer, de mieux partager des contenus, des opinions, des nouvelles, des expériences et des perspectives, mais surtout d’exister, d’influencer et d’accomplir des choses.
Finalement, avec un contexte économique interdépendants et complexe (risque de recession), des marchés boursiers nerveux, des économies émergentes (Chine, Inde, Brésil) qui s’exportent, le marché nord américain dans lequel nous vivons et travaillons à bien besoin d’un nouveau souffle porteur d’innovation. Je crois que les médias sociaux sont une réponse à cette préoccupation de regarder en avant avec confiance.n.b. Dans un souci de vulgarisation, vous comprendrez que je tourne les coins un peu ronds dans ma présentation de ces deux concepts représentants des périodes de changements importants.En terminant, selon vous, qu’est ce qui va marquer cette période des médias sociaux aux niveaux technolgoiques, économiques et sociaux ?
Tags: affaires, blogue, communauté, communication, influence, Innovation, marketing, média sociaux, social media, technologie, Web, web 2.0, Web social1 commentaire
15 choses à comprendre pour créer une campagne marketing dans les médias sociaux
Geoffroi Garon, le 30 janvier 2008 à 9:01 am dans Stratégie, Média sociaux, Commerce électronique, Marketing InternetDans son billet 15 Fundamental Truths About Social Media Marketing, Glen Allsopp nous présente un résumé de quoi comprendre et faire pour réaliser une campagne marketing dans les médias sociaux. Très pertinant !
Voici les 15 vérités :
- You must get involved in the top social media sites to understand them thoroughly.
- You must be a real user.
- Not everything you try will work.
- Digg failure doesn’t mean campaign failure.
- Results can’t be guaranteed.
- Going niche is often better.
- Don’t try to game the systems.
- Respect client brands in the process.
- Go light on selling or promotional messaging.
- Engage in communities.
- Offer people value.
- Create something that is honest.
- Understand the benefits.
- Keep track of what is going on.
- Social media marketing is only one strategy.
Pour avoir la description de chacun, je vous invite à aller sur son billet 15 Fundamental Truths About Social Media Marketing.
Tags: marketing internet, médias sociaux, stratégie1 commentaire
Widget 2.0 : Encapsuler des minis-sites dans votre site
Geoffroi Garon, le 28 janvier 2008 à 11:41 am dans Technologie, Commerce électronique, Économie Web, Marketing InternetL’excellent Fred Cavazza (que je salut d’ailleurs) dans son billet Vers des mini-sites à encapsuler ? m’a fait connaître une nouvelle étape dans l’univers des Widgets. Remarquez les liens vers les 2 réseaux sociaux les plus dynamiques, Facebook et MySpace.
Voici un exemple éloquant du potentiel de cette petite révolution.
Bon, je sais que pour le référencement, ce n’est surment par très top. Par contre, pour l’expérience utilisateur, la fidélisation de clientèle et de nouvelle stratégie marketing, je crois qu’il y a plein de potentiel.
Tags: Application, marketing internet, technologie, Web 2.0, Widget3 commentaires
Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires
Mathieu Bélanger, le 26 janvier 2008 à 5:47 pm dans Livres, Blogue, Ressources, Communication, Marketing InternetÇa fait déjà un moment que j’ai terminé la lecture du livre «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires». Certains chapitres peuvent tout aussi bien répondre à une question plus courte : ‘Pourquoi bloguer’. Si vous vous demandez si vous devez bloguer, je vous conseille de lire ce livre rapidement. Si vous croyez ne pas avoir toutes les connaissances pour bien bloguer, lisez ce livre, il répondra à la majorité de vos questions. Les bonnes raisons de bloguer dans un contexte d’affaires sont très bien expliquées par 10 blogueurs d’expériences. Chaque blogueur a son chapitre et a chacun sa raison à défendre et certains sont très convaincants.
Certains chapitres vous permettront de valider plusieurs connaissances et feront de vous un meilleur blogueur. Certains chapitres seront, même pour un expert, très enrichissant. Personnellement j’ai particulièrement apprécié les chapitres de Tristan Péloquin, Mario Asselin, Sylvain Carle, Marc Snyder, Martin Lessard et Claude Malaison. Ce n’est pas que je n’ai pas apprécié les autres blogueurs, au contraire, c’est davantage parce que j’ai presque tout lu leur blogue (Ex: Michel Leblanc). Tous les chapitres valent le coup d’être lu, je persiste et je signe. Ce que j’essaie de dire c’est qu’ils ne sont pas tous du même niveau (technique ou littéraire). Tout dépendant de votre spécialité et de vos connaissances, vous trouverez différents chapitres intéressants. Ce livre peut donc être lu par un très large public puisque les chapitres sont très court (environ 3000 mots). Si un chapitre ne vous intéresse pas ou que vous n’y comprenez pas grand-chose, le prochain chapitre n’est qu’à quelques pages. Donc, chacun y trouvera son compte dans différents chapitres. En fait, si vous ne lisez pas beaucoup ces blogueurs, ce livre vaut vraiment le coup (ou coût s’est selon). Personnellement, ce livre me permettra de mieux vulgariser l’utilisation des blogues en entreprise et j’en remercie chacun des auteurs et j’en profite pour les féliciter. Visiter le site web du livre pour vous procurer une copie, ça sera pour vous un investissement.
En prenant exemple de l’initiative de Martin Lessard et de Alexandre Gravel, voici, en ordre d’importance, mes 10 raisons de bloguer :
• Marie-Chantale Turgeon : Bloguer pour se connecter
• Marc Snyder : Bloguer pour communiquer
• Mario Asselin : Bloguer pour apprendre
• Claude Malaison : Bloguer pour se souvenir
• Sylvain Carle : Bloguer pour se définir
• Philippe Martin : Bloguer pour être vu
• Tristan Péloquin : Bloguer pour informer
• Michel Leblanc : Bloguer pour vendre
• Martin Lessard : Bloguer pour influencer
• Martin Ouellette : Bloguer pour provoquer
Notez que les 5 premiers choix permet de comprendre que je blogue avant tout pour des raisons personnelles et que par la suite, cela provoque de la visibilité, de l’information, de l’influence et même des ventes. En fait, on blogue pour nous même, mais on ne peut empêcher qu’on provoque d’autres actions venant de l’extérieur. On devrait avec le temps, entrez en relation, en communication avec d’autres personnes et il est donc impossible de se définir soi-même, notre réseau (blogosphère) nous aidera à nous définir ou définir notre blogue. Le blogue, contrairement à un carnet personnel, est lu par d’autres personnes et en plus, ces gens joindront la conversation et c’est à ce moment que ça devient vraiment intéressant.
Je l’avoue, la plupart de ses blogueurs sont de bonnes connaissances et même certains de bons amis, je vous laisse donc juger par vous-même. J’ai donc produit une petite liste des commentaires que j’ai trouvés sur d’autres blogues:
Fiche de lecture : "Pourquoi Bloguer dans un contexte d’affaires" (Le blogue de Révolution Linux)
On blogue par affaire ! (Pascal Hébert)
Voici un commentaire court, bien écrit et transparent d’une blogueuse fort intéressante qui démontre clairement l’impact que le livre peut avoir sur une personne: Bloguer c’est anti-psy ! (Isabelle Binet)
Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires (Bloc Note de Bertrand DUPERRIN)
Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires? (trendy-food.net)
Pourquoi bloguer (amomenti.com)
Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires ? (Carnet de bord d’un Webmaster Freelance)
Montréal by night, ses films, ses bloggeurs … (Blogging The News)
Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires ? (Nelson Dumais, Technaute)
Bloguer pour vendre et bloguer pour Se vendre… (Alain Thériault)
Je vous invite à visionner ce reportage de Canoe:
Un autre vidéo par Intruders.TV:
Pré-lancement du livre ‘Pourquoi bloguer’ à Webcom 2007
Félicitation cher blogueurs, ce livre est un projet réussi. Franchement, j’en aurais pris davantage, je lirai vos blogues, c’est sûrement cela l’objectif. J’attends le tome 2 avec impatience et pourquoi pas 20 chapitres pour la prochaine fois ?
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3 tendances marketing en 2008 : Social, mobile et expérientiel
Geoffroi Garon, le 21 janvier 2008 à 10:19 am dans Facebook, Blogue, Tendances, Média sociaux, Communauté virtuelle, Web social, Marketing InternetSelon le magazine Marketing News publié par l’AMA (American marketing association), l’histoire du marketing en 2008 sera celle des réseaux sociaux, de la mobilité et de l’expérience sensoriel. Voici un résumé (libre) des propos du journal.
Marketing social
On parle des blogues, des communautés Web et des réseaux sociaux (Facebook, MySpace, Capazoo, etc.) comme l’eldorado pour rejoindre des publics de plus en plus dispersés. Cette année sera le "tipping point", le point de bascule d’une masse d’utilisateur assez nombreuses et expérimentés qui s’informent, communiquent et collaborent avec ces médias plus sociaux. On parle aussi bien sûr du marketing viral, du bouche à oreille numérique. On parle finalement d’un accroissement marqué de l’investissement publicitaire en ligne et dans ces médias sociaux. Pour le marché américain, eMarketer évalue l”investissement publicitaire de 350 millions en 2006 à 900 millions en 2007 ! Suivant cette tendance, il prévoit 2,170 milliards en 2010 !
Marketing mobile
L’univers des cellulaires explosent avec de meilleures qualités d’écran (voir le iPhone de Apple, pas encore disponible au Canada!), de l’accès Internet plus rapide et des usages de services Web (GoogleMaps mobile, Facebook mobile) de plus en plus efficace. Atteindre des clients et des publics ciblés par l’entremise de marketing mobile est devenu ou sera bientôt rentable. La génération Web, utilise les SMS à profusion, aura son impact sur les choix de stratégies marketing en 2008. Reste à voir !
Marketing expérientiel
L’essayer, c’est l’adopter ! Le marketing de marque avec le marketing événementiel essaient de faire vivre une émotion au consommateur. En offrant des expérience multimédia, de permettre de toucher et de manipuler des objets, le client devient un ambassadeur, un fan qui peut transmettre votre message à son réseau. Le viral est de mise quand on sait que les commentaires de ses amis et connaissances sont plus crédibles que le message publicitaire lui-même.
En fin de compte, c’est 3 stratégies marketing sont intimement interreliées parce qu’elles font appelle à l’humain, avec ses besoins de socialiser, de vivre des sensation et cela n’importe où !
Tags: blogue, communauté, marketing, marketing viral, mobile, réseaux sociaux, Web2 commentaires
Facebook, vers l’isolement technologique d’une communauté ?
Bruno Caillé, le 21 janvier 2008 à 9:12 am dans OpenSocial, Facebook, Communauté virtuelle
Nous avons souvent fait mention sur cette tribune de l’éternel défi devant lequel se retrouvait Facebook, de par la nature de son service. Alors que les développeurs d’applications possèdent déjà une vaste expertise avec des outils sans cesse amélioré depuis des années ayant élevés les standards du web, Facebook oblige le développeur à suivre ses règles en développant dans son canevas sans faire usage de librairies externes.
Aussi, comme nous vous l’annoncions le 3 Janvier dernier, Facebook permettait l’inclusions de librairies Javascript si son standard FBJS était respecté. Ceci constituait une amélioration, certes, mais, comme nul ne peut se permettre de prendre le temps de "traduire" sa librairie préférée au standard FBJS afin de pouvoir livrer une application Facebook dans des délais raisonnables, une seule option subsiste : couper au plus simple. Voici précisément ce qui cause le fameux : "Cette application était une bonne idée à la base, mais elle semble manquer le petit quelque chose que je retrouve souvent ailleurs sur le web qui en ferait vraiment quelque chose d’intéressant.". Ce nivellement par le bas, Facebook l’a compris et nous offre désormais une piste de solution, non pas en ouvrant davantage sa plateforme, mais en créant lui-même ses propres librairies. De zéro.
Attardons-nous quelques instants sur cette réaction du géant du web social. Bien sûr, plusieurs de ses applications réussissent déjà fort bien a tirer leur épingle du jeu en ayant appris les exigeances de développement Facebookiennes et le fait d’accorder une nouvelle librairie permettant des effets d’animations ou des capacités Ajax aux développeurs ne fera qu’augmenter la qualité générale de la plateforme Facebook.
Par contre, en agissant de la sorte, Facebook s’asseoie sur son succès et impose son quasi monopole de communauté virtuelle. En cette ère de standardisation du web, Facebook fait présentement figure de joueur solo. De plus en plus, le web se forge une entité à la fois unique et globale et non plus un double standard comme par le passé. Internet Explorer 8 promet un support complet aux CSS de niveaux 3 et Microsoft subit présentement un recours provenant d’Opéra qui les obligerait pour la première fois à suivre les standards W3C. Suivre ces standards se résumerait à deux choses pour nous : faciliter le développement multi-plateforme et faciliter l’expérience des utilisateurs. Avec la montée du logiciel libre, de langages et d’outils "open source" qui démocratisent l’informatique et ont grandement contribués a augmenter les standards de qualités sur le web, le public s’est habitué à élever la barre un peu plus haute. Pendant qu’au Québec l’on sort des statistiques sur l’accessibilité des sites web aux personnes souffrant d’handicap visuel ou auditif, Facebook débute de rien une librairie de code effectuant des tâches que l’on retrouvait déjà ailleurs… gratuitement.
Ceci n’altère en rien les bons côtés de la plateforme. Cependant, il faut réaliser que Facebook à main mise sur absolument toute innovation pouvant être insérée dans une application. Bientôt, vous verrez des animations (autres que Flash) sur votre application préférée et vous saurez que c’est parce que la plateforme "le permet" désormais avec "son" code. Afin que ceci n’aie pas l’air trop "Big Brother", le code de Facebook a été créé de façon telle qu’il est également réutilisable hors-Facebook.
Il serait intéressant de voir ce que la plateforme deviendrait si le développement n’était pas freiné par Facebook même. L’on impose aux développeurs d’apprendre FBML au lieu d’HTML, FBJS au lieu de Javascript, FQL au lieu de SQL… et le code final est toujours "débarrassé" de tout élément que le canevas de Facebook ne serait pas en mesure de rendre. Bien que très utiles en ces années de succès et pas très compliqué pour le commun des mortels à acquérir, toutes ces connaissances ne sont utiles que dans le contexte de Facebook et ne sont pas transférables ailleurs pour le développeur. Facebook s’est isolé dans une architecture technologique qui le forcera à repenser son modèle à chaque fois qu’une nouveauté arrivera sur le web. Dès lors, ils devront réinventer la roue de zéro encore une fois et construire un module "permettant" aux développeurs de ce servir de cette nouvelle trouvaille dont tout le monde a un urgent besoin. Le danger est que le cycle de développement de ce module ou de cette nouvelle librairie sera beaucoup plus lent que quiconque voudra concurencer Facebook sur une base ouverte, OpenSocial ou autre. Il sera intéressant de voir ce que les gens vont privilégier. L’approche contrôlé où tout passe sous le bistouri de Facebook ou encore l’approche ouverte ou la courbe de développement technologique sera beaucoup plus prononcé.
Lorsque l’on y pense, Facebook vient d’annoncer la sortie d’une librairie de code FBJS permettant de faire des animations. Nouveau language calqué sur Javascript, nouvelle librairie. Scriptaculous y travaille depuis déjà depuis plus de 3 ans, une éternité en web. Yahoo! aussi possède de tels scripts de même que plusieurs autres. Et tous en Javascript. Tous fiables et stables. Est-ce que ce que Facebook nous annonçait aujourd’hui était digne d’une innovation technologique? Assurément pas.
Nouvelle librairie animations Facebook
http://developers.facebook.com/animation/
Scriptaculous
http://script.aculo.us/
FBJS
http://wiki.developers.facebook.com/index.php/FBJS
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La fin de Netscape, une page se tourne.
Bruno Caillé, le 7 janvier 2008 à 3:39 pm dans Technologie, Logiciel libreLe 28 décembre dernier, AOL annonçait la fin de tout développement et de tout support sur son fureteur Netscape Navigator. Effectif dès le premier Février 2008, cette décision n’affecte en apparence qu’un très faible pourcentage des internautes puisque moins d’un pourcent de ceux-ci utilisaient toujours le fureteur en question. Or, avec son abandon, c’est une page de la très courte histoire du web qui se tourne.
Marc Andreessen, après avoir participé au développement de Mosaic fut le fondateur de Netscape. Autrefois baptisé "Atlas" ce logiciel a vu le jour en 1994 et pouvait déchiffrer du HTML 2 et un peu de 3. En 1995, vu la popularité croissante de Microsoft Windows 95, Atlas (alors Netscape 3.0) est mis à jour avec l’apparence des fenêtres de ce dernier et une meilleure intégration au système d’exploitation. Par le fait même, pour la première fois pourras-t-on exécuter du code du côté de l’utilisateur avec l’arrivée d’un moteur javascript.
C’est en 1997 que Netscape Communicator (4.0) fera son arrivée avec un support CSS de niveau 1 et de layers.
En 1998, en réaction au procès anti-trust en cours contre Microsoft, Netscape rends ses fureteurs gratuits et diffuse ses codes sources sur le web. Le projet Mozilla est né. C’est d’ailleurs en Novembre de cette même année que Netscape incorporera NGLayout, son nouveau moteur de rendu à Mozilla, mieux connu aujourd’hui sous le nom de Gecko. Il est toujours utilisé aujourd’hui par Firefox, Camino et quelques autres.
Étant à cours d’oxygène, Netscape est vendu à AOL au coût de 8.98 milliards. Le développement du fureteur reprends lentement son cours et la version 6.0 du désormais "Netscape Navigator" voie le jour. Parallèlement, la version alpha de Mozilla se concrétise tranquillement.
Deux ans plus tard (Mai 2002), Netscape Navigator 7 voie le jour et, pendant ce temps, Mozilla 1.0 devient un fureteur stable et une alternative "open source" à Microsoft Internet Explorer.
Puis tout s’écroule. En 2002/2003, AOL sabre dans les ressources humaines chez Netscape. Microsoft achète la paix dans la poursuite anti-trust pour 750 millions, pire encore, Netscape devra dorénavant distribuer Microsoft Internet Explorer au lieu de Netscape Navigator. AOL procède à 50 congédiements supplémentaires, les derniers programmeurs qui oeuvraient sur Gecko et se débarrasse de Mozilla qui devient dorénavant un regroupement a but non lucratif.
Par la suite, rares furent les véritables mises à jour du fureteur qui a rendu l’âme à sa version 9 quelques années plus tard. Est-ce la mort d’un logiciel si exceptionnel que le web ne s\’en remettra pas? Bien sûr que non. Seulement il est très intéressant d’analyser le parcours de Netscape lorsque vient le temps de contempler son héritage. Si l’on fait abstaction des innovations technologiques qu’il a apporté au fil des ans (à la base, Netscape est le premier fureteur graphique avec un succès commercial), il est surtout celui qui aura tenté de maintenir sa place sur l’échiquier des navigateurs web lorsque Microsoft a voulu détruire toute compétition en insérant son Internet Explorer à même Windows.
De recours en recours, de poursuites en poursuites, Netscape avec un programmeur de formation à sa tête, s’est épuisé. Les innovations qui caractérisaient jadis ses premiers fureteurs se faisaient de plus en plus rares, les nouvelles versions peinaient à sortir. Lorsque AOL en a fait l’acquisition, le retard technologique de Netscape commençait déjà à être évident et la situation n’a jamais pu être renversée.
Jamais? Il ne faut jamais dire jamais. Netscape est mort, mais Mozilla, lui, a très bien survécu. De fureteur très marginal utilisé par des "geeks" par un très faible pourcentage des internautes, Mozilla est devenu Firefox et sa croissance est depuis vertigineuse. On l’estimait à 36% en Novembre dernier et il gagne environ 5 parts de marché par an! C’est 15% de plus que la dernière mouture d\’Internet Explorer (7) et il est le fureteur le plus utilisé au monde depuis Septembre 2007 (en excluant les versions). Si l’on combine toutes les versions d’Internet Explorer ensemble, un écart de 21% subsiste encore, mais la tendance est très nette, le public n’a pas adopté Vista et Explorer 7. L’écart se resserre.
Opéra, le fureteur favori de près de 2% des internautes vient de suivre le même chemin que Netscape. Il s’agit d’un logiciel développé en Norvège ne pouvant rivaliser avec le géant de Redmond. Ils sont jeunes, font montre de multiples innovations techniques (Opéra est probablement le fureteur le plus rapide et à la fine pointe de tous) et quelques jours avant l’annonce d\’AOL, ils ont déposé une plainte anti-trust contre Microsoft. L’objectif? Obliger Microsoft a retirer tous fureteurs de ses versions de Windows et obliger Microsoft à respecter les standards web dans ses fureteurs.
Netscape est mort, mais le germe qu’il a semé (Mozilla / Gecko) continue et continuera de faire des petits. Et il est très intéressant de constater comment Microsoft peine de plus en plus face à la montée de solutions ouvertes.
Communiqué de Netscape :
http://blog.netscape.com/2007/12/28/end-of-support-for-netscape-web-browsers/
Recours d\’Opéra face à Microsoft :
http://www.opera.com/pressreleases/en/2007/12/13/
Statistiques des principaux fureteurs :
http://www.w3schools.com/browsers/browsers_stats.asp
Petit historique de Netscape
http://www.eskimo.com/~bloo/indexdot/history/netscape.htm
Pour les nostalgiques qui voudront Netscape ou encore Firefox avec l\’apparence de ce dernier
http://browser.netscape.com/
Recours anti-trust contre Microsoft
http://www.mozillazine.org/talkback.html?article=3226
http://www.usdoj.gov/atr/cases/f1700/1763.htm
http://www.usdoj.gov/atr/public/press_releases/1998/1764.htm
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Plusieurs changements en Beta pour Facebook
Bruno Caillé, le 3 janvier 2008 à 2:11 pm dans OpenSocial, Facebook, Web socialPlusieurs modifications en cours du côté de la plateforme Facebook en ce début d’année 2008. Il faut croire que le géant du web social n’a pas pris de vacances du temps des fêtes et nous arrive avec une suite de nouveautés qui sont très clairement destinées à faire contrepoids à OpenSocial.
Ces changements sont tous destinés à donner plus de latitude aux développeurs dans le canevas Facebook afin d’optimiser et de maximiser la qualité des applications.
La plus grande innovation réside certainement dans la gestion effectuée par Facebook de ses pages. Afin de se construire, chaque page d’une application passait obligatoirement le supplice de faire trois aller-retours entre votre poste de travail, la plateforme Facebook (la couche de donnée, l’API) et le serveur d’applications (qui construit l’FBML) avant de finalement s’imprimer sur votre écran. Fonctionel, mais laborieux. Et avec l’arrivée d’OpenSocial qui en un seul aller-retour peut effectuer le travail et ne vous limite pas à du FBML sur un canevas très strict, la compétition devenait inégale.
Facebook à donc sabré un aller-retour (requête # 4 et 5 sur Fig. 1) en créant des requêtes FQL préchargeables. Le développeur n’a qu’a les spécifier dans son code et les ajouter programmatiquement comme propriétés de son application. Lorsque la plateforme émettra une requête vers le serveur d’application (requête # 2 sur Fig. 1), elle contiendra déjà le résultat des requêtes FQL de l’application et le FBML sera prêt à être entièrement généré par le serveur d’application qui retournera la page à Facebook, puis à l’usager.
Fig 1.

Fig 2.

Dans la même veine, il sera désormais possible d’inclure des fichier Javascript (compatible au standard FBJS) et des feuilles de styles dans vos pages d’applications. De cette manière, il sera possible de stocker des parties du code dans la mémoire cache du fureteur et ainsi optimiser le rendu des pages. Ceci peut paraître une bien mince optimisation, mais du point de vue où Facebook traite et vérifie et “nettoie” tout le code qui entre dans ses canvas, répéter cette opération à chaque rendu de page devenait très fastidieux. Et de permettre l’usage de librairies javascript aux développeurs leur permettera de coder plus proprement et de manière plus efficace, comme sur toute autre plateforme. Cependant, Facebook repassera sur chaque balise écrite par le développeur et réécrira les balises à son goût… et ce à chaque rendu de page… On accorde donc davantage de liberté aux développeurs, mais en conservant le contrôle entier sur la plateforme et son fonctionnement, au prix de ralentir quelquefois l’ensemble de ce dernier.
En définitive, cette refonte majeure va substantiellement accélérer le visionnement de vos pages d’applications sur Facebook et va faire en sorte que l’écart avec OpenSocial se réduira au niveau de l’optimisation. Toutefois, comme OpenSocial n’a pas de rendu FBML à gérer et n’impose pas de canevas avec toutes les notions de “nettoyage” (vu comme un carcan par plusieurs), OpenSocial jouit probablement d’un avantage naturel sur les cycles de processeurs.
Sur une note plus mineure, Facebook autorise maintenant les témoins (cookies) sur ses applications. Ils seront stockés sur le serveur de Facebook, seront reliés à votre application et demeureront donc actifs peu importe le fureteur ou l’ordinateur utilisé. Rien de bien innovateur ici, mais le fait de pouvoir réaliser cette avancée dans le contexte du canvas très strict de Facebook est désormais intéressant et suscite la question suivante. “Devrions-nous nous réjouir devant l’opportunité que nous offre Facebook de maintenant créer des témoins ou encore nous demander pourquoi quelque chose d’aussi primaire en web ne figurait pas déjà sur cette plateforme?”.
Encore une fois, la faille de Facebook est son désir de tout garder homogène sur une seule et unique plateforme, un seul canevas : facebook.com. Créer un témoin est une chose très simple en web, mais lorsque l’on nous fait transiter par un canevas sur une plateforme distante (Facebook) pour en créer un, cela peut devenir très fastidieux et causer de sérieux maux de têtes aux gens de Facebook.
Aussi, autre frustration des développeurs Facebook, l’utilisation du Javascript a été quelque peu amélioré. Il est désormais possible d’effectuer des requêtes asynchrone (ajax) sans avoir à contourner le canvas dis-t-on ouvertement sur le site de Facebook… Encore une fois, les apparences jouent contre Facebook et ils semblent colmater des brèches et réinventer la roue pour des choses déjà existantes et simples. Faire une requête ajax ne demanderait pas tant de travail aux gens de Facebook s’ils permettaient l’usage de librairies telles Prototype ou Scriptaculous.
OpenSocial en est toujours à son API 0,6 et n’est pas encore considéré stable pour passer des applications en production, mais Facebook semble déjà pallier à ses principales lacunes en vue de conserver sa croissance actuelle. 2008 s’annonce passionnante! Bonne année à tous!
Facebook Beta :
http://www.beta.facebook.com/
Sources :
http://developers.facebook.com/news.php?blog=1&story=62
http://wiki.developers.facebook.com/index.php/Category:Beta_Feature
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