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Internet 2025 (partie 1)
Mathieu Bélanger, le 8 avril 2007 à 12:18 dans Marketing InternetLa semaine dernière je me suis fait référer un livre intitulé Internet 2025 de Jean Lanoix. Un ou deux jours plus tard, je me suis procuré le livre et j’en ai lu la moitiée le premier jour et je l’ai terminé cette fin de semaine. C’est un livre qui date de 2003 qui porte sur le futur d’internet et les prochaines générations du web. Vu que le livre est court (160 pages) ça vaut la peine de le lire pour comparer les scénarios avancés par Jean Lanoix avec ceux qui sont en train de prendre forme. Dans chaque chapitre, l’auteur projette un scénario de ce que pourraient ressembler les services internet en 2025. En conclusion, il les comparent avec la réalité de 2003. À mon tour, je vais reprendre différents scénarios et les comparer avec la situation actuelle.
Premier Chapitre: La prochaine génération d’internet
Ce premier chapitre amène le lecteur à comprendre les principales caractéristiques du média le plus puissant de l’histoire. Les dix caractéristiques relatées par l’auteur aident le lecteur à comprendre le potentiel gigantesque des nouvelles technologies internet. À mon avis l’une des caractéristiques les plus importantes est la compatibilité des bases de données, autrement dit l’interopérabilité des systèmes informatiques. Lorsque la plupart des bases de données et des contenus sont numérisés dans des formats ouverts et ne seront plus dépendants des applications, la puissance des outils technologiques augmentera. Il faut comprendre que de plus en plus d’appareils nous permettent de nous connecter sur Internet et de partager de l’information. La compatibilité des formats est souvent une nécessité pour que d’autres projets technologiques puissent débuter. Tout au long du livre cette caractéristique est mise à l’épreuve dans la réalité d’aujourd’hui. Enfin, plusieurs formats informatiques ont émergé dans les dernières années, comme par exemple le format XML a permis la création de format de contenu interopérable. Le meilleur exemple étant le format RSS. Ce format permet la diffusion massive d’information sur d’autres sites web en plus de permettre à des utilisateurs d’utiliser des lecteurs de nouvelles de flux RSS pour regrouper plusieurs sources en même endroit. De plus, il permet l’archivage de contenu plus facilement, l’importation et l’exportation de contenu deviennent beaucoup plus faciles puisque la plupart des logiciels deviendront compatibles avec ce format. Les prochaines étapes, le web sémantique et la possibilité de sauvegarder toute forme de contenu, que ce soit du texte, des informations personnelles, des informations sur des produits, etc. Mais encore plus important que le format lui-même, c’est la création d’outil permettant aux utilisateurs de tirer profit de ces nouveaux formats. Malheureusement, ces nouvelles technologies prennent beaucoup de temps à s’implanter.
Deuxième Chapitre: Le dossier unique du patient
Les arguments avancés dans ce chapitre dans le but de promouvoir la création d’un dossier numérique unique pour un patient dans le secteur de la santé sont d’une extrême pertinence. À mon humble avis je ne comprends même pas pourquoi nous n’avons pas déjà un système allant dans ce sens. Je ne comprends pas pourquoi notre dossier médical est éparpillé dans chacun des établissements de la santé où nous avons passé tout au long de notre vie. Je n’ai pas compris pourquoi j’ai dû m’abonner à tous les hôpitaux et à toutes les cliniques où j’ai dû aller. Lorsque j’étais plus jeune, je croyais que ma carte soleil leur permettrait d’avoir toute l’information qu’il veulent sur moi et que je n’aurais pas à leur fournir quoi que ce soit comme information puisqu’il sont censés en savoir plus que moi sur mon dossier médical. Il faut vite se mettre à l’ouvrage et développer une base de données unique pour les patients. Pour ceux qui sont contre et aiment mieux laissées leurs informations à plusieurs endroits, nous devrions concentrer nos efforts sur une seule base de données. Imaginez le temps sauvé dans le système de la santé et les avantages des citoyens qui pourraient consulter leurs dossiers médicaux en ligne. N’est-ce pas normal après tout de demander l’accès à
notre dossier médical complet dans des délais raisonnables ? L’auteur du livre nous fait réfléchir sur la possibilité de créer un système intelligent pour suggérer aux intéressés une liste d’activité physique et un menu alimentaire basé sur son mode de vie. Il est évident que
pour mieux conseiller le citoyen, le gouvernement à avantage en a savoir plus sur lui.
Troisième Chapitre: cinemonde.org
Ce chapitre touche un sujet fort intéressant, celui de remplacer tranquillement le système du cinéma Hollywood en un cinéma international un peu plus contrôlé par les consommateurs. L’idée est de créer une communauté d’abonné qui investirait des petits montants d’argent dans le but de financer les meilleurs projets cinématographiques. Ces projets seraient choisis par un système de vote et les membres de l’organisation seraient appelés à voter pour les meilleures idées. Basée sur le concept du "Long Tail" et du contenu contrôlé par les utilisateurs , cette idée n’est pas farfelue. Pourrait-elle concurrencer les réalisations d’Hollywood ? On est encore très loin du but. Lorsque ce livre a été écrit, en 2003, il faut savoir que les YouTube et les DailyMotion n’étaient pas encore actifs et que ces sites changent beaucoup de choses sur le futur du vidéo, mais aussi du cinéma. Les sites comme NetFlix nous permettent aussi de croire que la crise du vidéo dans l’industrie sera difficile à surmonter pour certains joueurs conventionnels. Tout comme l’émergence du format MP3, l’utilisation du vidéo sur internet aura une croissance fulgurante dans les prochaines années et ceux qui l’ignoreront en subirions les conséquences. Dans un certain sens, à mon avis le marché du vidéo s’agrandit et il devient plus accessible à un plus grand nombre de gens. Des entreprises comme NetFlix l’ont compris. Plusieurs personnes , y compris des entreprises, commencent à comprendre comment les sites comme YouTube, Espace Canoe au Québec, permettent la diffusion de vidéo à très peu de frais. De plus, ils augmentent la visibilité de ces vidéos et par la même occasion celle de l’entreprise. Plusieurs vidéos corporatifs ne servent qu’a meubler les bureaux d’une entreprise, pourquoi ne pas les diffuser sur YouTube ?
De très bons documentaires québécois sont diffusés très rarement et leur mise en marché dans les cinémas est difficile, pourquoi ne pas les diffuser sur YouTube ?
De très bons documentaires québécois sont diffusés très rarement et leur mise en marché dans les cinémas est difficile, pourquoi ne pas les diffuser sur Internet ? Les possibilités actuelles de l’émergence du vidéo sur internet sont solidifiées par une augmentation soutenue en dépense publicitaire sur internet. L’idée du partage des revenus avec les créateurs vidéos fait son chemin et même YouTube en parle. Plusieurs sites ont déjà adopté le modèle d’affaires de la redistribution des revenus publicitaires aux créateurs, c’est à suivre.
Quatrième Chapitre: La publicité ciblée et le marketing relationnel
Dans ce chapitre l’auteur essaie nous convaincre sur les avantages d’une création d’une base de donnée de chaque consommateur dans le but de mieux ciblé le consommateur. De plus, la base de données aurait comme avantage d’être le seul à détenir l’information des consommateurs. Les annonceurs n’auraient pas accès aux informations, mais elle leur permettrait de mieux cibler leur campagne publicitaire sur internet via les plateformes de diffusions. Un tel scénario privilégie la création d’un organisme gouvernemental qui contrôle la gestion de la base de données des consommateurs.
En 2007 le consommateur , s’il le désire doit fournir ces informations sur plusieurs sites web. Mise à part Passport de Microsoft , il n’existe pas vraiment de système semblable. Le problème avec Passport ? C’est que les informations sont contrôlées par une entreprise privée et non la moindre, Microsoft. Par conséquent, les avantages de la création d’un tel service sont sans aucun doute la création à moyen terme d’une plateforme publicitaire. C’est ce que Microsoft vient de faire avec le lancement de AdCenter, qui permet aux annonceurs des possibilités de ciblages inégalés sur le web. Tel que Guillaume Brunet nous le fait remarqué, les possibilités sont remarquables, le ciblage par groupe d’âge par exemple est impossible sur la plateforme de Google. L’autre problème de cette plateforme c’est qu’elle n’est utilisable que sur les sites affichant les pubs de AdCenter. Pour le B2C elle a déjà fait ces preuves, mais pour le B2B je reste septique sur son retour sur investissement. Par conséquent, Google mise sur une autre stratégie depuis déjà un bon moment, celle d’afficher des publicités relatives au contenu des pages. Quelle belle astuce? Malgré le fait que Google manque d’information pour afficher les meilleures publicités, elle se fie à ce que les gens lisent. De plus lorsque vous installez la Google ToolBar, on ne sait ce que Google tient en compte dans vos habitudes de navigation. Du moins, ils peuvent enregistrer les « clics » que vous faites sur les différentes publicités de leurs réseaux et vous affichées par la suite des publicités mieux ciblées.
Tout cela pour dire que de plus en plus que ces entreprises accumulent de l’information, de plus en plus que les publicités seront ciblées. Malgré le fait que Google manque d’information pour afficher les meilleures publicités, elle se fie à ce que les gens lisent. Imaginez maintenant le pouvoir que Microsoft détient avec le monopole sur les systèmes d’exploitation. Mais de toute manière, la bataille est maintenant sur le web, et ces deux géants essaient d’aller chercher leur part du marché des revenus publicitaires sur internet qui ne cessent d’augmenter. Avec la venue de Vista et de Windows Live, les visites sur les sites de Microsoft augmenteront, donc les visites du réseau AdCenter. Certains disent que ça ne dura pas, ça reste à suivre.
Comme vous pouvez le constater, ce livre amène à beaucoup de réflexions et je n’ai couvert que la moitié des chapitres. Voici donc la première partie du résumé du livre et je vous invite à me faire part de vos idées sur le futur des services internet. La deuxième partie (chapitre 5 à 8 et la conclusion) suivra au courant de la semaine.
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